Malgré une première période où les Olympiques ont battu le gardien Thomas Sigouin trois fois, ils n’ont pu vaincre le Phœnix de Sherbrooke.

Le Phœnix gagne encore

Le Phœnix de Sherbrooke a comblé un déficit de 3-1 pour battre les Olympiques au centre Robert-Guertin, vendredi.

Pour la troisième fois de suite et pour la septième fois de la saison, le Phœnix a remporté son match. Les Sherbrookois trônent toujours au sommet du classement du circuit Courteau.

« Nous savions que nous allions affronter une équipe désespérée. Nous avions demandé à nos joueurs d’avoir de la discipline. Nous ne l’avons pas eue », a indiqué l’entraîneur-chef du Phœnix, Stéphane Julien.

Les locaux ont profité de quatre avantages numériques en première période pour prendre du momentum.

L’ancien du Phœnix, Jérémy Rainville a inscrit un but en plus d’obtenir une passe sur le premier but de la saison de Manix Landry, qui a réussi une belle pièce de jeu en tournant sur lui même avant de passer une rondelle entre les jambières de Thomas Sigouin.

Landry a aussi préparé le but en avantage numérique de Zach Dean. Julien Anctil avait quant à lui ouvert la marque sur l’attaque massive pour les visiteurs.

« Notre avantage numérique nous a remis dans le match, a concédé Stéphane Julien. Nous avons fait preuve de caractère. Nous avons été plus disciplinés et nous avons eu beaucoup de temps de possession de rondelle à partir de la deuxième période. »

Le Phœnix (7-1-1) a eu l’avantage 17-3 dans les tirs en deuxième période pour niveler la marque 3-3 sur des buts d’Israël Mianscum et Yann-Félix Lapointe.

Dès le début de la troisième période, les visiteurs ont pris le contrôle sur le jeu de puissance. Félix Robert a fait 4-3, puis Xavier Parent a ajouté les deux buts d’assurance.

Le gardien, un ancien des Cantonniers de Magog Rémi Poirier a encore été poivré de 45 tirs. Thomas Sigouin a vu 24 lancers des Olympiques (1-5-2). Ceux-ci ont vu leurs adversaires compter trois fois sur quatre supériorités numériques.

« D’aussi loin que je me rappelle, Sherbrooke a toujours eu un bon avantage numérique. Ils ont été excellents encore ce soir », a avancé l’entraîneur-chef des Olympiques Éric Landry.

Ce dernier s’était pourtant montré satisfait de la première période de ses équipiers.

« Nous avons obtenu le départ souhaité même s’ils ont marqué en premier. En deuxième période, Sherbrooke est sorti avec le couteau entre les dents. Ils ont joué avec beaucoup de confiance. Ils ont pris le momentum du match sur le plan physique. Nous avons eu de la difficulté à sortir des rondelles de notre territoire. J’ai senti notre équipe nerveuse en deuxième période. Les rondelles rebondissaient partout. On s’est mis à dépenser beaucoup d’énergie pour aller chercher la rondelle. Pour nous, c’est de l’expérience à prendre. »

Les Olympiques se rendront à Shawinigan samedi pour essayer de freiner leur mauvaise séquence. Ils n’ont pas gagné depuis le premier match de la saison. Ils seront de retour au centre Robert-Guertin dimanche pour y accueillir les Voltigeurs de Drummondville de Xavier Simoneau.


Le Phœnix toujours en tête

 Cette victoire de 6-3 à Gatineau permet au Phœnix de Sherbrooke de rester au sommet du classement général de la LHJMQ. Malgré la victoire de son plus proche opposant, les Islanders de Charlottetown, le Phœnix demeure l’équipe la plus redoutable du circuit après neuf parties. 

Si les hommes de Stéphane Julien affichent un dossier de 7-1-1-0, c’est surtout en raison du nombre impressionnant de lancers dirigés vers les gardiens adverses. Encore une fois vendredi soir, les Sherbrookois ont totalement dominé leur adversaire avec 45 tirs au filet contre 24 pour les Olympiques. 

« On lance beaucoup, mais on n’accorde presque rien à nos adversaires », a confié Stéphane Julien. 

L’indiscipline aurait pu jouer un vilain tour aux visiteurs. En première période seulement, ils ont été punis à quatre reprises. Après le but de Julien Anctil, les Olympiques ont répliqué avec trois buts, dont un en avantage numérique. 

« C’était pourtant le mot d’ordre : ne pas donner de surnombres et d’avantages numériques à l’adversaire. Notre pire ennemi sera nous-même cette saison. On avait pourtant bien commencé la partie, mais les punitions ont tué notre momentum et il a fallu que l’on se parle entre la première et la deuxième période, parce que je n’étais pas content. Heureusement, mes joueurs ont été dominants par la suite. »

C’est ainsi que les Oiseaux ont profité de leurs quatre supériorités numériques pour marquer trois buts. 

« Je suis content de voir un joueur comme Xavier Parent trouver le fond du filet deux fois, parce que depuis le début de la saison, il travaille fort, il a des chances de marquer et on lui dit de ne pas s’en faire, puisque bientôt, la chance sera de son bord. Tout le monde a mis l’épaule à la roue ce soir et c’est ce que j’apprécie le plus. On parle entre autres des joueurs de soutien, comme les frères Anctil », ajoute l’entraîneur. 

Le Phœnix renouera rapidement avec l’action samedi à 18 h contre l’Armada de Blainville-Boisbriand à Sherbrooke. 

« On arrivera à 3 h du matin au Palais des sports. Notre calendrier n’est pas toujours favorable, mais il faudra trouver le moyen de puiser dans nos réserves d’énergie. L’aspect mental sera très important », soutient Julien.