Vincent Senez a été excellent dans la défaite de 5 à 3 des siens. L'attaquant des Cataractes a marqué deux buts: un contre Brendan Cregan, un autre contre Reilly Pickard, venu en renfort.

Le Phoenix s’amuse, mais a eu chaud

Un duel inégal a eu lieu dimanche après-midi au Palais des sports. D’un côté, les visiteurs tentaient de mettre fin à une séquence de six revers consécutifs. De l’autre, le Phoenix espérait obtenir une sixième victoire en autant de sorties. Sherbrooke peut dire mission accomplie grâce à un gain de 5-3 face aux Cataractes.

Difficile toutefois de croire que la marque a finalement été très serrée malgré les 52 tirs dirigés vers la cage de Shawinigan, contre seulement 15 reçus.

« Les Cataractes ont tout de même travaillé fort et on a raté plusieurs chances de compter. On aurait facilement pu mettre le match hors de leur portée en évitant entre autres deux erreurs qui ont coûté cher », a expliqué l’entraîneur sherbrookois Stéphane Julien.

« C’est un peu l’histoire de notre saison, explique de son côté le vétéran Nicolas Poulin. On lance souvent et on se bute à des gardiens en forme. Il faut trouver le moyen de capitaliser davantage. La dernière fois à Shawinigan, on menait 3-0, ils sont revenus à 3-3 et on a gagné 5 à 4 en prolongation. On avait pourtant passé un message dans la chambre et il faut maintenant mettre fin à cette mauvaise habitude rapidement. »

Content à 90 %

Avant-dernier au classement général, le club de Shawinigan espérait causer la surprise, mais a tout simplement dû s’avouer vaincu en étant totalement dominé par les locaux.

Même s’ils ont été les premiers à s’inscrire à la marque grâce à Vincent Senez, les Cats ont ensuite vu le Phoenix compter quatre buts de suite.

 Nathael Roy a d’abord fait bouger les cordages en première période pour niveler le pointage. Et à la suite d’un changement de gardien inattendu chez le Phoenix, Olivier Crête-Belzile, Mathieu Olivier et Nicolas Poulin ont imité Roy au second vingt.

« Remplacer Brendan Cregan pour Reilly Pickard n’était pas une décision facile à prendre, admet Stéphane Julien. Je trouvais qu’il n’était pas dans le match. Il ne semblait pas confiant et puisqu’il n’était pas dans son assiette et jouait avec nervosité, on n’a pas pris de chance. »

«C’était une disgrâce en deuxième, acquiesçait pour sa part le pilote des Cats, Daniel Renaud, en insistant toutefois sur les solides performances individuelles de Senez et Bellemare. Ça fait plusieurs fois que ça nous arrive depuis le début de la saison. Je n’ai pas d’explications pour ça. On en parle depuis deux mois aux gars, on a changé des choses pour corriger le tir, sans succès. On semble incapables de jouer dans le cœur des matchs. Je n’ai rien à dire de négatif sur nos première et troisième périodes mais en deuxième, c’était triste.»

« Si j’ai beaucoup célébré après mon but, ce n’est pas seulement qu’il était contre mon ancienne équipe, mais surtout parce que Bellemare m’avait volé à quelques reprises. Il a été excellent », a avancé Olivier.

Gabriel Denis a par la suite redonné un soupçon d’espoir aux siens au dernier tiers, ce qui a amené Senez à marquer un deuxième but en avantage numérique.

Or, la logique a été respectée et Nicolas Poulin a scellé l’issue de la rencontre en comptant dans une cage déserte.

« C’est décevant parce que notre équipe a eu le contrôle du jeu, mais je sors d’ici en étant content à 90 %, souligne Stéphane Julien. Il faut éviter les mauvaises punitions et demeurer concentré jusqu’à la fin. Je pense notamment à Luke Green, qui s’est fait déjouer facilement parce qu’il manquait de focus. »

« On a profité de notre long séjour à domicile et on se prépare maintenant pour l’Abitibi, informe Nicolas Poulin. Ce qui est bien, c’est que tout le monde arrivera là-bas avec confiance. »

Notons que les Oiseaux ont empoché 13 points sur une possibilité de 14 lors des sept derniers matchs.

« On devra simplement jouer de la même façon d’ici la fin de la saison », termine Poulin.