Olivier Picard

Le sang-froid et l’influence d’Olivier Picard

MAGOG — Les jeux spectaculaires ne sont pas l’apanage d’Olivier Picard. Le hockeyeur de Windsor se démarque surtout par son sang-froid et son expérience qui servent très bien les Cantonniers de Magog. Son influence est plus que positive au sein de la formation magogoise.    

Au chapitre des statistiques, Picard est déjà en avance sur l’an dernier alors qu’il avait accumulé 13 points en 39 parties. Cette saison, après seulement 23 joutes, l’attaquant des Cantonniers est parvenu à inscrire son nom à 18 reprises sur la feuille de pointage. Avec huit buts, il en totalise déjà cinq de plus que la saison dernière.

« La contribution d’Olivier va au-delà des statistiques, affirme l’entraîneur Félix Potvin. Il prêche par l’exemple par son leadership et son travail sur la glace. Quand ça va mal, on peut compter sur Olivier pour remettre l’équipe sur les rails. Il joue à l’intérieur de ses moyens et ça donne des résultats concluants. Son attitude est irréprochable. Olivier est un gars physique et il fait sentir sa présence sans tomber dans l’indiscipline. C’est fatiguant de se frotter à un joueur comme lui qui se tient loin du banc des punitions tout en étant toujours dans la face de l’adversaire. »

Malgré son jeu robuste, Picard espace ses visites au cachot avec seulement trois petites mineures depuis le début des hostilités. « Mon année d’expérience y est pour quelque chose. Je sais quand et comment terminer mes mises en échec et avec le temps je me suis adapté aux officiels », affirme le solide gaillard de six pieds et 181 livres.

Sans se soucier de sa fiche personnelle, Picard produit sur une base plus régulière cette saison. « Je ne m’en fais pas avec mes statistiques. On peut se rendre utile à l’équipe de tellement de façons. Quand on quitte la patinoire avec la victoire, je suis satisfait et cela me suffit. »

Vétéran

Picard admet qu’il a appris beaucoup la saison dernière en côtoyant les vétérans de l’équipe. « On alignait des vétérans matures qui ont aidé les jeunes et qui ont élevé leur jeu d’un cran dans les moments opportuns. Je suis allé à la bonne école et c’est à moi maintenant de prendre la relève et d’assumer mon rôle de vétéran. »

En dépit de leur excellente saison, les Cantonniers passent un peu sous le radar avec la fiche parfaite des Chevaliers de Lévis qui sont sous les feux de la rampe. « Cela ne m’offusque pas du tout. Je me préoccupe seulement sur ce que je peux aider à contrôler et c’est notre destinée. Le but c’est de gagner le dernier match de l’année. C’est un long processus. Notre entraîneur sait ce qu’il faut pour gagner et il a raison de nous ramener à l’ordre quand on s’écarte même après une victoire. On sait ce qu’il veut et si on l’applique sur une base régulière, vous entendrez encore parler de nous », soutient Picard.

Celui-ci aime ce qu’il voit chez les Cantonniers. « On a des joueurs importants qui sont absents et tous les gars en uniforme refusent d’abdiquer. On a de la profondeur. On croit en nous », fait valoir Picard.

Picard et ses coéquipiers seront à la maison en fin de semaine alors qu’ils recevront le Collège Esther Blondin et leur gardienne de but Ève Gascon samedi et Rivière-du-Loup dimanche.

Joueur défensif de la dernière semaine d’activités dans la ligue, le gardien Xavier Dupont des Cantonniers sera honoré avant l’une de ces deux parties.