Les quelque 500 participants qui se sont succédé aux 15 secondes au départ n’ont assurément vu aucune différence avec le passé en ce qui a trait à l’encadrement auquel ils ont droit.
Les quelque 500 participants qui se sont succédé aux 15 secondes au départ n’ont assurément vu aucune différence avec le passé en ce qui a trait à l’encadrement auquel ils ont droit.

Le Trimemphré livre la marchandise malgré la pandémie

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
Pandémie ou pas, le Trimemphré sait faire. Présenté dans un format réduit, l’événement du Club triathlon Memphrémagog a livré une fois de plus la marchandise.

Les quelque 500 participants qui se sont succédé aux 15 secondes au départ n’ont assurément vu aucune différence avec le passé en ce qui a trait à l’encadrement auquel ils ont droit. La centaine de bénévoles sur place, environ 200 de moins qu’en temps normal, y a mis toute la gomme, ne ménageant pas  les encouragements en plus aux athlètes.

Simon Aubry était l’un de ses bénévoles installé sur le parcours. 

«Je ne voulais pour rien au monde rater le Trimemphré même si habituellement je suis plutôt du côté des participants. Je dois me montrer prudent avec une petite blessure qui me nuit et j’en profite donc pour aider l’organisation dans un rôle de bénévole. C’est juste bon de retrouver la communauté triathlon. Je m’amuse en plus. Je connais beaucoup de triathlètes sur le parcours et à leur façon de courir, j’en reconnais plusieurs. J’ai un bon oeil», de s’esclaffer Aubry.

Le directeur de course René Pomerleau flottait sur un nuage après la présentation de cette 25e édition. 

«Tout a fonctionné à merveille, comme du beurre dans la poêle. On avait prévu des scénarios avec des discussions serrées avec les triathlètes. Pour nous, cela semblait inévitable. On a tout fait ça pour rien. Les triathlètes étaient tellement heureux qu’ils ont tout accepté ce qu’on avait préparé pour eux dans le contexte de la pandémie. On a reçu que des félicitations et les triathlètes nous ont tellement remercié d’avoir pensé à eux en organisant l’événement. Je ne veux pas trop m’avancer, mais on aura peut-être été le seul triathlon au Canada en 2020», a fait valoir Pomerleau.

Un 25e modeste

Force est d’admettre que les habitués du Trimemphré avaient de la difficulté à reconnaître l’événement. Peu de spectateurs, des installations réduites, les kiosques qui brillaient par leur absence, les clubs de partout au Québec qui respectaient les consignes et ne s’affichaient pas à l’arrivée pour éviter les rassemblements, l’atmosphère unique du Trimemphré avait disparu comme par enchantement. 

Est-il nécessaire de rappeler aussi que cette 25e édition du Trimemphré ne s’est pas éternisée avec une seule course en matinée samedi. La distance au programme était celle du sprint qui consiste à 750 mètres de nage, 20 km de vélo et cinq km de course à pied. Des distances plus courtes attendaient les plus jeunes. 

L’an dernier, quelque 2 300 triathlètes représentant une vingtaine de pays avaient mis les pieds à Magog durant les deux jours de l’événement

De toute évidence, les triathlètes étaient débarqués à Magog avec les meilleures intentions du monde et ne voulaient pas être pointés du doigt et être identifiés comme des gens irresponsables. Très peu d’entre eux sont venus accompagner comme le demandait le comité organisateur. Toutes les mesures sanitaires et de distanciation physique ont été respectées à la lettre par les participants.

«Peu de gens croyaient qu’on réussirait, confie René Pomerleau. On a fait mentir tout ce beau monde.»


Maria Benkhalti, bénévole sur le parcours, ne s’est pas gênée, en plus de diriger la circulation sur le trajet de course à pied, d’encourager les participants à sa façon.