Tout comme Vincent Lampron et Kolby Johnson, les joueurs du Phoenix avaient le sourire facile mercredi à l’entraînement matinal.

Le top 4 à la portée du Phoenix

Tout sourit au Phoenix. Les vétérans font leur travail, les joueurs de soutien assurent et les gardiens voient la rondelle comme si c’était un ballon de plage. Résultat : les Sherbrookois collectionnent les points au classement et occupent le septième rang. Et ce, à la surprise générale.

Après un lent début de saison, les hommes de Stéphane Julien goûtent enfin à la victoire. Ils surfent sur une vague de succès et n’ont pas l’intention de s’arrêter là lors de leur visite à Victoriaville jeudi soir.

Avec l’ajout de sept points à leurs quatre derniers matchs, les Oiseaux forment l’équipe de l’heure dans la LHJMQ et peuvent viser le quatrième rang grâce à une victoire contre les Tigres. Qui aurait prédit ça après un début de saison plutôt difficile? Après tout, le Phoenix n’offrait pas du si mauvais hockey lors de ses premières parties de la campagne.

« On avait quand même perdu trois matchs en prolongation ou en tirs de barrage, rappelle l’entraîneur Stéphane Julien. Il n’y a que le match à Rouyn-Noranda qui a été plus difficile. Sinon, on jouait bien et les victoires allaient suivre. »

Qu’est-ce qui a bien pu permettre au Phoenix de faire changer le vent de bord?

« Notre avantage numérique a fait une grosse différence lors des derniers matchs. On marque au bon moment et ça donne confiance aux joueurs. Nos gardiens ont aussi très bien fait depuis quelques semaines. Quand on réunit tous ces ingrédients, on n’a pas le choix de connaître du succès. »

D’ailleurs, l’avantage numérique du Phoenix affiche le quatrième meilleur taux d’efficacité du circuit : 23,6 %.

« Nos trois joueurs de vingt ans sont excellents, nos deux Européens aussi, tout comme nos gardiens, ajoute Julien. C’est la recette pour gagner dans cette ligue. Quand nos leaders sont bons, l’équipe gagne. Félix Robert nous donne du bon hockey particulièrement sur la route et c’est important. Bref, on peut espérer un bel apport de nos trois premiers trios et c’est un atout important pour notre équipe. »

Trois matchs en trois jours

Après les Tigres jeudi, le Phoenix accueillera l’Océanic de Rimouski vendredi et les Mooseheads d’Halifax samedi.  

« Afin de nous préparer pour cette séquence de trois matchs en trois jours, on a profité d’un congé dimanche et lundi. Mardi, on a tenu de bons entraînements sur la glace et au gym. Mercredi, on a toutefois organisé une pratique plus légère et plus courte. Il y a une bonne énergie présentement. Maintenant, on doit la canaliser de la bonne façon en haussant notre jeu d’un autre cran. »

Les Tigres semblent d’ailleurs légèrement ébranlés depuis le coup vicieux subi par la vedette Maxime Comtois, sans parler de sa bagarre et de celle de Pascal Laberge ainsi que des derniers revers de l’organisation.

« Je connais l’entraîneur Louis Robitaille depuis longtemps. Il ne doit pas être content et c’est normal. On affrontera une équipe bien préparée. Il n’accepte pas les deux dernières défaites. Les Tigres ont vécu beaucoup d’émotions dernièrement avec les incidents de Pascal Laberge et Maxime Comtois. Ce sera important pour nous d’être très disciplinés. On doit garder le momentum en évitant les punitions. Ce n’est pas à nous de donner le show à l’extérieur, on compte donc jouer une belle partie de hockey. »

Evan MacKinnon et Nicolas Roy effectueront alors un retour au jeu après avoir subi une blessure. Le hasard fait en sorte que le Phoenix perdra deux joueurs à la fin du mois. Samuel Poulin et Bailey Peach prendront part au Championnat mondial des moins de 17 ans, du 30 octobre au 6 novembre.

« Ça fait partie du hockey. C’est une bonne nouvelle pour les joueurs. Ce sera aussi peut-être le cas pour Marek Zachar et Yaroslav Alexeyev aux Fêtes pour le Championnat mondial de hockey junior. Ça prouve que l’organisation effectue de bons choix lors des différents repêchages », estime l’entraîneur sherbrookois.