Marie-Christine Lapointe (9) des Martlets de McGill tente de contrer une attaque de Jessica Lambert (14) du Vert & Or. Sherbrooke a remporté cet important match pour mériter sa place en demi-finale. Les volleyeuses sherbrookoises affronteront l'Université Laval dès vendredi à Québec.

Le Vert & Or accède à la demi-finale

La fièvre du volleyball est de retour à l'Université de Sherbrooke. L'équipe féminine du Vert & Or en a propagé l'étendue dimanche après-midi en disposant des Martlets de McGill 3-1 (23-25, 29-27, 25-11 et 25-11) dans un match sans lendemain pour les deux équipes et disputé dans une atmosphère survoltée.
Tant pour le Vert & Or que pour les Martlets, ce match était d'un importance capitale puisque le gagnant accédait directement à la demi-finale du RSEQ, tandis que le perdant voyait son parcours prendre fin sur-le-champ.
Cela signifie donc que le Vert & Or amorcera la série demi-finale deux de trois vendredi au PEPS de l'Université Laval face au Rouge et Or. Une série que le Vert & Or amorera le vent en poupe puisqu'il a remporté ses deux derniers duels contre le Rouge et Or.
Et le match d'hier risque d'accentuer cette confiance puisque l'équipe dirigée par Denis Fontaine a su renverser la vapeur au deuxième set après avoir cédé la première manche aux Martlets, qui semblait en meilleur contrôle du ballon.
« On a une équipe extrêmement résiliente, une équipe qui sait se regrouper et pousser dans la même direction, a déclaré Denis Fontaine. Depuis notre périple à Winnipeg avant les Fêtes, où on a vécu ensemble par des températures de -50 degrés, l'équipe a acquis une belle confiance, qui fait en sorte qu'elle adhère au système qu'on a mis en place et ça, ça leur revient à elles », a-t-il relaté.
Sur le plan individuel, la centre Roxanne Hassseni a su s'imposer au filet en y allant de 23 attaques marquantes, dont plusieurs ont été soutenues par Kim Robitaille qui a terminé la rencontre avec 44 passes ayant mené à un point.
« Au premier set, on était un peu trop stressées, a déclaré Hasseni pour expliquer le revirement du Vert & Or. On pensait peut-être un peu trop au plan de match au lieu de rentrer dans le ballon. Au deuxième set, Denis nous a secouées un peu sur les lignes de côté, on s'est secoué un peu entre nous et à partir de ce moment-là tout est rentré dans l'ordre, on a pu prendre notre élan. »
Plusieurs joueuses des Martlets étaient inconsolables après la partie. L'entraîneure Rachèle Béliveau, elle-même ancienne vedette du Vert & Or dans les années 1980, tentait d'expliquer le revirement auquel ses joueuses n'ont pas su répondre, tout en accordant tout le mérite qui revient au Vert & Or.
« On avait pourtant bien commencé, dit-elle. On était en contrôle du premier contact, on réussissait à mettre de la pression sur eux, mais à un moment donné le tempo a changé de côté. Je pensais qu'on reviendrait au troisième set, mais il faut dire aussi que c'est très difficile de jouer à Sherbrooke. Les spectateurs sont très près du terrain, contrairement aux autres gymnases. Ils sont aussi très bruyants et ça crée une pression qui peut avoir un effet mentalement », de reconnaître celle qui a porté les couleurs du Canada aux Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984.