Le Phœnix se dirigeait vers une victoire facile à sa première partie de la saison vendredi à Shawinigan, mais les Cataractes ont refusé que les Sherbrookois jouent les trouble-fête à leur match inaugural.

Le Phœnix l’échappe à Shawinigan

Le Phœnix se dirigeait vers une victoire facile à sa première partie de la saison vendredi à Shawinigan, mais les Cataractes ont refusé que les Sherbrookois jouent les trouble-fête à leur match inaugural. Les locaux sont revenus de l’arrière en marquant quatre buts consécutifs pour ainsi offrir un gain de 6-5 en prolongation aux 3825 spectateurs venus festoyer au Centre Gervais-Auto.

« Pour nous, c’est un point perdu parce qu’à 4 à 1, on aurait dû se sauver avec la victoire, estime l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. On dominait, on avait le contrôle de la rondelle, on avait nos chances de marquer et après trois revirements, c’était devenu 4-4 soudainement. On a 12 recrues, il faut donc adopter un style de jeu moins complexe. Avec le stress de la partie d’ouverture des Cataractes, j’ai senti mes joueurs paniquer surtout après le deuxième but. Au moins, on est revenus en troisième période. C’est la meilleure nouvelle. »

Tout comme la LHJMQ, les Cataractes célébraient leur 50e anniversaire et la cérémonie à cet effet a semblé inspirer le club shawiniganais puisque Vincent Senez a déjoué Brendan Cregan après seulement une minute de jeu.

Samuel Poulin a ensuite pris les choses en main en marquant ses deux premiers buts de la saison en première période. Les buts de Benjamin Tardif et Édouard St-Laurent en début de deuxième ont semblé plonger les Sherbrookois dans un excès de confiance et les Cataractes en ont rapidement profité. 

Grâce aux efforts réunis de Jérémy Manseau, Leon Denny et Valentin Nussbaumer, les Cataractes ont nivelé la marque en deuxième période et repris les devants dès les premiers instants de la troisième période grâce au second filet de Nussbaumer. 

« On a certainement profité de l’avantage de la patinoire en ayant la foule derrière nous, soutient le pilote des Cataractes, Daniel Renaud. Le deuxième but a été le point tournant du match à mon avis. »

« Offensivement, on était là, mais défensivement, on doit travailler plus fort pour éviter les revirements, explique Samuel Poulin. On ne peut pas garder la rondelle dans notre zone quand on peut la sortir. J’ai d’ailleurs trouvé ma prestation ordinaire ce soir. Mais plus la saison avancera, mieux ça ira. »

Olivier Okuliar a forcé la tenue d’une prolongation et Valentin Nussbaumer a fait bondir la foule en terminant sa soirée de rêve avec un tour du chapeau.

« On a tout de même eu le momentum pendant 30 minutes, rappelle Stéphane Julien. Je pouvais même entendre ma mère dans les gradins à 4-1 qui disait que son fils était pas mal bon. Ensuite, c’est devenu pas mal plus bruyant. »

Le Phœnix pourra se reprendre dès dimanche en visitant Patrick Roy et les Remparts de Québec.

« On a une grosse partie qui nous attend dimanche et les Remparts seront prêts, croit Poulin. Ils sont plus matures que les Cataractes, donc le défi sera encore plus grand que ce soir. »

En vitesse

L’ancien Cantonnier de Magog Charles Beaudoin a obtenu la deuxième étoile du match en terminant sa première partie dans la LHJMQ avec une mention d’aide : « Je suis vraiment content, parce que le Phœnix avait quand même une avance de trois buts et le discours de motivation de notre entraîneur a réveillé toute l’équipe. De mon côté, j’ai travaillé fort, j’ai obtenu de bonnes chances et notre ligne a fourni l’effort. J’amorce ma première saison dans la LHJMQ. Ce sera une année d’apprentissage et je vais m’adapter lors de la première moitié de saison. Ça me faisait un petit quelque chose de jouer contre mon ami Patrick Guay. On a joué ensemble pendant six ans. Il a toujours été mon partenaire de trio et ça fait spécial de ne pas l’avoir à mes côtés. »

Patrick Guay a obtenu son premier point dans la LHJMQ : « On aurait dû la gagner. On n’a pas le choix de sortir fort à Québec maintenant dimanche. On a joué avec moins d’intensité que les Cataractes à un certain moment et ils ont pris l’avantage. Personnellement, j’ai aimé mon match. Je crois avoir obtenu deux points même si les statisticiens m’en ont donné seulement un, mais ce n’est pas grave. Je suis surtout un peu déçu parce que j’espérais obtenir les deux points au classement. »

Félix Robert a bien fait vendredi soir en contribuant à trois buts du Phœnix. Benjamin Tardif a terminé la rencontre avec deux points, tout comme Ryan DaSilva, qui effectuait ses débuts avec sa nouvelle organisation. 

Brendan Cregan a bloqué 34 des 40 tirs reçus alors que son opposant Lucas Fitzpatrick a réalisé 33 arrêts sur 38 lancers.