Le Phœnix s’est associé à JEVI, jeudi soir, pour sensibiliser ses partisans à la prévention du suicide. Pour l’occasion, les joueurs de Stéphane Julien portaient un uniforme de super-héros. Un chandail portant le nom de Michel Légère à été remis à sa famille. L’homme bien connu à Sherbrooke a pris tout son entourage par surprise en janvier en s’enlevant la vie. La présentation a été faite en présence de Tania Boilar, directrice générale de JEVI Centre de prévention du suicide, Mario Beaudoin, Vice-président aux opérations du Phœnix, Antoinette Légère, mère de Michel, Jonathan Girard, grand ami de Michel, Violette Maillotte, Laurian Morin, le père de Michel, Antonia Légère, la fille de Michel, et René Morin, frère de Michel.

Le Phœnix rend hommage à Michel Légère

Michel Légère était connu de tous. Il s’est retrouvé derrière le bar de la Cage aux sports de Sherbrooke pendant près de 20 ans. Il a toutefois fait son dernier quart de travail en janvier dernier. Dans l’incompréhension générale, ses proches ont appris que le réputé serveur s’est enlevé la vie. Derrière son sourire et son air jovial, sa détresse était méconnue de tous. Ses amis ont tenu à lui rendre hommage avant la partie du Phœnix, jeudi soir.

Les joueurs du Phœnix ont porté un uniforme spécial à l’occasion de ce match en faveur de l’association JEVI dans le but de sensibiliser la population sur la prévention du suicide. Un uniforme de super-héros : celui de Superman. Car parler de ses intentions suicidaires et de ses états d’esprit, « c’est héroïque ».

L’occasion était alors parfaite pour parler de l’histoire de ce père deux filles de 18 et 22 ans, qui nous a quittés le 20 janvier.

Le chandail de Michel Légère a été remis à sa famille lors de la cérémonie protocolaire. Pas moins de 1000 $ ont été remis à JEVI par les proches de M. Légère.

« Michel était un gars intense, admet son bon ami et ancien collègue, Jonathan Girard. Il avait la main sur le cœur, toujours prêt à aider les gens. Il était un homme du peuple. Tout le monde le connaissait à Sherbrooke. Il se donnait à cent pour cent dans tout ce qu’il faisait. Il était perfectionniste. Il était rempli de talent, aimait la moto et surtout, la vie. Il nous a pris par surprise. Les fils se sont touchés et on n’avait pas vu ça venir. Il n’a jamais pris de raccourcis dans la vie. Mais cette fois, il n’avait pas trouvé la solution à ses problèmes, malheureusement. »