Reilly Pickard a dû s’absenter pour des raisons de santé et après avoir repris l’entraînement cette semaine, le gardien se dit prêt à contribuer au succès du Phœnix.

Le retour de Pickard

Après avoir raté les sept derniers matchs du Phœnix, Reilly Pickard effectuera un retour au jeu vendredi soir contre les Screaming Eagles du Cap-Breton.

C’est d’ailleurs à la suite de sa défaite en prolongation par la marque de 5-4 contre ces mêmes Screaming Eagles que le gardien a dû s’absenter pour des raisons de santé.

«Reilly est en forme maintenant. Il n’était pas totalement prêt cette semaine, mais il est en mesure de jouer vendredi», assure son entraîneur Stéphane Julien.

Pickard en a aussi profité pour soigner une blessure à l’aine.

«Je ne serai pas encore à 100%, mais il n’y a pas beaucoup de joueurs qui ne le sont pas à ce stade-ci de la saison. Tout le monde traîne de petites blessures. Les spécialistes ont jugé que j’étais prêt à revenir au jeu et j’ai hâte. J’aurais pu jouer mercredi, mais là je suis encore plus prêt à faire face à l’action», a expliqué le gardien nouvellement acquis en échange d’Evan Fitzpatrick.

Surfer sur la vague

Le hasard fait en sorte que le joueur de 19 ans reviendra dans des conditions gagnantes puisque le Phœnix a obtenu neuf points sur une possibilité de dix lors des cinq dernières rencontres. Tout ça en plus d’avoir battu la meilleure équipe au pays, l’Armada de Blainville-Boisbriand, avec Brendan Cregan devant le filet.

«On a acquis de la confiance et ce sera important d’utiliser ce momentum afin de bien terminer notre préparation en vue des séries», soutient Pickard.

«Ce n’est pas facile de rester dans les gradins, poursuit-il. Je souhaite évidemment aider mon équipe à gagner et pour y arriver, je dois retrouver mon filet», avance le gardien.

Heureux à Sherbrooke

Parti de Bathurst pour rejoindre le Phœnix, Reilly Pickard se plait bien à Sherbrooke, une ville bien différente.

«Je trouve ça motivant de garder les buts devant une foule intéressante à chaque partie. À Bathurst, c’est plus petit et il y avait moins de spectateurs lors des dernières saisons. J’aime l’énergie à Sherbrooke et il faut avouer que je les voyages sont moins longs et que c’est plus amusant d’affronter des équipes différentes. Parce que dans les Maritimes, on jouait souvent contre les mêmes clubs.»

Mais pendant que le Titan vise la Coupe du Président, le Phœnix, lui, espère gagner la première ronde de son histoire.

«Chaque équipe est différente, mais en même temps, c’est le même sport, les mêmes adversaires et ma tâche est toujours la même: arrêter la rondelle. J’ai joué pendant quatre ans à Bathurst avec le Titan, j’ai vécu plusieurs situations et on a connu des moments plus difficiles pour ensuite avoir beaucoup de succès en début de saison. Je suis prêt à tout.»

Même si les Screaming Eagles se trouvent sous le Phœnix au classement, la partie de vendredi soir au Palais des sports représentera un autre beau défi pour Pickard puisque Cap-Breton se trouve à quatre points de la 11e position, occupée par le Phœnix.

«On a adopté un bon rythme à la maison depuis les Fêtes et il faudra le garder», rappelle l’entraîneur Stéphane Julien.