Le Phoenix a commencé son week-end de deux matchs en 24 h en beauté avec un gain de 3-2 contre les Cataractes.

Le Phoenix tient le coup et l'emporte

Contrairement à son dernier duel contre les Cataractes, cette fois, le Phoenix a conservé son avance samedi au Palais des sports en route vers une victoire de 3 à 2.

Les Sherbrookois ont commencé le match en lion en marquant trois buts, mais les visiteurs ont peu à peu retrouvé leur rythme, allant jusqu'à réduire l'avance du Phoenix à un maigre but. 

Les Cataractes ont toutefois manqué de temps et n'ont pu répéter le même tour que celui joué lors de leur partie inaugurale. 

« Ce n'était vraiment pas parfait ce soir, fait remarquer Stéphane Julien, entraîneur du Phoenix. Les Cataractes ont joué avec désespoir, mais on a trouvé une façon de gagner quand même. On a perdu des soldats durant le match. Avec notre dernier voyage à Baie-Comeau et Chicoutimi, on a senti une petite fatigue de la part de nos joueurs. Je n'ai pas toujours aimé notre façon de gérer la possession de la rondelle, mais il y a des matchs comme celui-ci durant lesquels les points ne sont pas toujours mérités. » 

« On porte beaucoup d'attention à notre cheminement et dans la situation où nous sommes, c'était une belle partie de notre part autant offensivement que défensivement, avance pour sa part Daniel Renaud, l'entraîneur des Cataractes. On a eu nos chances de marquer: 18 selon le site de la ligue. Défensivement, notre jeu était plutôt hermétique. On le voit dans le nombre d'occasions de marquer accordées. Le problème, c'est que les chances accordées sont très dangereuses. Nos erreurs sont souvent de grosses erreurs. » 

Nathael Roy a été le premier à toucher la cible sur une pièce de jeu qui se retrouvera probablement dans les séquences de la semaine. Roy a contourné tous ses adversaires avec une aisance déconcertante pour ainsi battre Lucas Fitzpatrick. 

« J'ai simplement vu les ouvertures et j'en ai profité, explique l'attaquant des Oiseaux. Avec un peu de chance, j'ai été capable d'enfiler l'aiguille. Collectivement, on a bien commencé la partie. La deuxième période a cependant été plus difficile défensivement, mais on a appris beaucoup aujourd'hui. » 

Samuel Poulin a ensuite permis à Taro Jentzsch de doubler l'avance en milieu de première période et Édouard St-Laurent a ajouté un troisième but au tableau indicateur lors du second tiers. 

Peu après, Jan Drozg  a remis son équipe dans le match en déjouant Brendan Cregan et Jérémy Martin a redonné espoir aux siens en troisième période, mais en vain. 

« À la suite d'une bonne première période, on s'est montrés indisciplinés et on méritait ces nombreuses punitions en deuxième période, laisse savoir Stéphane Julien. On a perdu le rythme, on a vu les Cataractes provoquer quelques revirements, mais on a vu nos joueurs se sacrifier en fin de partie.» 

En fin de match, les Cataractes ont retiré leur gardien alors que Taro Jentzsch se tordait de douleur sur la patinoire.

« Il a reçu un coup de bâton directement dans les cloches de la cathédrale de Cologne en Allemagne: ça lui a fait très mal », admet Stéphane Julien. 

Deux joueurs ont disputé leur premier match dans la LHJMQ dans le clan sherbrookois, Dylan Savenkov et Jacob Rabouin, qui a livré un furieux combat à Roddie Sandilands. 

« J'ai donné de bonnes mises en échec, dont une en plein centre de patinoire, explique Rabouin. Je m'attendais à recevoir de la visite et j'étais prêt. Jouer ma première partie devant les amateurs sherbrookois, c'était incroyable. Je vais me souvenir de ce moment durant toute ma vie. » 

Lafrenière est en ville

L'Océanic de Rimouski affrontera le Phoenix dimanche après-midi au Palais des sports et qui dit Océanic dit Alexis Lafrenière, la jeune sensation qui fait courir les foules aux quatre coins de la planète LHJMQ.

« Ce que je n'aime pas, c'est de voir un gars comme lui ne pas obtenir de points depuis deux matchs: j'espère que l'on trouvera le moyen de le contenir, ce qui ferait en sorte de le voir blanchi de la feuille de pointage pour une troisième partie consécutive. Pour les spectateurs, ce sera intéressant de le voir sur la même glace que Samuel Poulin, deux joueurs talentueux du même âge, mais pas admissible au repêchage au même moment. Ils sont deux joueurs exceptionnels, mais différents. On lui apportera donc la même intention que celle portée par les autres équipes envers Samuel Poulin. »

« L'Océanic a une bonne équipe, mais tout ne repose pas uniquement sur Alexis Lafrenière: quand on affronte un joueur de son calibre, on veut toutefois bien paraître et on en donne un peu plus, rappelle Nathael Roy. Demain, il faudra jouer mieux en élevant notre jeu d'un cran pour aller chercher deux autres points importants. »