Le botteur de précision du Vert & Or Louis Tardif a réussi 13 de ses 14 bottés en 2019.

Le pied droit de Louis Tardif pourrait faire la différence

Comme en 2018, le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et les Stingers de Concordia se retrouveront, sur le gazon naturel du stade sherbrookois, à se disputer un match dont l’enjeu est une participation aux éliminatoires du football universitaire québécois. Un duel qui pourrait fort bien être tranché par le pied droit du botteur de précision Louis Tardif.

L’an passé, c’est sous de gros flocons mouillés que le Vert & Or a battu les Stingers, s’assurant ainsi une place en demi-finale face au Rouge et Or de l’Université Laval.

Samedi, Sherbrooke (2-4) et Concordia (1-5) se retrouvent à nouveau pour un duel important ; avec une victoire, le Vert & Or aiderait de beaucoup ses chances de participer aux éliminatoires, avant de compléter sa saison en accueillant Québec, la semaine prochaine.

Mais voilà.

Les Stingers ont remporté le premier duel entre les deux clubs, grâce à un placement réussi sur le dernier jeu du match, lors d’une victoire de 37-35.

Si le Vert & Or veut avoir l’avantage du bris contre Concordia, advenant une fiche identique en fin de saison, il doit impérativement remporter le match de samedi, et par au moins trois points. Un placement, bref.

Et justement, le Vert & Or a un botteur de précision qui frôle la perfection, en 2019.

Louis Tardif a en effet réussi 13 de ses 14 tentatives de placement, pour une moyenne de 92,9 %, soit le meilleur pourcentage dans la conférence Québec et même au Canada.

« Pour vrai, ça va vraiment bien cette année. La chimie est là avec William Flamand (le teneur) et Gabriel Fournier (spécialiste des longues remises) ; il est vraiment solide, celui-là ! Il est constant et calme, il a des nerfs d’acier, il ne se laisse pas emporter par l’émotion ou une mauvaise décision d’un arbitre, ou un jeu frustrant. Comme nous, il ne s’investit pas tant que ça émotivement dans le match autrement que dans notre facette du jeu. »

« En plus l’attaque a du rythme, on bouge la balle. Quand tu embarques sur le terrain cinq ou six fois pendant le match, plutôt qu’une ou deux. C’est mieux pour trouver son rythme. »

Tardif a régulièrement réussi des bottés de précision de plus de 40 verges cette saison, dans des situations critiques.

« Cette confiance-là, ça se travaille. J’ai joué beaucoup de musique étant jeune (il joue de la batterie) et ça m’a aidé. J’ai aussi pris de l’expérience au cégep, en me concentrant sur les bottés de précision et cette année, j’ai trouvé la recette pour être dans ma zone, dans ma bulle, pendant le match. »

Tardif inscrit en moyenne 9 points par match, cette saison. Le botteur de Laval David Côté domine avec 13,2 points par match, suivi de Louis-Philippe Simoneau, avec 9,6 points par match.

En début de saison, il a inscrit ses huit premiers placements, avant de rater le neuvième

« C’est sûr que ça aurait été bien d’être parfait, c’était un bon botté, mais j’ai fait une petite erreur technique. C’est la preuve qu’il y a toujours des choses à travailler si on veut être parfait. »

Avant chaque rencontre, Tardif arpente le terrain, fait ses bottés et évalue les distances.

« Mathieu (Lecompte) m’approche ensuite, il me demande comment je me sens, à combien de verges je peux botter. Ça a commencé à Concordia, c’était une belle journée, avec du soleil, sans vent, parfaite pour taper de grosses balles. Je suis honnête avec lui, je lui dis jusqu’où je me sens à l’aise. »

Il a la chance d’être supervisé par l’ancien botteur Mathieu Hébert, qui a joué cinq ans avec le Vert & Or.

« Avec Mathieu, Pierre-Antoine D’Astous et Jacob Camiré, on forme un petit “crew”. On est des techniciens dans ce qu’on fait. On n’hésite pas à s’aider, c’est comme ça qu’on progresse. Et Mathieu est un bon formateur, un bon observateur. Et quand il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, il peut nous calmer, nous gérer. Ça travaille vraiment bien les quatre ensemble. »