Samuel Poulin a une fois de plus ajouté deux buts à sa fiche, lundi face aux Tigres de Victoriaville.

Le Phœnix demeure invaincu à domicile

L’honneur d’infliger un premier revers au Phœnix à domicile ne reviendra finalement pas aux Tigres de Victoriaville. Les Sherbrookois sont demeurés invaincus au Palais des sports lundi en domptant les Félins dans une victoire de 5 à 1.

Samuel Poulin a retrouvé sa touche de marqueur lors du long week-end de l’Action de grâce. Après avoir compté à deux reprises samedi contre l’Armada, le capitaine du Phœnix a ajouté deux autres buts à sa fiche, les deux premiers de son club en première période. 

Maxime Pellerin avait toutefois été le premier à faire bouger les cordages pour les visiteurs avant de voir Poulin mener les siens vers une poussée offensive de cinq buts sans réplique.

« Je suis chanceux ces temps-ci. Sur mon deuxième but, j’ai seulement envoyé la rondelle au filet en espérant créer quelque chose. Lancer, bien souvent, ce n’est pas un mauvais choix de jeu », rappelle Poulin. 

« Dans le hockey, tout est une question de timing et on aurait mérité mieux en première période, a confié l’entraîneur de Victoriaville, Louis Robitaille, lorsque questionné sur le deuxième but de Poulin à une seconde de la fin de l’engagement. J’aimais la façon dont on se comportait. On a senti que le deuxième but du Phœnix a fragilisé notre équipe, ce qui arrive parfois à un club qui en perd trois de suite. On a perdu le momentum à ce moment-là même si les gars n’ont jamais abandonné. »

Patrick Guay a ensuite profité des largesses de Fabio Iacobo au deuxième tiers. À sa défense, le gardien des Tigres ne pouvait rien faire sur le tir foudroyant de Bailey Peach un peu plus tard dans la période. 

« Le but de Pat a fait toute la différence, estime Samuel Poulin. On avait un seul but d’avance, la partie était encore serrée et ensuite, on a parti la machine et les Tigres n’étaient plus dans le coup. »

Xavier Parent a ajouté l’insulte à l’injure au dernier vingt avec un but en désavantage numérique. 

« On met beaucoup de pression même s’il nous manque un joueur sur la glace. Quand l’adversaire est aussi agressif envers nous durant nos avantages numériques, on le voit que c’est plus difficile de s’installer dans la zone, donc on fait pareil », a expliqué Xavier Parent.

Le Phœnix a une fois de plus bombardé le gardien adverse avec 42 tirs tout en limitant les chances des Tigres, qui ont dirigé 20 lancers vers Samuel Hlavaj.

« On lance souvent, mais on prend aussi de bons tirs. C’est la recette pour marquer et gagner. À domicile, on se sent en confiance, mais c’est la même chose lors de nos parties sur la route. On se supporte tous et on sent aussi l’appui de la foule. »

« J’ai vu de bonnes choses de notre gardien, mais aussi des mauvaises, note Robitaille. Pour être franc, j’aurais aimé le voir empêcher Poulin de marquer son second but de la partie. De l’autre côté, Hlavaj a fait les gros arrêts (...). Le Phœnix joue du bon hockey en étant premier en avantage numérique, premier en désavantage numérique et premier au classement. Sherbrooke mise sur toute une frappe offensive cette saison, ce qui en fait un club dangereux. »

Une avance au premier rang

La victoire du Phœnix combinée à la défaite des Islanders de Charlottetown contre les Mooseheads de Halifax lundi permet aux Sherbrookois de creuser l’écart à trois points devant les Islanders et les Remparts de Québec, qui suivent tout de même de près les meneurs au classement.

« On le sait que ce n’est pas seulement les parties de fin de saison qui font la différence au classement, clame Parent. Même les matchs disputés les lundis en après-midi en début de campagne sont importants et on en est déjà conscients. »

« Il y avait une autre bonne foule pour un lundi (2642) et les gars prennent ça à cœur, observe l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. En même temps, il a 11 parties de jouées seulement, dont six à domicile, donc le message demeure le même : être humble dans la victoire et bâtir pour le futur. En nous voyant au premier rang, l’adversaire arrivera toujours prêt au match avec le couteau entre les dents. Il faudra donc se préparer à bien réagir dans l’adversité. »