Jérémy, Alexandre et Bruno ont participé au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec à trois époques différentes.

Le tour du chapeau des Landry

Elle est peut-être moins populaire que les Tkachuk ou les Geoffrion, mais la famille Landry de l’Estrie a tout de même son histoire dans le monde du hockey. C’est qu’après Bruno, en 1962, et Alexandre, en 1993, c’est maintenant au tour de Jérémy de jouer dans le plus grand aréna de la région de Québec à l’occasion du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

Le plus jeune des Landry est déjà celui s’étant rendu le plus loin : il jouera en quart de finale samedi matin face aux petits Remparts de Québec. Son père avait joué trois parties et son grand-père, deux. « Je suis vraiment content de battre mon père et mon grand-père, assure Jérémy. J’adore mon équipe, on s’améliore de plus en plus. Notre coach nous a souvent dit qu’il arriverait de belles choses et qu’on pourrait se rendre loin au tournoi de Québec. On commence à croire qu’on est capable. »

Le jeune hockeyeur apprécie son expérience. « J’avais déjà été au Centre Vidéotron l’an passé. C’est impressionnant, c’est vraiment gros. C’est professionnel. Nous, on n’a aucun joueur vedette, on est une équipe. Nous sommes tous ensemble, ce qui fait que l’expérience est plus belle », analyse celui qui évolue dans la classe pee-wee AA élite et qui arbore le chandail du Phoenix de Sherbrooke. 

Bruno

Bruno, le grand-père de Jérémy, a porté les couleurs de Thetford Mines à la troisième édition du tournoi. « On remonte à loin! commente-t-il. Je me souviens de voir le Colisée Pepsi. C’était assez impressionnant. Je me souviens de voir évoluer les Marcel Dionne et les Gilbert Perreault. On n’a pas joué contre eux, car on a seulement participé à deux rencontres, mais ils étaient dans une classe à part. Ils avaient déjà du talent. Moi, aussitôt que j’ai mis des patins à l’âge de 8 ans, j’ai eu la piqûre. Ça s’est fait vite, car à 12 ans, j’allais à Québec. Après, j’ai fait mon hockey junior à Thetford Mines et j’ai fait ma dernière année pour les Castors de Sherbrooke », se rappelle celui qui a ensuite occupé le rôle d’entraîneur pour l’équipe de son fils lors du même tournoi, plus de 30 ans plus tard. 

À partir de la Floride, M. Landry regarde les joutes de son petit-fils sur le web. « Nous, on a notre tablette et l’on a les matchs en direct. On les suit. On aurait aimé être là, mais la Floride nous attire à ce temps-ci de l’année! » affirme le grand-père.

Alexandre

Alexandre, le papa de Jérémy, a aussi de beaux souvenirs de sa présence au tournoi. « Ce qui me revient, c’est qu’on n’avait pas une bonne saison, on avait seulement quatre victoires dans l’année. On avait quand même joué trois matchs. On avait connu nos meilleurs moments de l’année au Tournoi. À l’époque, c’était au Colisée de Québec, ce qui était grandiose. C’était un édifice de la Ligue nationale », se rappelle-t-il.

« Je jouais sur le même trio qu’Éric Chouinard, continue-t-il. On était à notre première année. Éric était un poison devant les buts. Quand il avait la rondelle, ça finissait derrière le gardien. Il y avait de bons joueurs au tournoi. Les joueurs, on les reconnait plus tard dans la LNH. On peut dire “ j’ai joué contre lui! ” »

L’intérêt de son fils pour les succès passés de ses aïeuls est bien palpable. « Il nous posait plein de questions. C’est sûr que c’est un objectif de plus de nous dépasser. Heureusement pour lui et malheureusement pour nous, on s’est fait ‘‘shifter’’ par le plus jeune! On est très heureux pour lui et pour tous les petits gars de l’équipe », décrit l’enseignant qui a également fondé une école de hockey. 

Alexandre Landry vit de beaux moments dans les estrades. « Même nous, les parents, quand on n’est pas au Centre Vidéotron, on se texte pour se dire à quel point on a hâte au prochain match. Non seulement c’est rassembleur pour les jeunes, ce l’est aussi pour les parents. On vit tellement d’émotions que ça nous rapproche, toute la gang », indique celui qui a longtemps été l’entraîneur de son garçon. 

La foule risque de ne pas être en faveur des Sherbrookois, samedi, à 10 h 30. « On pense qu’il y aura pas mal de monde, et je ne suis pas sûr que beaucoup vont prendre pour nous. Les entraîneurs et les parents ont préparé les jeunes pour ça. Comme j’ai dit à Jérémy, c’est once in a lifetime, donc il n’y a pas de raison de ne pas être prêt quand on embarque sur la glace », résume Alexandre.