Vincent Roy en action au camp des Riders. «C’est pas compliqué, on s’entraîne, on mange et on a des meetings», explique-t-il.

Le réalisme de Vincent Roy

Vincent Roy est un jeune homme intelligent. Et réaliste.

Roy poursuit son chemin au camp d’entraînement des Roughriders de la Saskatchewan, l’équipe qui l’a repêché en sixième ronde au début du mois de mai. S’il affirme que les choses se passent plutôt bien jusqu’ici, le Granbyen précise toutefois que, selon lui, ses chances de se tailler un poste avec la formation sont « assez faibles ».

« Il y a plein de joueurs établis sur la ligne offensive, alors je ne me fais pas trop d’idées, avoue-t-il. Ce qui ne m’empêche pas de me défoncer, qu’on s’entende, à chaque fois que je saute sur le terrain. »

Roy a l’impression qu’il sera invité à joindre l’équipe de pratique à la fin du camp d’entraînement.

« C’est mon feeling. On verra. Mais si ça s’avère de meilleures nouvelles encore, ce sera parfait ! »

Dans une entrevue accordée à la télé de Radio-Canada en Saskatchewan, Roy a récemment mentionné qu’il ne serait pas gêné de retourner avec le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke si les choses ne tournaient pas à son goût avec les Riders.

« Je n’aurais rien contre disputer une cinquième et dernière saison à Sherbrooke, a-t-il répété à La Voix de l’Est. Mes amis sont là-bas et je peux certainement encore apprendre des choses au football universitaire. En même temps, si les gens des Riders me disent que je ne fais pas le club, mais que je serai le premier ou le deuxième joueur rappelé de l’équipe de pratique en cas de blessure, je vais sérieusement y penser. Après tout, je serais quand même payé sur l’équipe de pratique… »

Les Riders disputeront leur premier match préparatoire vendredi, à Calgary. Roy ne savait pas encore, mercredi, s’il allait prendre part à la rencontre.

De grosses journées

Vincent Roy ne s’en cache pas : ce sont de grosses journées au camp des Riders, qui a lieu à Saskatoon, à un peu plus de deux heures de Regina, le domicile de l’équipe.

« C’est pas compliqué, on s’entraîne, on mange et on a des meetings. C’est comme ça à la journée longue, c’est tout ce qu’on fait. »

L’ancien des Incroyables de J.-H.-Leclerc admet aussi que son mental, autant que son physique, est mis à l’épreuve.

« Tu travailles très dur et tu es loin de la maison. Il faut être fait fort ! »

Ceci dit — et il ne veut pas que les gens en doutent —, il apprécie sa première expérience chez les pros.

« Je suis à un camp professionnel, avec une des meilleures organisations au Canada quand on parle de football. Je n’ai pas à me plaindre, car plusieurs aimeraient être à ma place. »

Roy a été très impressionné lorsqu’il a visité le Mosaic Stadium, la magnifique maison des Riders.

« C’est tellement beau, tellement propre, tellement… parfait ! J’ai hâte de jouer là devant 30 000 personnes. »