Le gardien Xavier Potvin et le capitaine Félix Forcier

Les Cantonniers cèdent en prolongation

Les Cantonniers de Magog auraient dû s'en douter. Ce n'est pas une bonne idée de jouer en prolongation contre les Grenadiers de Châteauguay. Les deux équipes ont eu besoin de temps supplémentaire hier lors du premier match de leur demi-finale quatre de sept et les Grenadiers ont conservé leur fiche intacte dans ces circonstances en triomphant 4-3. Les Grenadiers ont maintenant une fiche de 5-0 en prolongation.
Joachim Vachon avait forcé la prolongation dans la 17e minute de jeu. D'ailleurs, les protégés de Félix Potvin ont joué du hockey de rattrapage toute la soirée en étant obligés de combler des déficits de 0-2 et 2-3. C'est devenu une vilaine habitude pour les Cantonniers dans ces séries de connaître des ratés en première période. On en a eu un autre exemple hier alors que les visiteurs ont enregistré deux buts dans les 12 premières minutes de jeu du match.
Toutefois, ce sont les unités spéciales qui ont fait toute la différence dans cette première rencontre. Les Grenadiers ont terminé la partie trois en quatre sur les jeux de puissance, tandis que Magog répliquait timidement avec un but en neuf avantages.
Pendant que les Cantonniers cherchaient le jeu parfait, les Grenadiers, avec le gros Justin Doucet pour voiler la vue de Xavier Potvin, se contentaient de tirer au but. Moins spectaculaire, mais beaucoup plus efficace.
«Les gars essayaient de trouver une ligne de tir. Je ne peux pas leur reprocher de ne pas avoir essayé. C'est évident que de notre côté, il faudra se mettre au travail pour contrer leur jeu de puissance», a confié Félix Potvin qui n'a pas nécessairement aimé ce qu'il a vu de ses patineurs en prolongation.
«Oui, nous avons eu nos opportunités, mais ce qui me dérange, c'est qu'on a donné beaucoup trop de chances à Châteauguay. Il faut mieux doser nos efforts», prétend Potvin.
Dans le vestiaire des vainqueurs, l'entraîneur Bruce Richardson refusait de regarder trop loin en avant quand on lui a fait remarquer que son équipe venait de s'emparer de l'avantage de la glace. «Depuis le temps que je trempe dans le hockey, l'avantage de la glace, c'est de la bonne copie pour les journalistes. Pour le moment, je me réjouis seulement du fait que nous ayons pu nous sortir du pétrin dans lequel nous nous sommes placés en deuxième période. Magog n'abandonnera pas, je le sais», a résumé Richardson.