Le temps est propice pour sortir faire de l'activité physique.
Le temps est propice pour sortir faire de l'activité physique.

Le sport n’est pas mort

Chronique / On me le demande chaque jour : « Ça doit être tranquille aux sports ces temps-ci? » Non, ce n’est pas la période la plus excitante de ma carrière de journaliste sportif, on s’entend. Mais le sport n’est tout de même pas mort.

La terre a arrêté de tourner depuis que le mot Coronavirus fait partie de notre vocabulaire quotidien. D’ailleurs, combien n’en peuvent plus d’entendre parler de la COVID-19?

Après avoir écouté le point de presse de François Legault et Dr Horacio Arruda, lu les nouvelles mondiales et suivi l’actualité régionale sur le sujet, nombreux sont ceux qui ont simplement le goût de décrocher. J’en fais partie. Juste pour oublier un instant qu’il y a cette bibite qui tue des gens et qui rend la population constamment sur ses gardes. 

C’est à ce moment que l’on sort les espadrilles pour aller courir dans le bois. Que l’on dépoussière les vieux haltères qui traînaient dans le sous-sol. 

D’ailleurs, ma rue est devenue une vraie piste de course. Jamais vu autant de monde courir, pédaler ou marcher devant chez moi. Un quartier assez tranquille pourtant. Et je suis le premier à contribuer à cette métamorphose de la rue Sainte-Hélène, je l’avoue.

On a aussi sorti les bâtons de hockey, ma fille et moi. Elle n’a que cinq ans, mais elle apprend déjà à faire de bons vieux slapshots.

Quand vient le temps de rentrer à la maison, on se sent mieux après avoir bougé un peu. Le sport, ça change le mal de place. Surtout par les temps qui courent. 

Mais il suffit d’ouvrir la télé, la radio ou le journal à notre retour pour replonger dans cette réalité. Celle de la COVID-19. 

Encore une fois, on peut l’ignorer. En regardant de vieux matchs des Expos, des Nordiques ou des Canadiens à RDS par exemple pour les sportifs de salon. 

Ou bien en lisant un article de sport dans le journal. C’est là que je reviens dans l’histoire : « Ça doit être tranquille aux sports ces temps-ci? »

En fait, c’était le bordel au début. On en avait plein nos bottes mon collègue Lajoie et moi. Les dossiers s’accumulaient sur le bureau. J’écris bureau, mais en réalité je parle du coin de ma table de cuisine. En confinement, c’est ça, mon bureau. 

Il y a d’abord eu la suspension des activités de toutes les ligues de sport professionnel ou amateur. Juste avec ça, on en avait pour quelques jours à écrire. 

En Estrie, j’appelais les joueurs du Phœnix pour connaître leurs états d’âme. Je suivais aussi l’état de la situation avec les entraîneurs et les actionnaires. Tout ça pour finalement apprendre l’annulation de la saison et des séries.

Du matériel aux sports, on en avait.

Parce qu’il y avait aussi tous ces athlètes de différentes disciplines qui voyaient leurs activités être perturbées. Sans parler de tous ces événements annulés. 

Puis une fois que tout est tombé au ralenti et que tout a été raconté, ou presque, sur l’impact de ce satané virus dans le monde du sport, c’est à ce moment que l’on se montre plus créatifs disons. Mais pas moins intéressants. 

Dresser un top 10 des meilleurs athlètes de la région. Raconter la vraie histoire de certains d’entre eux. Revenir dans le passé en analysant certains événements avec plus de recul. 

C’est ça que l’on vous réserve dans les prochaines semaines, tout en suivant ce qu’il reste de l’actualité sportive régionale. Et ce, jusqu’à ce que tout revienne à la normale et que le sport reprenne la place qui lui revient.

Les journalistes sportifs n’ont peut-être pas l’impression de changer le monde actuellement, mais chose certaine, ce même monde a besoin d’être diverti. Plus que jamais en fait.