Reilly Pickard, Bailey Peach, Evan MacKinnon, Brendan Cregan, Jaxon Bellamy, Luke Green et l’entraîneur des gardiens, Brad MacCharles, effectueront un retour à la maison en disputant trois parties dans les Maritimes lors des prochains jours.

Le Phœnix… des Maritimes

Ce n’est pas un hasard si les provinces des Maritimes sont toujours bien représentées chez le Phœnix. Et encore cette saison, six des 23 joueurs de l’équipe proviennent des provinces de l’Est, ainsi que l’entraîneur des gardiens.

Le mot se passe partout dans la LHJMQ : Sherbrooke se veut une belle terre d’accueil pour ces hockeyeurs des Maritimes qui souhaitent poursuivre leur jeune carrière dans la LHJMQ.

« Sherbrooke est un bon endroit pour nous, assure le gardien Reilly Pickard, né à Halifax. D’abord, parce qu’il y a plusieurs joueurs anglophones. Ensuite, parce qu’il y a des écoles dans lesquelles l’enseignement se fait en anglais, que ce soit au secondaire, au cégep ou à l’université. »

On pourrait croire qu’ils n’ont pas vraiment eu le choix d’évoluer pour l’équipe qui les a repêchés ou acquis par voie de transaction. Mais il faut tout de même se rappeler que de nombreux joueurs des Maritimes refusent bien souvent de se rapporter à leur équipe située dans une ville éloignée, comme à Val-d’Or ou Baie-Comeau entre autres.

« Ils se parlent entre eux : les joueurs des Maritimes aiment Sherbrooke, ce qui en attire d’autres », confie le directeur général Jocelyn Thibault.

« Quand j’ai su que j’étais échangé au Phœnix, j’étais vraiment excité, admet Jaxon Bellamy, un défenseur du Nouveau-Brunswick. Une nouvelle opportunité s’offrait à moi et je pouvais obtenir un rôle important à l’âge de 16 ans, mais surtout, j’avais entendu de bonnes choses sur Sherbrooke de la part des autres joueurs des Maritimes. »

Comme à la maison

Tout comme Evan Mackinnon, Bailey Peach, Brendan Cregan et Luke Green, l’entraîneur des gardiens Brad MacCharles a quitté les Maritimes pour se joindre au Phœnix.

« J’étais d’abord avec Brendan et Evan Fitzpatrick et maintenant, je retrouve Reilly, dit-il en souriant. J’ai aussi été attiré par Sherbrooke parce qu’il y a plusieurs anglophones en région et c’est facile de s’intégrer et de se sentir comme à la maison. L’architecture me fait aussi beaucoup penser à certaines villes des Maritimes. Tout comme les gens en général, qui sont très amicaux et accueillants, comme par chez nous. »

Bref, ce n’est pas le DG du Phœnix qui se plaindra de cette belle réputation.

« Très humblement, le Phœnix est une organisation bien perçue dans la LHJMQ et ailleurs. On fait également un travail exemplaire en ce qui concerne les études, et ce, grâce à l’encadrement de Clovis Langlois. Certains font leurs études à distance avec une institution de leur province, d’autres joueurs décident dans s’inscrire à l’Université Bishop’s par exemple. On possède un avantage considérable », résume Thibault.

Des retrouvailles pour Fitzpatrick et Pickard

Le Phœnix entreprend son deuxième et dernier voyage de la saison dans les Maritimes. Parti du Palais des sports mardi matin, l’autobus se dirigera vers Bathurst en vue de l’affrontement entre le Titan et le Phœnix mercredi soir.

Ce sera soir de retrouvailles puisque le gardien Evan Fitzpatrick renouera avec ses anciens coéquipiers, tout comme Reilly Pickard, deux gardiens impliqués dans la même transaction.

Malgré tout, Pickard préfère se concentrer sur le voyage en général plutôt que sur son retour à Bathurst.

« Ce sera spécial, mais les trois matchs seront importants. Surtout celui contre les Screaming Eagles samedi, parce que l’équipe du Cap-Breton est très proche de nous au classement. La partie de jeudi sera un défi important, car les Islanders de Charlottetown forment l’une des meilleures équipes du circuit. »

L’objectif?

« On veut jouer trois solides parties. Le Titan est une excellente équipe et on aura droit à tout un duel dès le début du voyage. Il ne reste que 19 parties et on souhaite gagner un maximum de matchs d’ici la fin de la saison », renchérit Pickard.
« Ce sera intéressant de retrouver Evan à Bathurst, admet son ancien entraîneur Brad MacCharles. Et pour Reilly, ce sera particulier, comme pour Evan j’en suis certain. »

Il faut avouer que tous les joueurs des Maritimes aiment retourner à la maison.

« Ce sera bien de pouvoir revoir ma famille, parce que depuis que j’ai été échangé à Sherbrooke, je n’ai pas vu mes petits frères, mon père et ma mère, souligne Jaxon Bellamy. Ils m’ont vu jouer à Moncton, mais j’ai l’impression que j’ai déjà progressé beaucoup à Sherbrooke et j’ai hâte qu’ils voient quel type de joueur je suis devenu. »