Grâce à un but chanceux en toute fin de deuxième période, Benjamin Tardif a semé le doute dans la tête des locaux en nivelant la marque pour ensuite voir Samuel Poulin, Félix Robert et Alex-Olivier Voyer prendre les rênes de l’attaque, menant ainsi leur équipe vers une victoire de 6 à 3.

Le Phœnix prend les devants

Le Phœnix a joué avec le feu mardi soir à Boisbriand, mais l’attaque sherbrookoise a explosé au dernier tiers avec cinq buts pour permettre à la troupe de Stéphane Julien de prendre les devants 2 à 1 dans cette première ronde des séries contre l’Armada.

« On n’a pas joué notre meilleur 40 minutes et nos défenseurs semblaient jouer avec des plâtres sur les poignets et des bottes de ski dans les pieds, admet l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. C’était difficile, mais les gars y croyaient encore à la fin et même si le pointage jouait un peu au ping-pong en troisième période, on a gardé le contrôle de la rondelle pour aller chercher cette victoire importante. »

Grâce à un but chanceux en toute fin de deuxième période, Benjamin Tardif a semé le doute dans la tête des locaux en nivelant la marque pour ensuite voir Samuel Poulin, Félix Robert et Alex-Olivier Voyer prendre les rênes de l’attaque, menant ainsi leur équipe vers une victoire de 6 à 3.

C’est toutefois Tyler Hylland qui a été le premier à s’inscrire au tableau en désavantage numérique grâce à un tir de loin. Puis il aura effectivement fallu attendre que les dernières secondes s’écoulent au deuxième tiers avant que la chance ne sourie au Phœnix lorsque la passe de Tardif a dévié sur le patin d’un défenseur de l’Armada pour finalement bifurquer dans le filet de Brendan Cregan.

« Malgré ce but, on a commencé la troisième période avec le couteau entre les dents, assure Frédéric Abraham de l’Armada. C’était un mauvais bond, on n’a pas été chanceux, mais c’était seulement 1-1. »

« Ce but a tout de même nui à notre momentum », ajoute pour sa part Tyler Hylland.

Loin d’être parfait

Même si le pointage était égal après 40 minutes, Stéphane Julien était loin d’être satisfait : « J’aurais espéré du meilleur jeu lors des deux premières périodes. On garrochait la rondelle partout. Si l’on fait ça encore demain, on va étirer la série. On a été victime de beaucoup de revirements. On garde le focus sur notre jeu et on veut être meilleurs mercredi en évitant les erreurs évidentes. On a beaucoup trop souvent donné la rondelle à l’adversaire. Il faut arrêter ça. »

« On n’a pas disputé notre meilleur match, confirme Félix Robert, mais l’intensité était là et en troisième période, la rondelle a enfin touché le fond du filet à quelques reprises. »

Ce dernier a donné un avantage d’un but aux siens dès la reprise du jeu au dernier vingt. Samuel Bolduc a répliqué et Félix Robert ne s’est pas arrêté là : grâce une fois de plus à la complicité de Samuel Poulin, l’attaquant de Lambton a remis les siens en avance.

« Poulin et Robert font partie de nos leaders, rappelle le pilote sherbrookois. Ils sont des compétiteurs et réussissent à changer le momentum de bord dans cette série. »

Le Walmart de Richardson

Même si Tyler Hylland a remis les compteurs à zéro en complétant son doublé, le Phœnix s’est montré résilient.

Yann-Félix Lapointe s’est offert le but le plus important de sa saison et Samuel Poulin s’est montré insistant devant Cregan pour finalement pousser la rondelle derrière la ligne des buts. Patrick Guay a complété la marque avec un but dans un filet désert.

« Mon but était important, tout comme le premier même s’il était chanceux, mais on parle d’une victoire d’équipe, estime Lapointe. On a juste continué à travailler fort et le reste a suivi. »

Bruce Richardson croit d’ailleurs connaître la solution au problème de son équipe en vue de la quatrième partie de cette série qui sera disputée mercredi soir à Boisbriand.

« Ce match aurait pu tourner d’un bord comme de l’autre. Après la première période, le pointage aurait pu être de 3-1 pour nous. Mais pour compter, il faut aller au filet. Je le dis souvent en blague : si tu veux te trouver une blonde, tu ne te tiens pas au Walmart, il faut que tu sortes dans les bars entre autres. Nous, pour marquer, on doit aller devant le filet. »

Le temps presse déjà pour l’Armada

L’Armada et le Phœnix recroiseront le fer dès mercredi et les joueurs de l’Armada admettent que le prochain match sera crucial même s’ils croient encore à leurs chances grâce à leur prestation de mardi lors du match numéro 3. 

« Ce n’est déjà pas une question de vie ou de mort mercredi soir, mais il faut gagner », clame Tyler Hylland. 

« On n’a plus le choix: on doit capitaliser sur nos chances mercredi, renchérit son coéquipier de l’Armada Frédéric Abraham. Contre le Phœnix, on ne peut pas commettre toutes ces erreurs. Il faut passer de la parole aux actes maintenant. Elle sera importante et on tient à retourner à Sherbrooke avec une série égale 2 à 2. »

La bonne nouvelle pour l’Armada? Elle a tenu le coup pendant plus de 40 minutes. 

« On a montré aujourd’hui que notre victoire à la première partie n’était pas un coup de chance ou le fruit du hasard, souligne Hylland. On peut rivaliser. On sera prêts pour demain, mais il faudra limiter leurs chances de marquer (...). On n’est pas inquiets. On connaît la solution. On est déçus du résultat, on était dans le coup jusqu’à la fin. Ce n’est qu’un match, la série est encore jeune. On doit passer à autre chose maintenant. On a peut-être encore quatre matchs devant nous dans cette série. Il faut profiter de notre présence demain à la maison! »

Moins de 24 h avant la prochaine rencontre, Félix Robert s’est dit conscient que l’Armada sent déjà la soupe chaude. « Oui, le quatrième match s’en vient vite. On reviendra ici demain avec la même mentalité. On veut gagner! Mais on le sait que l’Armada reviendra fort! »

« Il faut tourner la page rapidement précise Bruce Richardson. Ne jamais être trop bas ou trop haut dans nos émotions, c’est important. On va se préparer, l’attitude est bonne, les gars le savent qu’ils peuvent battre le Phœnix et on va aller chercher cette deuxième victoire mercredi. »