L'exploit de la troupe de Stéphane Julien demeure tout de même phénoménal. En douze parties, elle est toujours invaincue au Palais des sports.

Le Phœnix parfait à domicile, mais très loin du record

Le Phœnix est demeuré invaincu à domicile cette saison en prenant la mesure des Islanders de Charlottetown par la marque de 3-0 samedi soir. Ces douze victoires en douze parties à domicile améliorent bien sûr le record de concession du Phœnix, mais l’organisation est encore très loin de la meilleure marque de la LHJMQ détenue par l’édition 1972-1973 des Remparts de Québec, deux ans après le départ de Guy Lafleur : l’équipe avait remporté ses 30 premiers matchs à la maison.

L’exploit de la troupe de Stéphane Julien demeure tout de même phénoménal. En douze parties, elle est toujours invaincue au Palais des sports, mais devra en ajouter trois autres pour égaler la meilleure séquence d’un club sherbrookois dans la LHJMQ. En 1975-1976, les Castors avaient enchaîné 15 gains à domicile en début de saison.

Ranno se fait un nom

Le Phœnix peut cette fois remercier le joueur affilié Nicolas Ranno, rappelé d’urgence pour pallier la perte de Félix Robert, Bailey Peach, Vincent Anctil et Xavier Parent, tous blessés ou malades.

En plus de marquer le premier but des locaux au tout début du second tiers, le joueur des Rangers de Montréal-Est a participé au deuxième des siens en refilant la rondelle à Patrick Guay pour ainsi conclure le deuxième vingt avec une avance de deux buts.

« Le feeling est vraiment incroyable, a expliqué Ranno, qui disputait son premier match dans le junior majeur. En évoluant dans le junior AAA, je ne suis pas habitué de jouer devant autant de monde. Je vais surtout me souvenir de l’ambiance au Palais des sports. Je voulais garder mon jeu simple et tirer au filet. C’est ce que j’ai fait. Les gars m’ont tous félicité et m’ont remis la veste du joueur du match. »

« Pour être franc, je ne le connaissais pas du tout avant la partie de ce soir. On peut juste être content pour lui et remercier également le recruteur qui l’a signé il y a trois semaines ! » confie l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien.

Les nouveaux coéquipiers de Ranno n’ont pas perdu de temps pour louanger son apport samedi.

« Nicolas a bien joué et on est tous contents pour lui, admet Patrick Guay. Il a bien fait circuler la rondelle et il a lancé quand l’occasion se présentait. »

« Il se souviendra de ce but toute sa vie, soutient de son côté Christopher Benoit. On lui a simplement dit de profiter de ce moment et de continuer de jouer de la même façon. Ça allait bien ! »

En toute fin de partie, Alex-Olivier Voyer a profité d’un filet désert pour marquer de sa propre zone. 

Samuel Hlavaj a pour sa part été intraitable en bloquant les 23 tirs dirigés vers lui. Matthew Welsh a cédé à deux reprises sur les 29 lancers reçus. De quoi plaire aux 3471 amateurs présents à ce match thématique country. 

« Comme premier match à domicile dans l’uniforme du Phœnix, j’ai adoré l’appui de la foule, avance Christopher Benoit. Notre gardien a été excellent et c’est un luxe de pouvoir compter sur deux très bons gardiens qui rivalisent à chaque match. »

Après avoir vu son coéquipier disputer deux excellentes parties, Hlavaj s’est dit heureux de réaliser un troisième blanchissage cette saison.

« Je n’avais pas aimé ma partie à Chicoutimi. J’avais accordé cinq buts et je tenais à rebondir rapidement », a indiqué le gardien numéro 1 du Phœnix. 

« On affrontait une équipe rapide qui sait comment fermer le jeu quand il le faut. Heureusement, notre gardien a été solide, tout comme notre nouveau joueur ! » résume le pilote sherbrookois.

Mettre fin à la panne sèche offensive

Même si le Phœnix occupe le premier rang du classement général et constitue la meilleure offensive du circuit Courteau, il tentait tout de même de mettre fin à ses difficultés à l’attaque connues lors des derniers matchs. En trois parties, Sherbrooke n’avait marqué que trois fois. 

« Il fallait revenir à la base, souligne Patrick Guay. Dans ces moments-là, les attaquants doivent continuer de faire travailler la défensive adverse en plaçant la rondelle derrière les défenseurs. On devait continuer de diriger la rondelle vers le filet. On sait qu’il est impossible de gagner les 68 parties, donc il faut tout simplement trouver le moyen de se sortir de ces périodes difficiles en continuant de faire les bonnes choses. »

Le Phœnix se dirigera jeudi vers Rimouski avant d’accueillir pour une première fois cette saison Patrick Roy et ses Remparts de Québec, samedi au Palais des sports.