Alex-Olivier Voyer a encore brillé, lui qui a marqué deux buts.

Le Phœnix prend sa revanche sur l'Océanic

L’adage dit que la vengeance est un plat qui se mange froid, mais cette fois, le Phœnix de Sherbrooke n’a pas perdu de temps pour prendre sa revanche face à l’Océanic de Rimouski. Après avoir été chassé à 11 reprises à Rimouski le 29 septembre dernier, menant à une défaite de 3 à 2 en prolongation, le Phœnix s’est montré plus discipliné dans cette victoire de 5 à 3 vendredi soir au Palais des sports.

Tout était pourtant bien mal parti pour le Phœnix, qui a été puni plus souvent qu’à son tour au premier vingt, ce qui laissait croire que la même histoire se répétait pour les hommes de Stéphane Julien.

Si l’Océanic n’a pu profiter de l’indiscipline des Sherbrookois, il a tout de même trouvé le moyen de frapper en premier par le biais de son capitaine Alexis Lafrenière.

À son premier match dans la LHJMQ, Zachary Bolduc a doublé l’avance des siens en première période : 2-0 après 20 minutes de jeu. 

« On savait qu’il restait encore de grosses minutes à jouer et personne n’a paniqué », a indiqué le capitaine Samuel Poulin.

« On a accordé deux buts sur les deux premiers tirs. Mais après, on s’est bien repris en retrouvant notre rythme et notre avantage numérique nous a permis de revenir dans la partie », a affirmé l’entraîneur Stéphane Julien. 

La réplique des locaux a été virulente. Quatre buts consécutifs ont été marqués en deuxième période par Sherbrooke. 

Menée par un Alex-Olivier Voyer en plein contrôle de ses moyens depuis le début de la saison, l’offensive du Phœnix s’est déployée. Voyer a déjoué à deux reprises Colten Ellis. Jaxon Bellamy et Gregory Kreutzer l’ont ensuite imité. 

Soudainement, le Phœnix était bien assis sur le siège du conducteur. 

Dès la reprise du jeu en troisième période, Dmitry Zavgorodniy a réduit l’écart à un seul but. 

Mais l’indiscipline de l’Océanic a fait toute la différence en fin de partie. Une punition pour avoir lancé la rondelle dans les gradins et un bâton élevé de Christopher Innis ont anéanti les chances des visiteurs de revenir dans le match. Pire : Félix Robert a profité d’un avantage numérique pour marquer le but d’assurance, concluant ainsi une autre remontée du Phœnix de Sherbrooke, qui en fait une marque de commerce depuis le début de la saison.

« On savait que l’avantage numérique de l’Océanic avait fait des dommages dernièrement. Demeurer discipliné était notre stratégie. On a bien suivi le plan de match, ce qui a mené à une victoire », a laissé savoir Samuel Poulin. 

« On forme une équipe mature et on savait qu’il fallait corriger ça rapidement en se prenant en mains. Une partie dans le hockey junior, ça se gagne surtout grâce aux unités spéciales. On a compris ça. On utilise nos forces : notre punch est à l’attaque, on dirige les lancers vers le filet et on est dangereux autour de la cage adverse », a soutenu Voyer, la première étoile de la partie.

Samuel Hlavaj a fait face à 29 lancers contre 49 pour Ellis. 

Le Phœnix poursuivra son calendrier fort occupé par les temps qui courent avec une partie sur la route dimanche après-midi à Boisbriand.

« Toutes les équipes doivent traverser un calendrier plus occupé. De notre côté, on savait que ce rush arrivait tôt en saison et on était préparés à ce défi », conclut Voyer.  

En vitesse

Blessé, Israel Mianscum a raté la première visite d’Alexis Lafrenière à Sherbrooke cette saison en raison d’une commotion cérébrale. Encore atteint d’un virus, Benjamin Tardif a une fois de plus été laissé de côté, tout comme le défenseur Jérémy Jacques, également touché par un virus.

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Taro Jentzsch n’a pas disputé la troisième période, blessé à la suite d’une mise en échec de Vincent Martineau, qui a été chassé pour assaut. Jacob Rabouin a bien tenté de s’en prendre à l’assaillant de Jentzsch, sans succès. Sur la séquence, Alexandre Joncas a jeté les gants face à Jeffrey Durocher. Tout indique que Jentzsch sera de retour au jeu dimanche.

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Les femmes étaient à l’honneur lors de la rencontre de vendredi et la promotion Ladies Night a semblé bien fonctionner. Pas moins de 3112 spectateurs étaient au Palais des sports. La présence de la jeune sensation Alexis Lafrenière a aussi certainement contribué à attirer cette foule.

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L’équipe de football du Vert & Or de Sherbrooke n’a pas hésité à faire sentir sa présence dans les gradins en encourageant son club local. Une présence imposante, avouons-le.

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Le directeur au développement des joueurs des Penguins de Pittsburgh, Tom Kostopoulos, était un spectateur attentif vendredi lors du duel entre l’Océanic et le Phoenix. Le choix de première ronde en 2019 Samuel Poulin était sous sa loupe.