Marc-André Fleury a mené les Golden Knights de Vegas à la finale de la coupe Stanley.

Le secret de Fleury : talent, effort et passion

Les détracteurs de Marc-André Fleury n’ont maintenant plus d’arguments. Si le gardien québécois connait du succès présentement, ce n’est pas grâce à Sidney Crosby, Evgeni Malkin et compagnie. Les Golden Knights ont atteint la série finale de la coupe Stanley et doivent dire merci à leur joueur étoile. Le secret du succès de Fleury, son ancien coéquipier Jocelyn Thibault le connait : le talent, l’effort et la passion.

Fleury a rarement reçu tout le mérite qui lui revient. Bien souvent, on expliquait ses dernières conquêtes de la coupe Stanley par le fait qu’il profitait d’une excellente équipe devant lui : les Penguins de Pittsburgh. Cette fois, il a permis à un groupe de joueurs rejetés par leur ancienne organisation, tout comme lui, de représenter la conférence de l’Ouest à la grande finale de la Ligue nationale de hockey.

« Je suis content pour lui parce qu’il le mérite, admet son ancien coéquipier chez les Penguins de Pittsburgh, Jocelyn Thibault. Trois choses l’amènent à réussir dans le monde du hockey. Premièrement, il faut avouer qu’il bénéficie d’un talent naturel. Deuxièmement, il travaille sans arrêt. Autant sur la glace que dans le gym. Troisièmement, il aime ce qu’il fait. Il a du plaisir à jouer, il est apprécié dans son milieu et semble encore passionné par son sport. »

Thibault a assisté aux premiers faits d’armes de Fleury à son arrivée dans la LNH. Pendant deux ans, il a partagé le filet avec celui que l’on surnomme « Flower » : en 2005/2006 et en 2006/2007.

« Côté passion pour le hockey, on était un peu pareils. On aimait être sur la glace et jouer au hockey. On s’amusait beaucoup. Dans le vieil aréna des Penguins, le deuxième gardien se retrouvait dans le coin de la patinoire durant les parties, faute d’espace sur le banc des joueurs. Combien de fois a-t-on rigolé ensemble en se regardant durant la partie après certaines séquences drôles? Notre entraîneur était Gilles Meloche et on a eu beaucoup de plaisir les trois ensemble », se souvient l’actuel directeur général du Phœnix de Sherbrooke.

Jocelyn Thibault

Au sommet de son art

Selon Jocelyn Thibault, Marc-André Fleury se trouve au sommet de son art actuellement.

« Quand Vegas l’a repêché, l’organisation l’a élevé au rang de vedette et au point de vue marketing, tout tournait autour de lui et avec raison. Il est le modèle parfait. Il est sympathique, il représente un excellent ambassadeur et il avait déjà accompli beaucoup de choses avant de se présenter à Vegas. Toutes les équipes aimeraient avoir un joueur comme lui : les gens l’aiment », constate Thibault.

Ce dernier a agi en tant que mentor pour la verte recrue, puisque Jocelyn Thibault en était à son avant-dernière année dans la LNH lorsqu’il a disputé sa deuxième saison avec Fleury.

« Je me rappelle entre autres de lui avoir conseillé de demeurer plus souvent devant son filet. Il voulait toujours sortir de son demi-cercle afin de jouer la rondelle autour de son filet et parfois, ce n’était pas nécessaire. Marc-André possède une technique presque parfaite, mais il tenait toujours à s’améliorer encore davantage », explique l’ancien gardien professionnel.

C’est donc à se demander pourquoi les Penguins de Pittsburgh n’ont rien obtenu en retour de ce gardien de premier plan. Même si le directeur général Jim Rutherford préférait conserver les services de l’étoile montante Matt Murray et de ses autres grandes vedettes, il faut se rappeler qu’il avait l’occasion d’échanger Fleury avant le repêchage d’expansion des Golden Knights.

« Je comprends sa décision en quelque sorte. Il y avait tellement de bons joueurs et de jeunes espoirs à protéger. Murray venait de gagner une coupe Stanley, Fleury se fait vieillissant et son salaire est assez élevé. Par contre, on doit donner tout le crédit à George McPhee. Le directeur général de Vegas a effectué tout un travail pour construire un alignement capable de se rendre jusqu’à la finale de la coupe Stanley! » résume Jocelyn Thibault.