L'un des instigateurs du soccer à Victoriaville, André Provencher, en compagnie des présidents d'honneur François Tardif, Jean Béliveau, Ricardo Dorcal et Alain Rayes, du député Éric Lefebvre et du maire de Victoriaville, André Bellavance.

Le soccer fête 50 ans à Victoriaville

Ça fait 50 ans cette année qu'André Provencher et son frère Florent ont mis sur pied la première équipe de soccer à Victoriaville. Toujours très unie malgré son millier de joueurs, la communauté du ballon rond a décidé que l'anniversaire méritait d'être célébré en grand.
En plus des tournois intérieur et extérieur habituels qui auront, promet-on, une couleur spéciale, on tiendra de grandes retrouvailles le 1er juillet au Complexe Promutuel. Ce sera l'occasion pour les 36 000 joueurs inscrits au fil des ans de se réunir, de disputer quelques rencontres amicales et d'assister à une rencontre de calibre U-19 féminin.
2017 constituera une année de choix pour les Victoriavillois désireux d'assister à de grands rendez-vous de soccer. La municipalité sera en vedette lors d'un match de l'Impact de Montréal au stade Saputo, le 19 août et recevra deux rencontres universitaires opposant Sherbrooke à Trois-Rivières, le 15 septembre. En octobre, la région sera également l'hôte des séries éliminatoires de la Ligue de soccer collégial des Cantons-de-l'Est.
Afin de souligner en grand les 50 ans du sport, le comité organisateur a choisi d'honorer cinq personnalités qui ont contribué à l'essor du soccer dans la région. Il s'agit de Ricardo Dorcal, Claude Moreau, Jean Béliveau, François Tardif et Alain Rayes. Le député fédéral a été impliqué pendant 26 ans dans les différentes organisations, agissant notamment à titre de coordonnateur du tournoi international de soccer estival.
« On voulait seulement faire bouger les jeunes »
Le soccer n'était pas très populaire en 1967 lorsque les frères Provencher ont réuni quelques sportifs afin de créer la première équipe, une formation qui, à l'origine, n'avait pas d'adversaire à affronter et se retrouvait régulièrement à faire des entraînements et petits matchs intraéquipes.
L'engouement n'a toutefois pas tardé à naître, tant et si bien, qu'à la fin de la première saison, plus de 70 personnes avaient manifesté leur intérêt pour le sport.
« J'avais appris le soccer à l'Académie Saint-Louis-de-Gonzague et mon frère était dans un collège italien à Sherbrooke. On aimait le soccer. On voulait seulement faire bouger les jeunes. On n'a jamais fait ça pour les honneurs », affirme André Provencher.
Ce dernier se souvient que la Ville de Victoriaville n'était pas très chaude à l'époque à prêter ses installations pour le nouveau sport. Heureusement, les Frères du Sacré-Coeur avaient un terrain de football qui pouvait être modifié pour permettre la pratique rudimentaire du soccer.
Après une première année marquée par plusieurs signes encourageants et un engouement certain, les frères Provencher ont passé le flambeau, ne se considérant pas comme des organisateurs. Ils se surprennent que, cinq décennies plus tard, le sport soit l'un des plus joués de la province.
« Je suis surpris que ça ait connu une telle popularité. J'ai l'impression que la présence de l'Impact y est pour quelque chose. C'est agréable de voir qu'autant de jeunes pratiquent le sport, ça leur permet de bouger et d'être en forme », dit-il.