Le défenseur Luke Green était du groupe de joueurs du Phoenix qui a rendu visite aux élèves de la région de Coaticook lundi.

Le Phoenix inspire

Il y a de ces événements qui demeurent dans la mémoire d'un enfant pendant longtemps. La rencontre entre des joueurs du Phoenix et 264 élèves de la région de Coaticook lundi à l'aréna de Coaticook en est un. Ces derniers ont quitté l'endroit plus motivés que jamais à réussir sur les bancs d'école.
L'aréna Gérard-Couillard débordait en matinée. Et les jeunes se montraient impatients à l'idée de rencontrer le gardien Evan Fitzpatrick, l'attaquant Julien Pelletier, le défenseur Julien Bahl et quatre de leurs coéquipiers. Le tout a été organisé dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire par Louis-Georges Perron, éducateur physique aux écoles de Sainte-Edwidge, Saint-Malo, Compton et Martinville.
« On a parti un programme de hockey récemment et j'ai eu l'idée de rassembler quelques joueurs du Phoenix et des élèves de la région de Coaticook. Parce que personnellement, sans le hockey, je ne serais pas allé à l'université. Ça m'a permis d'avoir un bon diplôme et un bon emploi. »
« Notre but aujourd'hui est de montrer la base du hockey aux jeunes, explique Julien Bahl. Ce ne sont pas tous les élèves qui ont la chance de jouer au hockey et s'ils peuvent être davantage motivés grâce au sport, c'est excellent. »
« Les élèves ont plusieurs questions pour nous, constate Evan Fitzpatrick. Ils ont un sourire dans le visage. Tant mieux si je constitue un modèle pour eux. Quand j'étais jeune, l'école ne m'intéressait pas autant qu'aujourd'hui. Je voulais jouer au hockey et quand ça n'allait pas assez bien à l'école, ma punition était de mettre le hockey de côté pour me concentrer sur mes études. Je pense être maintenant capable de bien allier les deux. »
Le jeune Gabriel Vaillancourt se réjouissait pour sa part de pouvoir patiner avec des membres de l'équipe de hockey junior.
« C'est plaisant de voir que les joueurs du Phoenix peuvent autant avoir du succès à l'école que sur la glace. Grâce au hockey, j'accorde plus d'importance à l'école parce que je dois avoir de bonnes notes pour continuer à jouer pour le Summum, une équipe de hockey juvénile. »
« Les jeunes doivent avoir des modèles différents, estime quant à elle Catherine Blanchet, directrice par intérim des écoles Saint-Luc, Sainte-Edwidge et Ligugé. À l'école, il y a plusieurs modèles. Mais des modèles féminins. Qu'est-ce qui accroche les garçons? Le sport, l'activité physique. Nos petits gars sont actifs et la seule figure masculine qu'ils ont à l'école, c'est parfois leur éducateur physique. Les joueurs du Phoenix sont des modèles accessibles. Ils sont jeunes, ils sont encore à l'école et permettent aux jeunes de rêver. »
Un outil de développement
Mais au-delà du lien entre le sport et la persévérance scolaire, Louis-Georges Perron estime que le hockey amène encore bien plus.
« Le hockey est un outil de développement de l'être humain et permet aux jeunes de rester à l'école et de s'accrocher à la vie même parfois. On apprend de belles valeurs grâce au sport. Quand on connaît un échec, on se relève. On apprend à travailler en équipe, à ne pas se laisser abattre, à se relever les manches et à travailler encore plus fort pour obtenir ce que l'on souhaite. Ce n'est pas en mathématiques ou en français qu'il est possible d'apprendre ça. »
« Je suis content que les jeunes rencontrent les joueurs du Phoenix, ajoute l'instigateur de l'événement. Parce que ces derniers ne l'ont pas toujours eu facile pour se rendre là où ils sont. Ils se sont rendus dans la LHJMQ parce qu'ils n'ont jamais lâché. »
Sortir de sa torpeur
Présents à Coaticook dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire, les joueurs du Phoenix ont admis qu'ils devaient eux-mêmes se montrer persévérants question de mettre fin à leur séquence difficile.
À deux points d'une exclusion des séries, les Oiseaux admettent que le fond du filet est plus difficile à trouver depuis quelques matchs et que le temps presse de plus en plus.
« On n'a pas fourni le meilleur effort ce week-end, confie le gardien Evan Fitzpatrick en rappelant les défaites de 4-0 vendredi à Québec et 7 à 2 samedi à Victoriaville. Pour ma part, j'ai connu un début de match difficile en accordant trois buts en première période vendredi. Je suis sorti fort en deuxième et en troisième pour aider l'équipe à revenir dans le match. »
« C'est certain qu'on a tous de la misère à trouver le fond du filet, renchérit de son côté Jason Imbeault. On avait marqué un seul but en trois matchs et il faut vraiment trouver un moyen de compter pour sortir de notre léthargie. »
« On a marqué deux buts samedi, on doit bâtir là-dessus, avance Fitzpatrick. On pourrait oublier notre panne sèche à l'offensive dès le prochain match si l'on réussit à marquer quelques buts. Samedi, on a compté deux fois. C'est un départ et on doit construire là-dessus en progressant constamment. »
Mercredi au Palais de sports contre les Remparts de Québec, trois joueurs importants manqueront à l'appel.
« Même sans Anderson Macdonald (épaule), Marek Zachar (épaule) et Yaroslav Alexeyev (retourné en Russie à la suite de la mort de son père), on doit gagner. On continuera à travailler fort même s'il nous manque trois bons joueurs », termine Imbeault.