Le Trimemphré couronne deux nouveaux champions

Deux nouveaux champions ont été couronnés au demi-Ironman du 22e Triathlon Polar Trimemphré de Magog. Victor Larocque, de Shawinigan, et Caroline St-Pierre, de Québec, ont succédé à David Lacombe et Annie Gervais en franchissant la ligne d'arrivée avec des chronos respectifs de 4 h 18 min 24 s et 4h 40m 14s.
Caroline St-Pierre, célèbre sa victoire au demi-Ironman du Trimemphré Polar avant de savourer une crème glacée bien méritée.
Larocque est ce même triathlète qui avait échappé la victoire dans les derniers 50 mètres de la course l'année dernière. Dimanche, sous les chauds rayons du soleil, Larocque, membre de l'équipe Vivre à fond, s'est assuré de garder un écart légèrement plus grand sur son plus sérieux rival pour éviter de se faire jouer le même vilain tour une deuxième année de suite.
D'autant plus que Larocque était pourchassé par le recordman du demi-Ironman au Trimemphré, Chuck Perreault. Celui-ci revendique pas moins de cinq victoires à l'épreuve magogoise de 112,9 km (1,9 à la nage, 90 en vélo, 21 à la course à pied).
Les apparences étaient trompeuses lorsque Larocque et Perreault ont amorcé la portion course à pied. Perreault détenait une bonne avance, mais sentant l'urgence de la situation, le nouveau champion de 26 ans a mis presque sept minutes de moins pour courir la distance de 21 km et finalement avoir le dernier mot.
« J'ai vraiment tout donné. C'est ce que ça prend pour être plus rapide que Chuck. Lorsqu'on parle de persévérance et d'excellence en longue distance, Chuck Perreault est un nom qui revient constamment dans les discussions. C'est même un modèle pour moi. C'est un peu surréel de l'avoir battu en plus sur un parcours qu'il a toujours maîtrisé à la perfection », a commenté Larocque.
Or, les athlètes devaient s'attaquer à un nouveau parcours de vélo cette année. « Ce nouveau parcours de vélo représentait tout un défi. Entre les 70e et 80e kilomètres, ça monte continuellement. Heureusement, il me restait des énergies pour la course à pied », souligne celui qui a eu besoin d'un peu plus de trois minutes qu'en 2016 pour compléter la distance
« C'était plus chaud cette année. Dans le lac, on s'est fait brasser la cage aussi un peu, car il ventait. Ça fait mon affaire de faire des courses dans des conditions qui me font sortir de ma zone de confort. Ça va m'aider dans ma préparation pour mon premier Ironman de Hawai plus tard cette année », confie Victor Larocque.
Mentionnons que le champion de 2016, David Lacombe, n'était pas à la ligne de départ dimanche.
Crème glacée et maux de tête
Même si elle a devancé la championne en titre Annie Gervais par un peu plus de cinq minutes, Caroline St-Pierre ne l'a pas eu facile avant d'être proclamée championne. « Je ne pensais pas avoir la forme voulue pour faire un podium. Me voilà première. J'ai souffert, mais je suis quand même restée concentrée sur ma gestion de course. Je suis exténuée. Il faisait chaud et j'ai combattu des maux de tête. Je mérite une bonne crème glacée, c'est certain », mentionne la triathlète de 29 ans dont la performance lui a permis de se faufiler au 8e rang du classement général, hommes et femmes inclus.
La nouvelle reine du demi-Ironman effectuait un retour à Magog après une absence de quelques années. « Je suis tellement contente d'être revenue à ce triathlon. Cela n'a rien à voir avec ma victoire. C'est un triathlon merveilleux à tous les points de vue que je viens de redécouvrir avec joie. Je me souviens aussi que l'ancien parcours de vélo était un peu plus facile. Je crois que cela a joué en ma faveur aujourd'hui (dimanche). Je suis légère et j'ai probablement attaqué cette portion du trajet avec un peu plus de facilité que les autres », soutient-elle.
Mentionnons que le demi-Ironman de Magog servait aussi de qualification pour les Championnats du monde longue distance de triathlon.
Des athlètes et des bénévoles de grande qualité
Quelque 2400 triathlètes provenant de 13 pays différents avaient choisi de s'arrêter à Magog pour la 22e édition du Trimemphré Polar. « Nous sommes surtout renversés des commentaires positifs que nous recevons de la part des participants. Les athlètes sont épatés par nos installations qui sont souvent comparées à ce qui se fait de mieux sur la scène internationale. C'est flatteur, c'est certain, mais par-dessus tout, je m'en voudrais de ne pas féliciter nos bénévoles. Ils ne l'ont pas toujours facile, certains se font engueuler par des automobilistes, mais tous gardent leur plus beau sourire pour les participants. Je ne leur dirai jamais assez merci », a révélé le directeur de course René Pomerleau.
Les spectateurs n'ont pas ménagé leurs applaudissements et encouragements pour les paratriathlètes qui prenaient part à la Coupe du monde ITU samedi. Une leçon de courage pour tous ceux et celles qui étaient sur place pour ne rien manquer de cette épreuve pratiquée par des triathlètes qui doivent se débrouiller avec des handicaps majeurs pour non pas une, mais trois disciplines exigeantes que sont la nage en eau libre, le vélo et la course à pied. Véritablement le coup de coeur de la fin de semaine.
Les triathlètes du Club de triathlon Memphrémagog ne manquent pas à leur de devoir de bénévoles. Dès que leur course est terminée, ils se rendent utiles.
Un nom à retenir pour cette 22e édition : le triathlète Simon B Lalonde de Rosemère a été le plus rapide samedi et dimanche sur les distances sprint et olympique.
À peine quelques heures après que le dernier athlète ait franchi l'arrivée, tout le site du Trimemphré était déjà démonté. Plus aucune trace du triathlon. Des bénévoles compétents et expéditifs comme dirait avec raison René Pomerleau.
Il est trop tôt pour penser à l'édition 2018 du Trimemphré, mais on peut d'ores et déjà s'attendre à ce que les grandes fédérations cognent à la porte du comité organisateur pour amener des compétitions d'envergure.