Ces deux entraîneurs seront de retour au Palais des sports dimanche, mais cette fois habillés de vestons et de cravates : les Saguenéens rendront visite au Phœnix.

Les anciens Sherbrookois ont le dessus sur les anciens Saguenéens [PHOTOS ET VIDÉO]

Avant le match opposant les anciens Castors-Phœnix-Faucons de Sherbrooke et les anciens Saguenéens de Chicoutimi, l’entraîneur-chef du Phœnix, Stéphane Julien, disait dominer son adversaire chez les Saguenéens, Yanick Jean lorsqu'ils étaient joueurs. C’est ce qu’il a prouvé, samedi, en récoltant deux passes dans un gain des siens par la marque de 8 à 6.
Marc Denis et Jocelyn Thibault s'échangent quelques mots avant le début du match.

À lire aussi : Anciens Saguenéens contre anciens Sherbrookois : de nombreux souvenirs partagés

Mais pour Jean, pas de gêne à y avoir dans cette défaite : Chicoutimi comptait sur l’appui de 16 joueurs, contre 19 pour les Sherbrookois. Les Estriens avaient également cinq joueurs de moins de 25 ans dans leur alignement, alors que les Saguenéens n’en avaient qu’un seul.

« Moi, je pense plus en tant qu’équipe, affirme Yanick Jean, pince-sans-rire. Me comparer aux autres joueurs, ça ne m’a jamais effleuré l’esprit. Tout ce que je sais, c’est que ç’a pris trois équipes de l’autre bord, tandis que nous, on avait une équipe. Ç’a toujours été difficile pour Sherbrooke de traverser le parc des Laurentides. On va voir comment ils vont se préparer à l’an prochain », visiblement amusé, même s’il n’a pas noirci la feuille de pointage.

« Ç’a quand même été serré. Je l’ai dit hier : ça aurait pris un miracle pour qu’on gagne. On s’était donné une chance en fin de match avant que je bousille la remontée ! » s’exclame Jean, éclatant de rire.

Stéphane Julien, qui patinait aux côtés de certains joueurs qu’il a entraînés, s’est bien amusé. « Au bout de la ligne, c’est le résultat qui compte », laisse-t-il entendre, sourire en coin.

« On s’est taquiné, mais ce sont deux organisations qui se respectent beaucoup », relativise Stéphane Julien.

Moins de vitesse, autant de plaisir

Malgré un match beaucoup moins vite comparativement à ce que les partisans des Saguenéens et du Phœnix ont l’habitude de voir, les amateurs sur place ont eu l’occasion d’assister à de magnifiques pièces de jeu. Des échappées et des arrêts spectaculaires ont eu lieu — comme celle de Jocelyn Thibault, qui, sur le dos, a empêché la rondelle de franchir la ligne rouge.

« J’essaie, avoue Jocelyn Thibault, qui a cédé deux fois sur neuf lancers. Je me suis fait opérer à la cheville en décembre. C’est encore sensible, j’espérais seulement être capable de tenir 20 minutes. Ils avaient un bon club : Pierre-Marc Bouchard et Marc Fortier l’ont encore ! »

L’opposant de Thibault, Marc Denis, qui a gardé les buts en première période pour la première fois en environ huit ans, n’a probablement pas obtenu le départ espéré, flanchant quatre fois sur 12 lancers. L’analyste au Réseau des sports s’est ensuite transformé en défenseur pour le reste de la partie, laissant son filet à Denis Desbiens, ce qui était prévu.

Tous les joueurs qui ont frôlé la surface glacée ont semblé prendre plaisir à faire ce qu’ils aiment : jouer au hockey. « J’ai trouvé ça assez compétitif. J’ai été surpris du niveau de jeu. On peut cependant voir que le cardio était plus difficile des deux côtés », rigole Stéphane Julien.

Chez les Sherbrookois, Kevin Domingue a été le meilleur compteur, lui qui s’est offert un tour du chapeau. Le joueur le plus surprenant a cependant été Serge Boisvert, qui à 60 ans, a compté deux fois. Hugo Turcotte et Yannick Tremblay ont aussi marqué.

Le jeune Simon Gaudreault a été le marqueur le plus prolifique des Bleus, lui qui a enfilé l’aiguille à deux reprises. Luc Dufour, Patrick Lacombe, Dominic Savard et Beauchamp ont également compté.

Un match plus sérieux aura lieu entre ces deux équipes — qui trônent au haut du classement de la LHJMQ — dimanche après-midi.

Les anciens, eux, devraient se retrouver l’an prochain au Centre Georges-Vézina.