Denis Bourque comprend la décision de commencer la saison 2020-2021 de la LHJMQ sans spectateurs, mais se dit convaincu que la LHJMQ pourrait revenir sur sa décision plus tard si la situation de la COVID-19 le permet.
Denis Bourque comprend la décision de commencer la saison 2020-2021 de la LHJMQ sans spectateurs, mais se dit convaincu que la LHJMQ pourrait revenir sur sa décision plus tard si la situation de la COVID-19 le permet.

Le Phoenix espère des spectateurs avant Noël

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
C’est avec un brin d’optimisme que le président et actionnaire du Phoenix de Sherbrooke accueille la décision de la LHJMQ de présenter les matchs à huis clos pour la saison 2020-2021. Denis Bourque se veut rassurant: « On espère que la LHJMQ s’adapte en cours de saison en revoyant sa décision et en permettant aux équipes d’accueillir des spectateurs si la situation le permet. »

Le commissaire Gilles Courteau a confirmé vendredi que la prochaine campagne débutera à portes fermées le 1er octobre prochain. Mais avant de disputer 60 matchs contre les équipes de leur division, les 18 formations de la LHJMQ doivent entamer leur camp d’entraînement dès le 30 août.

Si à pareille date, les amateurs s’intéressaient davantage aux joueurs présents au camp et aux chances de leur équipe de remporter le championnat, ce n’est pas l’aspect hockey qui fait jaser actuellement, mais bien la question des gradins vides. 

« On entend que les organisations pourraient recevoir du monde avant ou après les Fêtes. La LHJMQ a pris une décision prudente et elle me satisfait. Par contre, je suis certain que si la situation de la COVID-19 change positivement, la LHJMQ saura réagir en conséquence. Sans dire que le Palais des sports pourra accueillir 4000 personnes d’ici la fin de l’année, je crois qu’il serait logique de revoir la décision si les conditions sont favorables, sans mettre les gens à risque. Reste à savoir dans quelle mesure ce sera possible. Mais on compte là-dessus, c’est certain », croit le président du Phoenix. 

Ce dernier rappelle que même lorsqu’il était permis d’accueillir des spectateurs, certaines organisations connaissaient déjà des problèmes financiers avant la pandémie. 

« On aura besoin d’aide, c’est évident. Même si le nombre de voyages diminuera, même si l’on coupera le maximum de dépenses et même en comptant les revenus liés à la webdiffusion, l’aide du gouvernement sera nécessaire. On aura beau faire preuve de beaucoup de créativité pour assurer des revenus et limiter les dépenses, mais on ne pourra y arriver seul », estime l’actionnaire.

Une webdiffusion de qualité

Ayant changé de partenaire pour assurer la webdiffusion de tous les matchs des 18 équipes du circuit, la LHJMQ s’attend à offrir une qualité d’image supérieure à celle offerte dans le passé pour inciter les amateurs à investir pour obtenir ce produit. 

« On espère que tout fonctionne bien, parce que c’est un projet qui vaut la peine d’être réalisé. En améliorant la technique, on rend l’expérience plus intéressante pour les amateurs. Notre noyau de partisans voudra nous suivre et on espère que le produit sera à la hauteur », souhaite Denis Bourque. 

Une croix sur les séries

Lors des derniers jours, plusieurs fervents de la LHJMQ contestaient encore la décision d’annuler les séries éliminatoires et de reprendre aussitôt la prochaine saison. 

« C’est une décision logique selon moi. On aurait bien sûr voulu des séries éliminatoires, mais il est trop tard. On ne pouvait pas copier cette fois-ci le modèle de la LNH. On ne pouvait pas se permettre d’envoyer nos joueurs dans des bulles. Quel marché aurait pu accueillir les 18 formations? Même à Québec, je crois que c’était impensable. C’est décevant, mais il faut se rappeler que la LNH peut compter sur les revenus des droits de diffusion et nous, on n’a pas ce luxe de pouvoir présenter toutes les parties et de toucher cette part de revenus pour former une bulle. »

Chose certaine, le président du Phoenix espère que tous s’engageront dans cette même bataille: celle de disputer une saison de hockey junior majeur sécuritaire en s’engageant complètement dans cette cause.

« Il faut y croire. On doit faire confiance à ce qui nous attend. Est-ce qu’on est inquiets? Bien sûr. Est-ce que la vie est toujours belle? Non. J’espère que tout se passera bien et qu’il sera possible une fois pour tout de mettre cette période plus difficile derrière nous », clame Denis Bourque.