Après un mois d’entraînement, place aux choses sérieuses pour le Phœnix de Sherbrooke. Sur la photo, Benjamin Tardif tente de déjouer son coéquipier Alexandre Joncas jeudi lors de la pratique matinale.

Le Phœnix veut jouer les trouble-fête

Pour une rare fois, le Phœnix de Sherbrooke ne commencera pas sa saison avec un long voyage en Abitibi, comme il l’a fait lors des trois dernières années. Il faut reculer jusqu’à la deuxième saison du Phœnix pour se souvenir de la fois où les Sherbrookois ont disputé un premier match ailleurs qu’en Abitibi ou à Sherbrooke. Cette année, il compte bien jouer les trouble-fête lors de la partie d’ouverture des Cataractes vendredi à Shawinigan.

« Les matchs d’ouverture, c’est toujours une distraction pour les joueurs, admet l’entraîneur Stéphane Julien. Surtout que cette fois, les Cataractes célèbreront le 50e anniversaire du circuit et de leur organisation. La cérémonie risque d’être plus longue que normalement. »

Même si toute la pression se trouvera sur les épaules des joueurs des Cataractes, qui souhaitent faire oublier rapidement leur difficile saison 2017-2018, les joueurs sherbrookois avouent qu’ils sont un peu nerveux à la veille de cette première partie de saison.

« C’est un bon stress par contre, estime Vincent Anctil, qui disputera le premier match de sa carrière junior. Je suis habitué de jouer sous pression et c’est bon d’être fébrile parfois. On est prêts mentalement et physiquement. On va sortir fort pour aller chercher notre première victoire! »

Et cette première victoire semble très importante aux yeux de Stéphane Julien.

« Dès la première partie, on veut bâtir quelque chose rapidement et on garde le focus sur notre identité, explique Julien. Notre but est simple : aller chercher un gain rapidement. On a connu un bon match contre les Cataractes en match hors-concours. Je suis assez confiant, parce que nos gars sont motivés. On a fait beaucoup d’activités pour souder le groupe et nos entraînements se passent bien. L’intensité est au rendez-vous. Ce serait important d’obtenir une victoire dès vendredi. »

« Je suis très motivé, confirme Jaxon Bellamy. Ce sera une belle expérience pour toutes les recrues, mais aussi pour les plus jeunes comme moi. Ce sera amusant! Ça fait plus d’un mois que l’équipe se prépare en vue du début de saison et on y est enfin. Pour quelques joueurs comme Jacob Rabouin, ce sera l’occasion de jouer dans leur région, devant parents et amis. Ils ont surement acheté plusieurs billets! »

L’importance du premier match

Tous sont d’avis pour dire qu’il est toujours préférable de commencer l’année avec une victoire, évidemment.

« Une première partie donne toujours le ton à une saison, estime Vincent Anctil. On montre quel type d’équipe on aura. On veut tout de suite être reconnus comme étant un club intense difficile à jouer contre. On ne veut jamais commencer sur une mauvaise note. Ce qui me rend optimiste, c’est que l’ambiance est extraordinaire dans le vestiaire. On a un très beau groupe de joueurs. »

« Une nouvelle saison est comme un nouveau départ, clame Jaxon Bellamy. On a un groupe de joueurs différent et on a l’occasion de commencer la saison du bon pied. Les joueurs qui n’ont pas été pleinement satisfaits de leur rendement pourront repartir à neuf et se reprendre. Le simple fait de renouer avec l’action est excitant en fait. »

La tempête Patrick Roy

Dimanche, les Oiseaux s’envoleront pour Québec afin d’y affronter les Remparts. Et qui dit Remparts dit aussi à nouveau Patrick Roy.

« Au moins, on évite la tempête du premier match de Patrick depuis son retour dans la LHJMQ, informe l’entraîneur du Phœnix. Le match d’ouverture des Remparts sera samedi. Mais c’est clair que ce sera intimidant quand même pour nos recrues. Le Centre Videotron devrait être presque plein. On compte sur 12 recrues, donc les gars vont surement tenir leur bâton un peu plus serré lors des dix premières minutes de jeu. »

Le mot d’ordre du premier week-end d’activités? Garder le jeu simple.

« Il faudra éviter les revirements pour ne pas donner la chance à notre adversaire de prendre le momentum. Si la foule a la chance de célébrer un but en partant, elle gagne en énergie et on ne veut pas que ça arrive. Les arbitres ont aussi parfois tendance à être plus généreux sur les pénalités lorsqu’il y a beaucoup de monde dans l’amphithéâtre », rappelle Stéphane Julien.