L’entraîneur Marc Lussier croit que l’arrivée de Yoan David avec le Vert & Or l’an prochain est un pas dans la bonne direction pour la poursuite du programme de volleyball.

Le Vert & Or voit l’avenir avec optimisme

L’équipe masculine de volleyball de l’Université de Sherbrooke a connu une saison passablement difficile, en 2018-19. Elle a terminé au dernier rang de la conférence Québec avec une fiche de 1-15, en étant affligée par les blessures tout au long de la campagne. Malgré les écueils, l’entraîneur-chef Marc Lussier entrevoit l’avenir avec optimisme.

« Oui, on a connu une saison très difficile. On avait une équipe assez jeune, avec un groupe formé essentiellement de joueurs de première, deuxième ou troisième année. On n’avait aucun vétéran de cinquième année, et un seul de quatrième. Si on ajoute à cela le fait qu’on a perdu deux de nos quatre centraux pour toute la première moitié de saison, pour cause de blessures, ça a déséquilibré toute l’équipe non seulement en matchs, mais aussi à l’entraînement », a dit Marc Lussier.

Ce dernier, qui est en poste depuis 11 ans, l’avoue; il est difficile d’être compétitif pour le Vert & Or dans la conférence Québec depuis quelques années.

Et les statistiques le démontrent; le Vert & Or a connu sa dernière saison au-dessus de la barre de 0,500 en 2010-11. Il avait alors terminé au deuxième rang du classement avec une fiche de 9-8.

Ce fut d’ailleurs sa dernière saison gagnante. L’équipe a présenté une fiche de 2-12 l’an dernier et de 3-14 en 2016-17.

« Malgré tout, je crois qu’on a progressé, malgré l’adversité. Les gars ont été positifs et vaillants; on a par contre manqué de capacité de finir le travail après avoir mené certains sets. »

Le recrutement, le nerf de la guerre

Comme pour tous les sports universitaires, le recrutement est le nerf de la guerre au volleyball.

Et faire compétition au Rouge et Or de l’Université Laval, ce n’est pas chose facile. Une preuve? La formation de Québec a remporté ses 16 matchs en 2018-19 (16-0) et elle n’a concédé que quatre sets sur les 52 qu’elle a disputés.

Elle aligne entre autres un attaquant d’origine chilienne, Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos, qui évoluait sur l’équipe nationale dans son pays.

« Il a disputé sa dernière saison d’admissibilité, on espère que ça va les ralentir un peu », a lancé Marc Lussier.

« En effet, la problématique Laval reste entière. Ils recrutent de façon très agressive, ils vendent bien leur programme, ils ont des infrastructures à la fine pointe. C’est difficile de renverser le momentum. Laval et Montréal ont décidé de faire de leurs programmes sportifs une priorité. Pour les universités de taille moyenne comme nous, ça nous force à adopter d’autres stratégies d’approche », a dit Marc Lussier.

« On doit y aller un athlète à la fois. La venue de Yoan David (Volontaires du Cégep de Sherbrooke) est un pas dans cette direction. Le retour en santé de Louis-Philippe Sarrazin (Volontaires du Cégep de Sherbrooke) va aussi nous aider. On va rester jeunes, mais il y a de l’espoir. On a de bons athlètes. »

Avec les Maritimes

Pour la première fois, la conférence Québec a accueilli des formations des Maritimes pour le calendrier régulier, soit l’Université Dalhousie et l’Université du Nouveau-Brunswick.

« Auparavant, on disputait des matchs intraconférences contre eux. Leur arrivée rend notre ligue plus significative, puisque avant, on avait seulement trois équipes au Québec. Et c’est face à ces formations qu’on a perdu des points cruciaux. »

Le Nouveau-Brunswick a terminé au troisième rang du classement (6-10) tandis que Dalhousie a fini quatrième (5-11).