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Impliqué physiquement et en confiance avec la rondelle, Anthony Munroe-Boucher (27) est méconnaissable depuis la bulle de Shawinigan.
Impliqué physiquement et en confiance avec la rondelle, Anthony Munroe-Boucher (27) est méconnaissable depuis la bulle de Shawinigan.

Le réveil du Phoenix... et de Munroe-Boucher

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
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Ce n’est peut-être pas un hasard. Tout ce que touche Anthony Munroe-Boucher se transforme en or depuis la bulle de Shawinigan, présentée au milieu du mois de février. Ce qui coïncide étrangement avec le réveil du Phoenix.

Après une saison de 11 points en 48 parties à son année recrue dans la LHJMQ, Anthony Munroe-Boucher peinait à collectionner les points au début de la présente campagne. Un peu à l’image de son équipe. 

Âgé de 18 ans, l’ancien attaquant des Élites de Jonquière n’avait amassé qu’une seule mention d’aide en 11 parties. Avant la série de matchs disputés dans l’environnement protégé de Shawinigan, Munroe-Boucher n’avait emmagasiné que deux points. 

Depuis ce temps : 14 points en 14 parties. Et le Phoenix, lui, conserve une fiche au-dessus de .500 : 15 points en 14 parties. 

« Plus je marquais, plus j’étais en confiance lors des bulles suivantes », confie Munroe-Boucher.

« Il fait maintenant partie des jeunes vétérans sur lesquels notre club peut compter pour espérer gagner », estime son entraîneur, Stéphane Julien.

Une belle chimie s’est installée entre Israel Mianscum, Charles Tremblay et lui.

Mianscum est un travailleur acharné et un tireur d’élite qui n’a pas peur de se salir le nez selon Munroe-Boucher.

Tremblay semble pour sa part repérer aisément Munroe-Boucher, qui lui utilise sa vitesse et sa hargne pour permettre au deuxième trio du Phœnix d’obtenir plus de chances de marquer.

Sa progression est évidente.

« Anthony a beaucoup de vitesse et a tellement progressé depuis la bulle de Shawinigan. Il génère de l’offensive depuis quelques semaines et est toujours sur la rondelle », ajoute Stéphane Julien.

Un défi énorme

Une dernière série de matchs en environnement protégé doit être disputée au Palais des sports avant la présentation des séries éliminatoires au Québec. 

Si le premier trio formé de Joshua Roy, Xavier Parent et Justin Gill espère continuer de surfer sur la même vague, celui de Munroe-Boucher souhaite aussi arriver en séries au sommet de son art. 

Mercredi, l’Armada de Blainville-Boisbriand tentera de grimper au classement pour améliorer son sort en vue des séries en affrontant le Phoenix à 19 h.

L’Armada se trouve aujourd’hui au 7e rang, tout juste derrière les Tigres de Victoriaville, mais à égalité avec les Remparts de Québec. Le lendemain, les Olympiques de Gatineau seront le prochain adversaire du Phœnix au Palais à l’occasion de la dernière rencontre de cette drôle de saison pour le Phœnix de Sherbrooke. 

Gatineau pourrait atteindre le 9e rang à la fin de la campagne ou bien descendre au 11e rang occupé par les Sea Dogs de Saint John selon les prochains résultats.

« Pendant que ces deux équipes ont leur destin entre leurs mains, on peut difficilement grimper ou descendre au classement de notre côté. Les gars sont déjà avertis : on s’attend à ce que ce soit dur d’affronter l’Armada et les Olympiques. Ils vont sortir fort et il faudra rivaliser pour espérer gagner. On ne se trouve pas du tout dans la même situation. On est déjà ailleurs dans notre tête. Nos joueurs pensent beaucoup aux séries, mais on souhaite simplement bien jouer pour arriver en confiance lors des éliminatoires », avance l’entraîneur Stéphane Julien. 

Blessés, les jumeaux Julien et Vincent Anctil rateront les deux prochains matchs tout comme le défenseur de 20 ans Gregory Kreutzer, opéré au poignet.

Ce dernier retirera son plâtre la semaine prochaine et espère renouer avec l’action en deuxième ronde, si le Phoenix parvient à s’immiscer jusqu’au second tour.