Maxime Picard, Spectre Média

Le Phoenix bombarde Blanchette et gagne

Le Phoenix s’est forgé une réputation cette saison et est reconnu pour bombarder les gardiens adverses. Or, cette tendance n’est pas toujours gage de réussite, mais cette fois, ce fut payant face au Drakkar de Baie-Comeau.

La dernière victime? L’ancien portier du Phoenix, Justin Blanchette, qui a accordé quatre buts sur 45 tirs dans une défaite de 6 à 3, dont deux buts marqués par les Sherbrookois dans une cage déserte.

Cette stratégie de retirer le gardien utilisée par l’entraîneur Martin Bernard a bien failli rappeler de mauvais souvenirs pas si lointains au Phoenix, qui a laissé filer une avance de 3-0 en troisième période vendredi à Shawinigan pour ainsi l’emporter par la marque de 5-4 en prolongation contre les Cataractes.

Dimanche après-midi, le Drakkar n’a toutefois pu forcer la tenue de la prolongation au Palais des sports malgré les deux buts comptés après avoir retiré son gardien.

« On a été un peu égoïstes en fin de match, admet l’entraîneur du Phoenix Stéphane Julien. C’était possible de sortir la rondelle à quelques reprises, mais mes joueurs souhaitaient aller chercher des points pour leur fiche personnelle, ce qui nous a mis dans le trouble. Les gars ont toutefois été en mesure de rester dans le match pour obtenir un gros deux points et ainsi bien terminer la semaine. »

Le Phoenix a effectivement connu une semaine parfaite avec trois victoires en trois sorties contre des adversaires de bas de classement.

« Certains pensent que ça peut être facile, mais les autres équipes veulent gagner également afin de monter dans le classement. Il faut se battre chaque soir », estime Félix Robert.

« Notre calendrier est peut-être favorable, mais on doit battre ces adversaires plus accessibles afin de monter au classement. Il n’y a rien de facile dans cette ligue », a ajouté Alexandre Joncas.

Félix Robert, Mathieu Olivier, Luke Green, Evan MacKinnon, Nicolas Poulin et Samuel Poulin ont tous obtenu un but, alors que Gabriel Fortier, D’Artagnan Joly et Nathan Légaré ont déjoué Brendan Cregan, qui a bloqué 26 tirs.

Une mauvaise habitude

D’ici la fin de saison, Sherbrooke tentera de se concentrer sur l’importance de maintenir une avance.

« On en a parlé et on en parlera encore. Je n’ai cependant pas du tout pensé à la partie de vendredi. C’est certain que je ne veux plus revoir ça, mais j’ai toujours senti notre équipe en contrôle. La différence avec Shawinigan, c’est qu’on était frustrés envers l’arbitre. Mais en séries, on fera face à la même adversité sur la route : ce sera bruyant et l’arbitre pourrait être influencé et lever le bras pour aucune raison parfois », croit Stéphane Julien.

« On voyait le Drakkar revenir de l’arrière et on se disait qu’il fallait rester calmes sans paniquer, soutient Joncas. On menait encore par un but après tout. »

« On voulait tellement gagner que personne n’a pensé qu’il était possible de perdre, même à 4-3 », confirme Benjamin Tardif.

Des tirs à la tonne

À son retour au Palais des sports, l’ancien Phoenix Justin Blanchette a été fort occupé.

« J’ai reçu beaucoup de tirs, mais je suis là pour bloquer les rondelles. On a tout de même limité les chances de marquer. Je ne suis pas déçu de notre performance. On disputait une troisième partie en autant de jours et on a commencé la partie lentement. Les gars ont tout donné pour me permettre de gagner contre mon ancien club, mais la chance n’a pas été de notre bord. »

« On a tiré énormément et on a été tellement constants que c’était certain que la rondelle allait entrer dans le filet, considère Tardif. Cette saison on lance beaucoup et on ne gagne pas toujours, mais dernièrement, on compte souvent cinq ou six buts. À la longue, c’est payant. »