C’est l’ancien Cantonnier Rémi Poirier qui défendait la cage des Olympiques dimanche après-midi. Poirier a gardé son équipe dans le match au cours des deux première périodes, mais le Phœnix, plus reposé, a frappé fort en troisième pour s’assurer une victoire de 7-1.

Le Phoenix de Sherbrooke s'offre un premier gain sur la route

Le Phœnix de Sherbrooke a remporté de belle façon sa première victoire sur la route cette saison, dimanche après-midi, en écrasant les Olympiques, à Gatineau, par la marque de 7-1.

C’est le Slovaque Olivier Okuliar qui a été la grande vedette du camp sherbrookois avec deux buts et autant de passes.

Benjamin Tardif (1-2) et Bobby Dow (1-2) se sont également illustrés lors de cette rencontre à sens unique, qui a permis au jeune gardien Thomas Sigouin de signer un premier gain dans la LHJMQ. Le jeune homme a bloqué 29 des 30 lancers dirigés vers lui. Seul Shawn Boudrias a réussi à le déjouer, en deuxième période.

Félix Robert, Julien Anctil et Taro Jentzsch ont aussi fait bouger les cordages.

« Thomas a eu un très bon camp d’entraînement avec nous, mais il s’est blessé au genou par la suite. Quand tu le regardes jouer, ce n’est rien de très technique, mais il est là pour arrêter la rondelle, peu importe la façon. Il compétitionne. J’ai aimé ses deux derniers matchs, ça nous rassure beaucoup, car il n’avait disputé qu’un seul match dans la LHJMQ l’an passé. Il a fait de gros arrêts en première période et il nous a donné confiance pour la suite du match », a indiqué l’entraîneur-chef du Phœnix, Stéphane Julien.

L’attaque sherbrookoise s’en est donné à cœur joie contre une équipe qui complétait une séquence de sept matchs en 12  jours.

« Enfin, ça a débloqué pour nous à l’attaque. Vendredi, on méritait un meilleur sort et aujourd’hui (dimanche) notre travail a été récompensé. On avait beaucoup de vitesse, on a amené beaucoup de rondelles au filet et on a été opportunistes. C’est comme ça qu’on veut jouer. »

Parmi les points positifs, la tenue de l’avantage numérique fait sourire Stéphane Julien. Avec deux buts inscrits en quatre occasions de marquer face aux Olympiques, Sherbrooke montre maintenant le deuxième meilleur pourcentage d’efficacité de la LHJMQ, avec 32,4 %, derrière l’Océanic de Rimouski (40,5 %).

Par contre, la tenue de l’unité en désavantage numérique n’est pas aussi reluisante. Sherbrooke ne peut faire mieux qu’un taux d’efficacité de 71,1 %. Seules deux équipes font pire que Sherbrooke présentement (Saint John, 70,7 % et Shawinigan à 64,7 %).

« Le jeu sur les unités spéciales, c’est ce genre de détails qui changent les matchs. Si notre avantage numérique va bien, notre désavantage numérique nous a fait perdre le match de vendredi face à Chicoutimi. On a du travail à faire de ce côté, les équipes s’ajustent à notre façon de jouer. Mais contre Gatineau, on a très bien fait, c’est la preuve que lorsque les gars appliquent le système, on peut avoir du succès. Pour terminer parmi les meilleures équipes, on veut viser un pourcentage d’efficacité cumulatif de 105 %. »

Le trio formé de Dow, Okuliar et Tardif a été de la dynamite pour le Phœnix, dimanche.

« Nos deux joueurs européens connaissent de bons moments. Le trio formé de Dow, Tardif et Okuliar, a été excellent, les gars ont mis l’effort. Quand Dow est arrivé, il n’avait pas patiné depuis deux semaines. On commence à lui enseigner les bases du système et j’ai vraiment aimé ses trois derniers matchs. Il est fort, il a de la vitesse et on peut lui faire confiance dans plusieurs situations. C’est un ajout très intéressant à notre formation », a dit Stéphane Julien.

Les Olympiques, eux, semblaient à bout de souffle, dimanche, lors de leur troisième match en autant de jours.

Ils ont résisté au Phœnix pendant deux périodes, mais les visiteurs ont ouvert les vannes avec trois buts en 50 secondes au début de la troisième période. C’en était fait des Gatinois, qui se sont inclinés devant une maigre foule annoncée de 1393 spectateurs.

« Nous avons eu les meilleures chances de compter, mais leur gardien nous a frustrés. La fatigue mentale s’est fait sentir aujourd’hui. Nous avons manqué d’émotions en troisième période. C’est un peu normal. Nous n’avions pas l’énergie pour être les premiers sur la rondelle. Nous manquions de fougue », a expliqué l’entraîneur-chef Éric Landry.

Poirier était excité

C’est l’ancien gardien des Cantonniers de Magog, Rémi Poirier (31 arrêts sur 38 lancers), qui a amorcé le match pour les Olympiques.

Natif de Granby, Poirier était fébrile à l’idée d’affronter l’équipe qu’il appuyait dans sa jeunesse.

« Je n’étais pas trop nerveux. J’étais excité. Bon, ça ne s’est pas passé comme je le voulais, mais j’ai aimé mon expérience. J’ai résisté pendant deux bonnes périodes. Je n’avais pas joué depuis un mois et demi, mais j’avais confiance en mes moyens. Je comprends que les gars étaient fatigués. Je voulais juste les aider à rester dans le coup », a dit celui qui sera opéré jeudi pour un blocage à un rein. Avec Jean-François Plante du journal Le Droit