Si Oliver Okuliar a remis son équipe dans le match en déjouant Brendan Cregan en deuxième période, Dakota Lund-Cornish a quant à lui donné une bonne dose d’énergie à sa troupe lors d’une échappée peu après le but de son coéquipier.

Le Phœnix passe au tour suivant

Pour la première fois de son histoire, le Phœnix a remporté une série à domicile, et ce, grâce à un gain de 4 à 1 contre l’Armada de Blainville-Boisbriand devant une foule de 3190 spectateurs présents au Palais des sports.

Les Sherbrookois ont ainsi éliminé leur premier adversaire en cinq parties vendredi soir en jouant du hockey inspiré en troisième période. 

La rencontre avait bien mal commencé puisque Dakota Lund-Cornish a cédé sur le tout premier tir de Simon Pinard. Par la suite, le gardien du Phœnix s’est montré parfait. 

Si Oliver Okuliar a remis son équipe dans le match en déjouant Brendan Cregan en deuxième période, Lund-Cornish a donné une bonne dose d’énergie à sa troupe lors d’une échappée peu après le but de son coéquipier. 

Michael Kemp a ensuite fait lever la foule avec une pièce de jeu spectaculaire et Benjamin Tardif et Bobby Dow ont fait partir en fumée tous les espoirs de l’Armada avec leur but d’assurance. 

« Notre objectif était d’éliminer l’Armada le plus rapidement possible pour pouvoir se reposer un peu avant la deuxième ronde, confie le capitaine Samuel Poulin. Le jeu de la partie est décidément l’arrêt de Lund-Cornish sur Jasper Rannisto. L’Armada aurait pu mener la rencontre 2 à 1 en marquant. »

« Nos dirigeants doivent être contents du résultat avec Kemp qui a transporté la rondelle d’un bout à l’autre pour marquer et Lund-Cornish qui a bien fait, soutient Alex-Olivier Voyer. Ce sont deux joueurs qui sont avec nous grâce à la transaction de Brendan Cregan. L’arrêt de Lund-Cornish sur un deux contre zéro a donné des ailes à notre équipe à un moment crucial de la partie. »

L’entraîneur Stéphane Julien a senti une certaine nervosité chez sa troupe en début de rencontre :

« On était peut-être nerveux en première période. Je sentais une grosse énergie chez mes joueurs ce matin. Mais en début de match, j’étais inquiet un peu. J’ai senti que la nervosité avait coupé les jambes de mes joueurs. Lund-Cornish a fait de gros arrêts. Par la suite, on a joué du beau hockey en troisième. La ligne à Taro Jentzsch, Bobby Dow et Benjamin Tardif ont bien terminé le match. »

Kemp s’est pour sa part dit très satisfait de ce gain contre son ancienne équipe. 

« La quatrième victoire est toujours la plus difficile à obtenir, souligne la première étoile de la partie. L’Armada ne voulait pas que ça s’arrête ce soir et n’avait rien à perdre. On a dû s’adapter durant cette partie et on a bien terminé le match. J’étais content d’éliminer mon ancienne équipe, même si c’était spécial. Mon but était un peu de prouver à mon ancien club qu’il n’aurait pas dû m’échanger. »

« Cette victoire est un soulagement, avance Voyer. On a travaillé fort toute la saison pour gagner cette ronde de séries et pour jouer des parties comme celle de ce soir. L’Armada a bien joué, mais notre gardien a fait les arrêts aux bons moments. Notre adversaire était acharné, mais nous aussi. »

De la fierté chez l’Armada

La plus jeune équipe du circuit ne retourne pas à Boisbriand la tête basse selon son entraîneur Bruce Richardson, malgré la déception du moment :

« C’est très décevant c’est certain. Ce n’est pas le résultat que l’on voulait. On croyait vraiment avoir une chance et ce soir, on s’est offert cette chance d’avoir une sixième partie. Nos gars ont tout donné. Je ne pouvais pas demander mieux. On a poussé nos joueurs jusqu’à la fin. Mais on doit donner le crédit au Phœnix. On l’a réveillé à la première partie et ensuite, il est venu pour jouer. Les jeunes du Phœnix ont pris de l’expérience l’an dernier en battant les Huskies. Ils avaient cette maturité que nous n’avons pas encore. »

Pour l’ancien portier du Phœnix Brendan Cregan, il s’agissait de son dernier match de hockey junior :

« Ce n’est pas le résultat espéré, souffle le vétéran. C’est difficile à avaler. On a fait face à une grande adversité. On forme un jeune groupe et il y a de bonnes choses à retenir. C’est la fin pour moi dans la LHJMQ. J’ai eu trois belles années. Je garde de bons souvenirs de mon passage dans cette ligue. »

« On a été comme un essuie-glace dans cette série : intermittent, renchérit Richardson. Notre manque de constance a fait mal. Les deuxièmes parties en 24 h ont été plus difficiles. J’ai senti une fatigue chez mes joueurs. Il faudra apprendre à mieux la gérer. »

En attendant le prochain adversaire

Le Phœnix ne connaît pas encore l’identité de son prochain adversaire. Le deuxième tour des séries commencera vendredi et les Sherbrookois surveilleront d’ici là le duel entre les Cataractes de Shawinigan et les Huskies de Rouyn-Noranda. 

« On se doute un peu de l’identité de notre adversaire (NDLR: les Voltigeurs), mais on célèbre cette victoire et on se concentrera sur notre prochain adversaire la semaine prochaine », note Voyer. 

« On aurait pu finir cette série en quatre matchs, mais on n’était pas prêts pour le premier, constate Poulin. Si l’on affronte les Voltigeurs, on ne pourra pas se permettre de relâchement. »

« Les Huskies ont gagné ce soir et les Voltigeurs ont éliminé les Olympiques, informe Stéphane Julien. Je ne pensais pas devoir attendre après Rouyn pour savoir si l’on affronte les Voltigeurs au deuxième tour, mais c’est le cas. Sur papier, les Voltigeurs sont les meilleurs de la ligue, sans rien enlever aux Huskies. Heureusement, on aura toute une semaine pour se préparer. »