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Physiquement, Léo Granbois se sent bien. Mais à la longue, il est difficile de se motiver et de s’entraîner sans pouvoir participer à une seule course.
Physiquement, Léo Granbois se sent bien. Mais à la longue, il est difficile de se motiver et de s’entraîner sans pouvoir participer à une seule course.

Léo Grandbois confiné... à l’entraînement

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
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Mars 2020. Le fondeur Léo Grandbois est contraint de subir une opération, qui doit être reportée à cause de la pandémie. Comme il n’a pas pu terminer sa saison, l’athlète ne peut pas participer aux compétitions internationales cette année et est donc confiné... à l’entraînement.

« Ça m’a affecté », confie-t-il.

C’est qu’à l’automne 2019, Léo Grandbois a été diagnostiqué du syndrome du défilé thoracique vasculaire. Concrètement, son sang avait de la difficulté à se rendre à ses bras lorsqu’il pratiquait son sport à haute intensité. Sa première opération a eu lieu en janvier 2020 et celle qui était prévue en mars s’est finalement déroulée en juin dernier. 

« Au mois de juin, c’est là que je m’entraîne le plus, explique le fondeur. L’été, on s’entraîne plus de 25 heures par semaine. Et ça m’a mis sur l’arrêt un mois au moins. »

Physiquement, Léo Granbois se sent bien. Mais à la longue, il est difficile de se motiver et de s’entraîner sans pouvoir participer à une seule course. « L’an dernier, je n’ai pas pu courir à cause de mes problèmes de bras. Cette année, les courses internationales ont lieu, mais comme les sélections sont annulées, le seul moyen de bâtir une équipe est de se baser sur les résultats de l’an dernier. Mais j’étais en train de me faire opérer, l’an dernier... »

« Je manque donc deux saisons. J’ai 21 ans... C’est considérable », s’attriste le Sherbrookois.

Et comment va le moral? « À la base, je fais du ski de fond pour performer. Je ne fais même pas ça pour courser, même si j’aime ça. Je veux être bon. J’ai toujours voulu ça. Mais là, je ne peux pas courser. Le moral en prend un coup. Ça fait réfléchir. Je vais passer l’hiver et j’espère que la motivation sera encore là au printemps pour reprendre l’entraînement. C’est là que je dois regarder », répond celui qui étudie actuellement au cégep en sciences humaines.