Le président Alain Routhier, le nouvel entraineur-chef Frédéric Lajoie et le directeur général Éric Poulin croient que les morceaux sont en place pour assurer le retour de l’équipe en séries éliminatoires et atteindre les plus grands honneurs dans un avenir rapproché.

Le Rocket fait peau neuve pour la saison 2019

Déterminée à ramener l’équipe en séries éliminatoires à la suite de la saison 2018 décevante, la direction du Rocket South Shore de Coaticook a fait appel à un nouveau personnel d’entraineurs mené par Frédéric Lavoie et s’est armée de joueurs locaux talentueux pour accomplir sa mission.

Bien que certains joueurs aient offert de bonnes performances, la saison 2018 en est une que la direction du Rocket veut oublier et ne pas reproduire. L’exclusion des séries éliminatoires a été dure pour la jeune concession, qui a fait un remaniement général de ses effectifs afin d’éviter de répéter l’inacceptable. 

« La saison dernière nous a beaucoup déçus, affirme d’emblée Éric Poulin, directeur général de la formation. On croyait être en mesure de gagner plus de parties, ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Ces résultats inacceptables nous ont poussés à faire une analyse détaillée de tous les éléments de l’équipe, des joueurs au personnel d’entraineur, en passant par la direction baseball. »

La direction a procédé à l’embauche de Frédéric Lajoie pour remplacer Mike Goyette au poste d’entraineur-chef, un vétéran de la ligue junior élite ayant connu beaucoup de succès avec la formation des Aigles de Trois-Rivières dans la même ligue. Il amène, avec son équipe d’entraineurs, un bagage important de connaissances. 

« Je suis très content de m’amener à Coaticook pour diriger le Rocket et l’amener au prochain niveau, a-t-il déclaré d’entrée de jeu. Je suis venu ici pour gagner des matchs de baseball et pour faire de l’équipe une organisation gagnante. On va participer aux séries éliminatoires cette année, même si on vise beaucoup plus haut. C’est notre but pour la première année, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver en séries. »

« J’ai gagné ma dernière bague (de championnat) en 2005 et il me reste plusieurs doigts pour en mettre d’autres », a blagué le nouvel entraineur, sérieux et concentré malgré son sens de l’humour.

Moneyball à saveur locale

En plus d’avoir procédé à un remaniement de son personnel d’entraineurs, la direction du Rocket a aussi joué beaucoup avec son alignement de joueurs. Détenant beaucoup de choix aux multiples repêchages, l’équipe a mis la main sur bon nombre de joueurs de talents, la plupart provenant de la région de Sherbrooke. 

« Toutes les acquisitions qu’on a faites cet été avaient comme but d’ajouter du caractère, du talent, de la vitesse, de l’intensité et surtout, de la fierté, précise le directeur général. On a réussi à acquérir des joueurs d’impacts en Samuel Jalbert, Carl Coutu et Raphaël Audet, en plus d’ajouter à nos rangs cinq joueurs de 18 ans de la région de Sherbrooke. Leurs talents respectifs vont être mis à profit par notre nouvel entraineur-chef, qui préconise un style de baseball agressif. Le circuit junior élite est une ligue d’erreurs, donc ça prend des hommes rapides sur les buts pour les causer et en profiter. C’est la formule qu’on vise cette année, on veut être capable de créer des points de différentes manières, à la Moneyball. »

Question d’attirer plus d’amateurs de baseball au stade Julien-Morin pour encourager la formation revampée du Rocket tout au long de la saison, le président Alain Routhier a annoncé l’arrivée de soirées spéciales, lors de laquelle les partisans pourront bénéficier de rabais aux concessions et participer à des concours. La saison s’amorcera d’ailleurs le 17 mai, avec un hommage au vétéran de cinq saisons Karl Gosselin.

« On commence la saison le 17 mai avec un programme double (14 h et 17 h) à la maison contre Saguenay. On profite du moment pour rendre un hommage à un joueur qui a été un véritable exemple pendant cinq saisons avec notre équipe, Karl Gosselin, et retirer son chandail », souligne M. Routhier.

Tout est donc en place pour que le Rocket fasse oublier à ses partisans la déception de 2018. « On ne veut vraiment pas revivre ça cette année, on va gagner plus de matchs de baseball qu’on va en perdre. On va présenter du baseball excitant et compétitif à nos partisans chaque fois que nos joueurs vont fouler le terrain, conclut Éric Poulin, désireux de changer pour de bon la réputation de la formation coaticookoise.