Maxime Latour espère bien impressionner les équipes de la NFL lors d’un camp professionnel à Phœnix, en février.

Le rêve américain de Maxime Latour

Maxime Latour quittait, au mois de novembre, le terrain du stade de l’Université de Sherbrooke pour une dernière fois sans vraiment savoir ce qui l’attendait après avoir complété son parcours universitaire. À peine quelques mois plus tard, l’ancien spécialiste des longues remises du Vert & Or aura l’occasion de montrer son savoir-faire aux 32 équipes de la NFL.

En vertu d’une excellente performance au camp Kohl’s, un camp pour les botteurs et les spécialistes, à Jacksonville en fin de semaine dernière, Maxime Latour a reçu une invitation pour un camp d’évaluation professionnel qui se déroulera à Phœnix les 10 et 11 février.

« Ce qu’on voulait savoir à Jacksonville, c’est l’opinion de quelqu’un de la NFL à savoir si Maxime a une chance ou non, explique Philippe Maltais, l’agent de Maxime Latour. Après le camp, ils ont demandé à Max de rester pour prendre ses coordonnées. Ils l’ont aussi invité à Phœnix. Pour que les entraîneurs lui parlent de cette façon, je pense sincèrement qu’il a une bonne chance de percer. Toutes les équipes de la NFL seront à Phœnix et ce camp-là a placé environ 80 % des spécialistes des longues remises dans la NFL. »

« C’était la première fois de ma vie que j’avais des conseils de quelqu’un de spécialisé dans les longues remises, explique Maxime Latour. Je connais quatre générations de joueurs du Vert & Or en plus des entraîneurs et presque tout le monde m’a dit que l’important pour avoir une chance de percer dans la NFL ou la CFL, c’est de se faire voir. C’était un peu ça que j’essayais de faire en allant au camp à Jacksonville. Ils ont vraiment aimé mon éthique de travail. Je me présentais toujours une heure en avance pour être certain d’être prêt et bien réchauffé. »

À Phœnix, Maxime sera parmi l’élite. Dans les deux dernières années, 25 joueurs du camp organisé par Jamie Kohl ont participé à des camps de sélection dans la NFL et trois équipes sur quatre dans le circuit alignent un au moins un joueur issu du programme.

« C’est un camp réservé aux joueurs spécialistes donc les tests seront adaptés à notre position », se réjouit Maxime.

Si toutes les équipes de la NFL auront des yeux sur place, ce n’est pas nécessairement les équipes qu’il faudra impressionner selon Philippe Maltais.

« Ce n’est pas vraiment les équipes elles-mêmes qui évaluent les joueurs à cette position. Ça se fait plus à l’externe par des firmes comme celle de Jamie Kohl qui ensuite vont recommander les joueurs aux équipes. »

Moins d’une seconde

Pour avoir une chance de percer dans la NFL, une remise sur 15 verges pour un dégagement doit être faîte en moins de 0,7 seconde. La moyenne de Maxime s’est située à 0,68 seconde lors des tests à Jacksonville. Et avec un gabarit de 6’4’’ et 235 livres, on peut comprendre pourquoi il intéresse les équipes de la NFL.

« Mais ce qu’ils regardent le plus, c’est la constance, précise Phillipe Maltais qui est également l’agent de l’ancien Vert & Or Keith Sanscartier qui vient de s’entendre avec le Rouge et Noir d’Ottawa. Lors d’une remise pour un botté de placement par exemple, les lacets du ballon doivent toujours arriver au même endroit. Maxime n’a pas raté une seule remise à Jacksonville »

La LCF comme 2e option

Plus près de nous, Maxime Latour en est à son année de repêchage dans la Ligue canadienne de football. Le rang de sélection n’a toutefois pas vraiment d’importance pour un joueur à sa position selon lui.

« Il n’y a pas beaucoup de spécialistes de longues remises qui sont repêchés au football, explique celui qui a passé quatre saisons dans l’uniforme du Vert & Or. Souvent, les équipes vont s’entendre directement avec les agents. Ce ne sera donc vraiment pas la fin du monde si je ne suis pas repêché. »

« On est en discussion avec quelques clubs de la LCF », confirme son agent.

Et si plusieurs opportunités s’offrent à lui, quel sera le choix de Maxime?

« Je me suis toujours dit que si j’avais une chance de percer aux États-Unis, j’allais la prendre », indique-t-il.

Sur les traces de Louis-Philippe Ladouceur

Louis-Philippe Ladouceur est un pilier dans le monde des spécialistes des longues remises. Il fait partie de l’organisation des Cowboys de Dallas depuis la saison 2005 et Maxime Latour avoue le suivre de près.

« Quand je regarde les Cowboys, je porte toujours une attention particulière à son jeu. C’est un Québécois donc il y a toujours un sentiment d’appartenance. Je ne l’ai jamais rencontré, mais j’aimerais beaucoup le faire. En étant dans la NFL depuis aussi longtemps, il pourrait me donner des trucs pour atteindre cette ligue. »

Mais avant de fouler un terrain de la NFL, Maxime Latour doit tout d’abord convaincre une équipe de lui faire confiance. Tout cela va se jouer à Phœnix dans quelques semaines.

Pour avoir une chance de percer dans la NFL, une remise sur 15 verges pour un dégagement doit être faite en moins de 0,7 seconde. La moyenne de Maxime se situe à 0,68 seconde.