Ronald Thibault, gouverneur du Phoenix
Ronald Thibault, gouverneur du Phoenix

Le Phoenix prêt pour une longue pause

Le scénario d’une reprise seulement en janvier pour la LHJMQ, évoqué par le commissaire Gilles Courteau dans La Presse lundi, a fait réagir le monde du hockey junior au Québec. Le Phoenix assure être en mesure de passer à travers la crise, même si elle s’étend sur plusieurs mois.

« Si on a à faire face à un scénario aussi désastreux, on va suspendre les activités, explique Ronald Thibault, gouverneur de l’équipe. On va réduire les dépenses au maximum dans un scénario comme celui-là. Est-ce qu’on peut envisager que ça va être long ? Il ne faut pas être dupe, la réponse c’est oui. »

« L’incertitude nous coûte cher si on a toujours espoir de recommencer et qu’on attend et qu’il n’y a rien qui se fait, poursuit-il. On va faire des choix comme n’importe quelle entreprise en fonction des annonces du gouvernement. »

Selon M. Thibault, une reprise hâtive devant des bancs vides serait beaucoup plus problématique pour la formation sherbrookoise.

« Ce n’est pas un modèle d’affaires qui est viable dans n’importe quel marché de la Ligue canadienne de hockey, mentionne-t-il. On aurait des dépenses, mais pas de revenus. Mais dans un modèle où on n’a pas de dépense. Si le gouvernement annonce l’annulation des activités de hockey pendant un an, on va mettre la clé dans la porte pendant un an et on aura zéro dépense. »

La présence de commanditaires dans l’éventualité d’une reprise est également un point important. Plusieurs entreprises auront été ébranlées par l’arrêt des activités et ne seront peut-être pas au rendez-vous avec le Phoenix.

« Les gens au bureau, c’est à cela qu’ils vont travailler. Si les spectateurs sont au rendez-vous, il y aura des commanditaires j’en suis persuadé.»