Le Phœnix tenait son traditionnel tournoi de golf vendredi au Club de golf Longchamp. Pas moins de 30 000 $ pour le fonds d’études de l’équipe ont été amassés. Le quatuor d’honneur était composé du joueur Nathaël Roy , de l’entraîneur Stéphane Julien, de son attaquant Benjamin Tardif et du directeur général Jocelyn Thibault. Ces derniers entourent les partenaires principaux de l’événement, Maxime Saumier-Demers, propriétaire du Ô Chevreuil, et Louis-Francois Morel, directeur des restaurants Eggsquis.

Le Phœnix prêt à repêcher un Européen

Maintenant que le repêchage 2019 de la LHJMQ est chose du passé, les 18 formations pourront désormais concentrer leurs efforts sur le repêchage européen de la LCH. Le Phœnix utilisera l’un de ses deux choix pour peaufiner son alignement puisque l’attaquant Oliver Okuliar a été récemment libéré par l’organisation sherbrookoise.

Même si le Slovaque n’a pas connu une mauvaise saison en récoltant tout de même 14 buts et 28 aides en 66 matchs, le Phœnix prendra la chance de miser sur un nouveau joueur européen en espérant que ce dernier aura un plus grand impact au sein de la formation.

« Il fallait prendre une décision concernant nos Européens et on a fait le choix de libérer Oliver Okuliar, indique le directeur général Jocelyn Thibault. On a sollicité quelques équipes dans le but de transiger, mais ce n’est pas évident d’échanger les joueurs européens. Mon travail peut être crève-cœur. On aimait bien Oliver, mais le Phœnix est rendu à maturité et il fallait optimiser la situation des Européens. »

Puisque l’entraîneur Stéphane Julien lui a souvent reproché un manque de vitesse, Okuliar a terminé la saison sur le quatrième et dernier trio.

« Ce que j’aimais de lui, c’était sa fougue et son intensité, explique Thibault. Il a connu une belle saison, mais il devra encore améliorer son coup de patin. Idéalement, un Européen doit percer le top 6 à l’attaque et ce n’était pas toujours le cas pour Oliver avec nous. Il a eu sa chance, mais à cause de sa vitesse, il était difficile de le garder sur nos deux premiers trios. Il souhaite encore jouer en Amérique du Nord et on l’espère pour lui aussi. Il est un bon jeune. »

Ce dernier se dit confiant d’attirer le 27 juin prochain un Européen dominant dès sa première saison dans la LHJMQ. 

« On a toujours eu de bons joueurs européens. On est classés au 27e rang dans la LCH. Quelques équipes passeront leur tour puis on verra finalement à quel rang le Phœnix repêchera. On possède une courte liste de joueurs qui nous intéressent beaucoup et on a bon espoir que notre joueur sélectionné voudra jouer pour nous », avance le DG du Phœnix, tout en confirmant le retour de Taro Jentzsch.

Un besoin à combler

Présentement à la recherche d’un gardien de but, le Phœnix pourrait être tenté de repêcher un joueur qui prendra la place devant le filet lors de la majorité des matchs de la prochaine saison. 

« Les gardiens européens n’ont rien à envier aux gardiens d’ici, bien au contraire, ils ont même pris les devants sur les nôtres en ce qui concerne leur développement. On en voit de plus en plus dans la LNH et ce n’est pas pour rien », confie l’ancien gardien professionnel Jocelyn Thibault.

Le directeur général refuse de confirmer que le Phœnix sélectionnera un portier puisqu’il tient à conserver toutes ses options.

« On a certainement un besoin à combler devant le filet, mais on recherche aussi un défenseur. Par contre, on ne peut prévoir ce que les autres formations feront et s’il y a un attaquant de très haut niveau de disponible, on n’hésitera pas à le prendre, mais tout se dirige vers un gardien européen ou peut-être aussi un défenseur. »

Un règlement qui arrive à point

Les équipes de la LCH peuvent de nouveau repêcher un gardien depuis l’an dernier, un règlement qui pourrait bien servir la cause du Phœnix à un moment opportun.

« J’étais en accord avec ce règlement. L’an dernier, les résultats ont été bénéfiques. Certains diront que ça nuira aux gardiens d’ici, mais il ne faut pas oublier que chaque équipe est limitée à deux joueurs européens. Si le Phœnix se retrouve avec un gardien européen dans les buts, ça laissera une place à un Québécois en défensive ou à l’attaque. Rien ne se perd, rien ne se crée », note Jocelyn Thibault. 

Le cas Reynolds

Classé au troisième rang des meilleurs espoirs, Peter Reynolds a finalement été repêché en deuxième ronde, au 21e rang, par les Sea Dogs de Saint John. Puisque le jeune hockeyeur regardait vers les États-Unis afin de poursuivre sa carrière, toutes les formations de la LHJMQ semblaient réticentes à utiliser un choix hâtif au repêchage pour le sélectionner. 

Or, tout indique que les Sea Dogs ont une fois de plus trouvé les bons arguments pour convaincre un récalcitrant. Une situation qui se répète et qui dérange dans la LHJMQ.

« La bonne nouvelle, c’est que les Sea Dogs ont peut-être réussi à faire en sorte que l’un des meilleurs espoirs opte finalement pour la LHJMQ, et ça, c’est une bonne chose : on veut que les meilleurs joueurs d’ici jouent dans notre ligue après tout, mais qu’ils soient repêchés au rang qu’ils méritent. »

Ce sera maintenant au tour du Phœnix de convaincre leur joueur récalcitrant, Cameron Whynot. 

« Il s’agit d’un dossier prioritaire. Beaucoup d’efforts seront investis dans le but de l’attirer à Sherbrooke », conclut-il.