Jacques Duquette (au centre), son gendre Michel-Éric Bourgoin, sa fille Janie Duquette, sa conjointe Françoise Laliberté, son fils Jonathan Duquette et sa conjointe Véronique Guindon, ont assisté à l’intronisation.

Le soccer, la passion de Jacques Duquette

C’est un peu par hasard que le soccer est entré dans la vie de Jacques Duquette. Si le contact s’est fait de façon un peu fortuite, cette passion pour le ballon rond ne l’a jamais quitté.

Près d’un demi-siècle après qu’il eut dirigé les Alouettes catégorie atome moustique sur les terrains du parc Jacques-Cartier, Jacques Duquette a été intronisé au Temple de la Renommée de Soccer Québec. Un honneur et un accomplissement, dit-il, pour — presque — 50 ans passés en compagnie du ballon rond.

« C’était en 1969. Un type que je ne connaissais pas est venu me voir, en me disant qu’on lui avait parlé de moi, que j’étais semble-t-il un bon athlète. Donc, que je ferais un bon entraîneur de soccer. Je n’avais que 15 ans quand Robert Ganache m’a approché pour m’occuper des jeunes lors de la messe de la paroisse. C’est comme ça que j’ai commencé à diriger les Alouettes, une équipe de l’est de Sherbrooke », se rappelle-t-il.

« Je ne connaissais rien au soccer! À l’époque, on jouait sur les grands terrains utilisés par les plus vieux. Des matchs disputés à 11 contre 11, avec un ballon no 5, c’était quelque chose pour des petits bouts de huit ou neuf ans! Robert est devenu mon premier mentor en soccer.» 

Voulant toujours en savoir plus sur cette passion naissante pour le soccer, Jacques Duquette croise le chemin de Georges Laurent. L’empreinte du Français sur le développement du soccer à Sherbrooke, en Estrie et au Québec fut un phare pour Duquette.

« Je me suis collé à Georges dès 1970, il était alors le directeur technique de la région. Je suis rapidement devenu son adjoint. »

Son désir de perfectionnement l’amène par la suite au Collège militaire de Saint-Jean.

« J’y ai participé à un stage de perfectionnement donné par la FIFA (Fédération internationale de football association). Georges ne pouvait y aller. Je venais tout juste de me marier que déjà, je quittais pour un stage fermé d’une semaine! C’est là que j’ai fait la connaissance de plusieurs grands noms, comme Francis Millien, par exemple. »

Les implications diverses se sont par la suite multipliées pour Jacques Duquette. Tellement nombreuses qu’elles garnissent désormais son C.V. qui, de son propre aveu, fait 28 pages...

Après l’obtention de son baccalauréat en éducation physique à l’Université de Sherbrooke, il a commencé à offrir des cours de soccer aux étudiants. En 1980, il devenait le premier entraîneur-chef de l’équipe masculine de soccer du Vert & Or. Il est resté à ce poste jusqu’en 1986.

Il s’est également impliqué au soccer civil, étant à l’origine de la fusion du club des Verts en 1980, avec deux clubs à l’Est, à l’Ouest et au nord de la ville. Il a été le premier directeur général du club, en plus de diriger une équipe. Il faisait équipe avec Jean-Guy Ouellette, Robert Morier et Georges Laurent.

Il a même participé à l’aventure du soccer semi-professionnel avec le club Universtrie. Il était alors responsable de la structure technique du club. Le club aura existé pendant trois ans, de 1986 à 1989.

Une licence B... en français uniquement

« Je me rappelle, en 1988, j’étais à Vancouver pour passer ma licence B. J’étais évalué alors que je dirigeais le U19 de l’équipe nationale canadienne, c’était très impressionnant! Et moi, je dirigeais en français, et c’est Sylvie Béliveau qui traduisait mes instructions aux joueurs! J’étais le seul candidat sur les 52 présents qui ne parlait que français, uniquement. Et j’ai fait partie des huit qui ont passé leur licence, cette année-là. Pour moi, ce fut un gros événement. »

Vous pouvez aussi ajouter à cela la création du programme sport-études en soccer, avec Guy Smith.

Ou encore la présidence de Soccer Estrie, de 2010 à 2016. Il est depuis vice-président, un mandat de deux ans qu’il terminera en 2019-2020, concrétisant ainsi un demi-siècle d’engagement envers le soccer.

« Oui, ça fait beaucoup, quand on regarde tout ça. C’est pour moi une grande source de fierté. Cette intronisation est l’aboutissement de cette passion qui m’a suivie pendant toutes ces années. Je n’ai pas donné de mon temps, je l’ai partagé avec des centaines de personnes tout aussi passionnées que moi », a-t-il ajouté.

« L’intronisation fut un beau moment en famille. D’ailleurs, lors de mon discours, je me suis excusé auprès de mes enfants, pour ces nombreuses absences. Mais en même temps, je les remerciais d’avoir épousé cette passion. Mon fils et ma fille ont joué élite et avec le Vert & Or. Ce fut un grand moment de bonheur et de plaisir.

« J’aime encore le soccer, mais je serai moins disponible, puisque j’ai l’intention de voyager. »