Depuis son arrivée dans la LNH, en même temps que Sidney Crosby précisons-le, Ovechkin a toujours incarné cette joie profonde de jouer au hockey.

Le Russe content de gagner

COMMENTAIRE / Avez-vous Alex Ovechkin saisir la coupe Stanley, l’arracher pratiquement des mains de Gary Bettman, avant de la soulever et de la brandir à bout de bras en lançant un profond crie de joie, entremêlé de soulagement, de fierté ? Du plaisir à l’état pur. Qui a dit que les Russes étaient taciturnes et se foutaient de gagner la coupe Stanley ?

On est bien loin des prétentions d’autrefois voulant que les Russes, principalement, se foutent éperdument de gagner la coupe Stanley, préférant la gloire olympique ou les championnats du monde.

Depuis son arrivée dans la LNH, en même temps que Sidney Crosby précisons-le, Ovechkin a toujours incarné cette joie profonde de jouer au hockey.

Pas de travailler au hockey, de jouer au hockey.

Pas de système de jeu pour lui, pas de trappe, ni de left wing lock. Que de la vitesse, de l’attaque, un tir foudroyant et un tir sur réception à faire frémir. Une passion pour marquer des buts.

Cette victoire des Capitals de Washington face aux surprenants Golden Knights de Las Vegas sent le plaisir de jouer à plein nez.

Tous les matchs de cette série finale de la LNH ont été spectaculaires ; les gars ont patiné, lancé, il y a eu des mises en échec percutantes, de l’émotion à l’état brut, de la passion au centimètre carré.

Fallait bien que deux équipes un peu sorties de nulle part nous fassent vivre ce hockey que l’on ne voit que trop rarement ; des buts, de la créativité offensive, des arrêts spectaculaires, mais sans que les gardiens ne jouent un rôle prédominant, comme ce fut malheureusement trop souvent le cas dans le passé.

Le sourire troué d’Ovechkin brandissant la coupe Stanley, les cheveux hirsutes dans le visage, restera longtemps sur les memes et médias sociaux.

Cette première victoire dans l’histoire de la franchise est aussi celle des anciens du CH Devante Smith-Pelley et Lars Eller.

Ces deux joueurs ont joué un rôle prépondérant dans la victoire finale des Caps ; vous avez vu le but égalisateur de Smith-Pelley en troisième période ? Wow et re-wow !

Comme quoi, tous les joueurs qui évoluent dans la LNH sont de sapristis de bons joueurs ; ce qui influence leurs performances, c’est la confiance et la chaise qu’on leur confie au sein d’une équipe.

Force est d’admettre que les deux larrons se sont retrouvés au bon endroit à Washington.

Une pensée, tout de même, pour le Sherbrookois David Perron ; si près, et si loin en même temps de la conquête ultime.

Âgé de 30 ans, Perron n’était jamais allé aussi loin dans les séries éliminatoires, et il n’était dans les faits qu’à trois victoires de la coupe Stanley.

Perron ne l’a pas eu facile, en finale ; il a raté le quatrième match, Gérard Gallant lui préférant Tomas Tatar, mais il a su rebondir avec panache, en marquant dans le match numéro cinq.

Le Sherbrookois aura tout de même récolté neuf points en 15 matchs lors de cette spectaculaire épopée éliminatoire des Knights, à leur saison inaugurale.

Disputant la dernière année d’un pacte de deux ans signé initialement avec Saint-Louis Perron devrait décrocher un intéressant contrat cet été.