Le Phoenix l’a emporté grâce à la brillante sortie du gardien Brendan Cregan et des attaquants Nicolas Poulin et Yaroslav Alexeyev.

Le Phoenix gâte ses spectateurs

Au lendemain de la transaction de Vitalii Abramov, les Olympiques de Gatineau ont subi un cuisant revers face au Phœnix de Sherbrooke, qui a offert une rare victoire à domicile aux 2616 spectateurs présents vendredi soir au Palais des sports.

C’est par la marque de 6 à 0 que les Sherbrookois ont pris la mesure des visiteurs, et ce, entre autres grâce à la brillante sortie du gardien Brendan Cregan et des attaquants Nicolas Poulin et Yaroslav Alexeyev.

Dépourvus de tout punch offensif avec le départ du meilleur joueur de la LHJMQ, les Olympiques n’ont jamais été dans le coup.

« C’était plaisant de voir cette belle foule dans les gradins, confie l’entraîneur Stéphane Julien. Tout le monde a bien répondu. J’espère que c’est le début d’une belle séquence à la maison. On l’attendait celle-là. »

Benjamin Tardif a respecté la consigne émise la veille par son entraîneur, qui demandait un but tôt dans le match. Tardif a touché la cible après seulement 1 h 28 de jeu.

« Quand on voit un joueur d’énergie marquer dès le départ, ça nous donne un certain momentum, constate Nicolas Poulin. J’ai aimé pouvoir partager un trio avec mon frère ce soir. On connaissait un mauvais début de saison à domicile et on est contents de montrer aux fans que le Phoenix est une équipe gagnante. »

« Tardif offre du beau hockey, fait remarquer le pilote sherbrookois. Il est rapide, physique et possède un bon tir. Quand tout le monde contribue, on n’a pas le choix de gagner. »

Yaroslav Alexeyev a imité son coéquipier un peu plus tard en avantage numérique et Nicolas Poulin s’est inscrit à son tour à la marque, deux fois plutôt qu’une en première période : c’était déjà 4-0 après 20 minutes de jeu.

« On a débuté le match en force, et ce, dès notre première présence, souligne Julien. Notre meilleure défensive est notre offensive. On a appliqué une belle pression, les gars ont mis la rondelle au filet et les deux points obtenus sont très importants. »

Cregan se surpasse

Au deuxième vingt, Alexeyev en a rajouté en donnant une avance de cinq buts au Phoenix.

Les locaux ont dû se passer de Mathieu Olivier en milieu de rencontre à la suite d’une pénalité d’extrême inconduite obtenue pour son geste d’obstruction à l’endroit d’Anthony Beauchamp.

Cregan s’est montré intraitable tout au long du match, allant jusqu’à bloquer le tir de punition offert à Mikhail Shestopalov.

Hugo Roy a complété la marque avec l’avantage d’un homme au dernier tiers.

Le cerbère du Phoenix a terminé la partie avec 26 arrêts contre 23 pour son homologue.

« Chaque fois qu’il se retrouve dans une situation dans laquelle il doit gagner, il répond à l’appel.

C’était aussi le meilleur match des frères Poulin. C’est une bonne nouvelle pour la recrue Samuel Poulin. Son frère Nicolas aurait même pu marquer quatre ou cinq buts », informe Stéphane Julien.

« Notre attitude était positive dans le vestiaire et il faudra la garder, clame le portier sherbrookois. En tant que gardien, je ne veux jamais accorder le premier but et j’étais content de voir Tardif toucher la cible dès les premières minutes. On travaille fort durant les entraînements et c’est payant. On était meilleurs sur la route qu’à domicile depuis le début de la campagne, donc on savoure encore plus cette victoire. »

Le Match des toutous

Prochain rendez-vous : dimanche à 15 h contre le Titan d’Acadie-Bathurst et German Rubstov à l’occasion du traditionnel Match des toutous.

«  On se reposera samedi, parce que le Titan vise les grands honneurs cette année et possède une bonne attaque et un bon gardien. Si notre équipe maintient le momentum de ce soir, ce sera un gros match ! » conclut Stéphane Julien.

Série Canada/Russie : « Fitzpatrick aurait mérité de jouer »

Quelques heures après être revenu de Moncton à la suite de sa participation à la Super Série CIBC entre le Canada et la Russie, Thomas Grégoire estime que son gardien chez le Phœnix Evan Fitzpatrick méritait un départ lors des deux affrontements entre la LHJMQ et les Russes.

« Si Evan Fitzpatrick a été laissé de côté durant les deux parties, c’est la preuve que la LHJMQ fournit d’excellents gardiens. Samuel Harvey a fait un travail exceptionnel. Fitz est vraiment un bon gardien, on va se le dire. J’étais déçu pour lui. 

Vraiment. J’aurais aimé qu’il puisse avoir sa chance. Il est un gardien de première classe et il n’a pas reçu le traitement qu’il méritait », a lancé Thomas Grégoire, qui est arrivé à Sherbrooke moins de deux heures avant le début de la rencontre de son équipe vendredi soir.

« On le sait qu’il est excellent, poursuit Grégoire. On est tous derrière lui et tout le monde pense qu’il aurait dû jouer le dernier match. On dirait que Hockey Canada mise sur Harvey, mais j’imagine qu’on aura des explications plus tard lors de la composition de l’équipe canadienne. »

Chose certaine, Evan Fitzpatrick semblait déçu de cette décision des dirigeants de Hockey Canada.

« Je ne pouvais rien y faire. Je voulais vraiment jouer et j’ai continué d’encourager mes coéquipiers en souhaitant vaincre les Russes. Je crois en moi. Le plus important pour moi, c’est ma prochaine partie avec le Phoenix. C’était un événement spécial. Les meilleurs des meilleurs étaient là durant cette série et les circonstances étaient particulières. Je ne dois pas trop m’en faire avec ça. »

Grégoire et Fitzpatrick se réjouissaient d’ailleurs de la victoire du Canada.

« C’était spécial de battre les Russes pour une deuxième fois en deux ans », souligne le portier qui avait gagné sa partie l’an dernier contre la Russie lors du même événement.

« J’ai vécu une belle expérience en étant entouré des meilleurs joueurs du circuit, note Grégoire. J’étais un peu nerveux comme tout le monde. Mais c’était spécial pour moi, parce que je n’avais pas été invité au départ même si je ne faisais pas partie du top 6 initial. Finalement, j’ai reçu mon invitation et j’en ai profité. »

« On était très jeunes, enchaîne aussitôt le défenseur de 19 ans. J’étais l’un des plus vieux membres de l’équipe. On comptait sur des jeunes de 17 ans et 18 ans. On n’a rien à envier aux Ontariens ou aux joueurs de l’Ouest canadien. La relève est là ! »