Léa Morin a terminé au 31e rang lors de l’épreuve des katas aux Mondiaux de karaté.

Léa Morin déçue de son 31e rang au Chili

Ce n’est pas avec le résultat espéré que la Sherbrookoise Léa Morin est revenue du Chili, mais la spécialiste des katas admet que son baluchon d’expérience pèse bien plus lourd aujourd’hui.

Plus de 1600 athlètes de 96 pays, dont 34 Canadiens âgés de 14 à 20 ans, prenaient part aux derniers Championnats de monde de karaté et Léa Morin a décroché le 31e rang chez les juniors.

La jeune athlète de 16 ans a obtenu la 7e place de son pool, ce qui ne fut pas suffisant pour atteindre la deuxième ronde de l’épreuve des katas, à laquelle 48 autres compétitrices participaient.

« J’aurais bien aimé atteindre mon objectif de passer en 2e ronde, mais le calibre est à un tout autre niveau lorsque les Européennes sont présentes », a confié Léa Morin à son retour de Santiago.

Cette dernière admet toutefois que l’expérience acquise sur la scène mondiale lui sera bénéfique.

« Avec l’aide de mes entraineurs et de mes préparateurs physiques, je ferai les ajustements nécessaires pour le début de la prochaine saison », a mentionné celle qui est déjà qualifiée pour les Championnats canadiens senior et junior présentés au mois de mars et au mois de mai.

Notons que le Canada a raflé un premier titre de champion du monde junior en combat grâce à la médaille d’or du jeune Ethan Small dans la catégorie des 70 kg.

Haute tension autour des Mondiaux

Alors que le gouvernement du président chilien Sebastian Pinera se trouvait sous pression et que plus d’un million de personnes défilaient au Chili dans le cadre d’une mobilisation historique en guise de protestation contre les inégalités sociales, Léa Morin espérait pouvoir tout de même prendre part aux Mondiaux de Santiago.

Malgré l’instabilité politique et les manifestations populaires, la compétition a tout de même eu lieu comme prévu, permettant ainsi à la représentante du dojo de l’Université de Sherbrooke de vivre une première expérience aux Mondiaux.

« Dans le secteur de notre hôtel, tout était calme et nous pouvions même marcher dans les parcs le jour après nos entrainements, mais nous étions conscients de l’état de la situation en regardant les bulletins de nouvelles à la télévision », a-t-elle confié.