Patrick Guay a contribué à la victoire du Phoenix avec une mention d’aide sur le but de Bailey Peach. En arrière-plan, à son premier match dans l’uniforme du Drakkar au Palais des sports, le Sherbrookois Alex D’Orio s’est incliné au terme d’un match interminable.

Le Phœnix empoche une victoire fracassante

Au terme d’un match d’une durée de 3 h 26 causé par le bris d’une baie vitrée, le Phœnix a empoché une victoire pour le moins fracassante jeudi soir à domicile. Un gain de 6 à 2 signé Dakota Lund-Cornish, et ce, contre l’une des puissances de la LHJMQ : le Drakkar de Baie-Comeau.

Le fait saillant de la rencontre aura toutefois été le changement laborieux d’une baie vitrée au début de la deuxième période. N’ayant pas de baie vitrée de rechange, étant en attente d’une livraison, l’organisation a d’abord installé une baie vitrée peu sécuritaire pour ensuite la remplacer par une autre située derrière le banc de punition. L’ancien col bleu François St-Laurent, venu à la rescousse de ses anciens collègues, aurait d’ailleurs mérité une étoile.

Le résultat de ce tir ayant fait exploser cette vitre en mille morceaux? La deuxième période s’est jouée en 1 h 37...

« On ne peut pas contrôler ce genre de choses, mais nos joueurs ont bien réagi en prenant tout ça à la légère. Certains ont fait du vélo stationnaire, d’autres ont joué au soccer. On a aussi mis de la musique dans la chambre. Nos gars sont revenus au jeu en force après cet incident. »

Le Phœnix menait 3 à 1 avant cette pause interminable. Pourtant, l’ancien Phoenix Yaroslav Alexeyev avait donné les devants aux siens lors de la deuxième minute de jeu. Félix Robert a répliqué en première période et Bobby Dow a déjoué le Sherbrookois Alex D’Orio dès le début de la deuxième période grâce à une pièce de jeu spectaculaire.

Une minute plus tard, Benjamin Tardif marquait le troisième but du club sherbrookois, tout juste avant le bris. Si le jeu n’avait pu se poursuivre, une rencontre de 60 minutes aurait été remise à plus tard avec un pointage de 0-0 au tableau.

« On avait le momentum dans le match, rappelle Julien. J’étais content que ça se poursuive. On a pris une bonne avance contre l’une des puissances de la ligue. Personne n’a semblé affecté par ça. J’ai vraiment trouvé que notre club a joué un bon match. Notre gardien a également très bien joué. »

« C’était difficile de rester concentré, admet Félix Robert. On venait de marquer deux buts. Notre équipe avait le vent dans les voiles, on a senti que nos jambes étaient prises dans le béton en reprenant l’action, mais la bonne nouvelle c’est que l’on vient de battre une grosse équipe en travaillant de façon collective. »

S’il y a bien un joueur qui aurait pu perdre sa concentration, c’est le gardien Dakota Lund-Cornish, qui disputait un fort match jusqu’à la pause.

« On a tourné cet événement en positif en étant très relax et sans trop y penser, confie le gardien du Phœnix. Tout le monde est resté actif durant le remplacement de la baie vitrée. J’ai fait quelques arrêts qui m’ont remis en confiance par la suite, dont un spectaculaire avec la mitaine. On est très fiers de notre match. »

Même si Ethan Crossman a été le premier à déjouer Lund-Cornish à la reprise du jeu, Bailey Peach, Bobby Dow et Félix Robert ont complété la marque. Lund-Cornish a obtenu la première étoile grâce à ses 42 arrêts sur 44 tirs.

Manque de concentration du Drakkar

Chez le Drakkar, l’entraîneur Martin Bernard admet que son équipe n’était tout simplement pas concentrée dès le début de la rencontre.

« Ce n’était pas évident à gérer, cette pause d’une heure. En plus, on manquait de focus en début de partie. Le délai aurait pu nous donner la pause nécessaire pour revenir fort, mais on n’a pas retrouvé notre concentration. Il faudra mettre ce match à la poubelle et penser à la prochaine. »

Rappelons que Martin Bernard a empoché récemment une 250e victoire et s’est retrouvé derrière le banc d’une équipe de la LHJMQ pour une 500e fois.

« Il y a bien des joueurs qui ont sué beaucoup pour me permettre d’atteindre cette marque, qui est intéressante pour un entraîneur. On ne le réalise pas toujours. Ça va vite. Je suis content d’être déjà rendu là et j’espère demeurer encore longtemps derrière un banc », poursuit Martin Bernard, bien connu en région.

Le Phœnix renouera rapidement avec l’action vendredi soir en recevant les Foreurs de Val-d’Or au Palais des sports.