Alex-Olivier Voyer (19) déjoue Anthony Morrone pour marquer le deuxième but du Phœnix lors du troisième match de la série contre les Voltigeurs de Drummondville.

Le Phœnix reprend vie [PHOTOS]

Les rôles étaient inversés lundi soir. Après avoir lessivé le Phœnix lors de leurs deux premiers matchs à domicile, les Voltigeurs avaient cette fois des airs d’une équipe pee-wee lors de cette troisième partie de la série de deuxième tour, disputée au Palais des sports. Pendant ce temps, tout souriait au Phœnix, qui semblait jouer comme une puissance de la LHJMQ dans cette victoire de 5 à 2.

Stéphane Julien avait pris une décision plutôt conservatrice en envoyant une fois de plus Dakota Lund-Cornish devant le filet, plutôt que William Desmarais, qui avait été parfait en prenant la relève du gardien numéro 1 samedi. 

« Tout le monde me critiquait pour ce choix avant la partie et là, j’ai l’air d’un génie ce soir. Sérieusement, j’ai adoré sa sortie. Il a été excellent », confirme l’entraîneur du Phœnix. 

« J’y voyais une grosse opportunité de rebondir et de montrer que j’ai du caractère, souligne celui qui avait accordé 16 buts en 85 minutes de jeu dans cette série. Tout le monde connaissait l’enjeu. Je me suis bien amusé ce soir. Tous nos joueurs ont élevé leur jeu d’un cran, moi le premier. »

« Je ne sais pas si l’on s’est trouvés bons après les deux premiers matchs, mais quand on ne travaille pas, on ne forme pas une grande équipe, a lancé le pilote des Voltigeurs, Steve Hartley. On était loin de la rondelle durant toute la soirée et on tentait de faire des jeux d’un bord à l’autre de la patinoire. Quand on pense que le but se rapproche et que l’on se croit trop bons, c’est ça qui arrive! »

Le Phœnix a battu les puissants Voltigeurs, lundi soir, devant ses partisans.

Départ canon

Le Phœnix n’a pas tardé à prendre l’avance dans cette partie en marquant un but dès sa première occasion en avantage numérique, l’œuvre de Patrick Guay, qui a complété un jeu de passes souvent répété lors des entraînements.

« Je me suis retrouvé seul devant le filet et on m’a bien repéré, explique la recrue de Sherbrooke. Ce but était très important. On devait commencer le match en force. Tout était une question d’opportunisme. On voulait aller chercher cette victoire pour Dakota entre autres. Il est un bon gars et on bon gardien. Il a aidé notre club à gagner ce match et on l’a aidé à rebondir aussi. »

« On s’est beaucoup concentrés sur notre avantage numérique dans notre préparation face aux Voltigeurs et j’aime voir mes joueurs exécuter les jeux préparés comme celui-ci », ajoute Stéphane Julien. 

À la surprise des 2204 spectateurs présents, le Phœnix a doublé son avance et a contenu l’attaque des Voltigeurs en deuxième période. Alex-Olivier Voyer a déjoué pour une seconde fois Anthony Morrone, mais Félix Lauzon a ramené l’écart à un but sur un jeu chanceux, lorsque la rondelle a dévié sur ses pantalons avant de franchir la ligne des buts. 

Lors d’un désavantage numérique, Félix Robert a ridiculisé la défensive drummondvilloise pour ensuite faire mal paraître Morrone. 

Benjamin Tardif a ajouté un but d’assurance avec moins d’une seconde à jouer en deuxième période.

Les Voltigeurs ont joué le tout pour le tout en retirant leur gardien alors qu’il restait près de six minutes à faire au match et la stratégie s’est avérée payante : Xavier Simoneau a redonné espoir aux siens jusqu’à ce que Bobby Dow marque dans une cage déserte. 

Un regain de confiance

La question que tous se posent maintenant : est-ce que le vent a vraiment changé de bord dans la série?

« On répète aux joueurs depuis le début que notre club est capable de rivaliser face aux Voltigeurs et ils l’ont prouvé aujourd’hui », soutient Stéphane Julien.

Les visages étaient d’ailleurs très longs dans le clan des visiteurs en fin de rencontre.

« On ne s’est pas présentés du tout, note le défenseur Nicolas Beaudin. Notre club avait connu de bons départs à Drummondville et ce ne fut pas le cas ce soir. On s’attendait à voir Sherbrooke rebondir à domicile ce soir. Le Phœnix a travaillé plus fort que nous et a bloqué beaucoup de tirs. Nos mauvaises punitions ont tué notre momentum. On garde la tête haute. On mène encore la série 2-1. Il faudra maintenant utiliser notre vitesse, qui est notre force principale. »

« Au lieu d’avoir un plan pour 20 joueurs, on avait 20 plans pour 20 joueurs, constate Steve Hartley. Ça ne respecte pas notre identité. Il faudra se regrouper mardi et revenir fort mercredi soir. »

Une fois de plus, il faudra s’attendre à voir un Phœnix combatif mercredi au Palais des sports à l’occasion de la quatrième partie de cette série quart de finale. 

« On avait la chance de montrer qu’il est possible de rivaliser contre les Voltigeurs et on est revenus dans la série, affirme Lund-Cornish, qui a réalisé 26 arrêts. Tout le monde a facilité ma tâche ce soir en faisant les sacrifices nécessaires. On vient de prendre un boost de confiance et on constate que c’est possible de les battre si l’on continue de travailler aussi fort. »