Samuel Hlavaj et le Phœnix ont eu la vie difficile, mais ils ont quand même soutiré un gain de 4-3 aux Tigres de Victoriaville.
Samuel Hlavaj et le Phœnix ont eu la vie difficile, mais ils ont quand même soutiré un gain de 4-3 aux Tigres de Victoriaville.

Le Phœnix bat les Tigres à l’arraché

Le Phœnix de Sherbrooke a remporté une sixième victoire consécutive jeudi soir. Il a pris la mesure des Tigres de Victoriaville pour une quatrième fois cette saison, cette fois par la marque de 4-3, au Colisée Desjardins de Victoriaville.

Mais ce fut loin d’être de la tarte.

Si Sherbrooke a rapidement pris les devants 2-0 lors des 20 premières minutes de jeu, les locaux se sont ressaisis avec vigueur en tout début de deuxième période.

Les Tigres ont marqué deux fois, en exactement trois minutes et 30 secondes, pour remettre les compteurs à égalité.

Charles-Antoine Roy, avec son premier but du match, mais son troisième point de la rencontre, a relancé le Phœnix en avance à mi-chemin du deuxième engagement, un but inscrit en supériorité numérique.

Même s’ils étaient dominés au chapitre des lancers en troisième, les Tigres ont profité de la toute fin d’un avantage numérique pour créer l’égalité 3-3, lorsque Jérôme Gravel a battu Samuel Hlavaj.

L’avantage numérique du Phœnix a une fois de plus fait la différence lorsque Félix Robert a inscrit son 30e de la saison avec moins de quatre minutes à faire au match.

Robert inscrivait ainsi son 15e but en avantage numérique, un sommet dans la LHJMQ.

Sherbrooke a fermé la porte par la suite, en route vers la victoire lors de ce premier d’une séquence de trois matchs en quatre jours.

Benjamin Tardif (24e) et Taro Jentzsh (13e), qui effectuait un retour au jeu, avaient marqué pour Sherbrooke en première période.

« On a joué une première période dominante. On n’a pas donné de chances de marquer aux Tigres. On a passé beaucoup de temps en zone offensive. En deuxième période, un mauvais bond de la rondelle sur la baie vitrée a mené au premier but des Tigres. On a créé des revirements, trop, en deuxième, et les Tigres nous attendaient en zone neutre. On a fini la période 2-2 quand même », a dit l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

« On a amorcé la troisième période avec force et notre avantage numérique a fait le travail. Notre deuxième unité a récolté un but, celui de Charles-Antoine, et Félix a marqué un autre gros but avec un homme en plus. On a joué 40 bonnes minutes sur 60 et on a réussi à aller chercher les deux points. »

L’avantage numérique du Phœnix fonctionne à plein régime, avec un taux d’efficacité de 35,4 % (avant le match de jeudi), l’un des meilleurs dans l’histoire de la LHJMQ.

« D’habitude, après les Fêtes, ce pourcentage-là baisse, puisque les équipes adverses s’ajustent. Mais nous, on est en mesure de poursuivre la cadence, et tout le monde a participé. Même chose en désavantage numérique, on a été solide ce soir. Le jeu en unité spéciale, c’est la clé si tu veux rester au sommet du classement », a dit Stéphane Julien.

Avec 92 points en 56 matchs, le Phœnix domine toujours le classement général de la LHJMQ.

Vendredi soir, Sherbrooke accueillera les Olympiques de Gatineau. Ce sera un premier match pour l’ancien capitaine des Olympiques Charles-Antoine Roy, contre son ancienne formation.

Dimanche, Sherbrooke et Victoriaville s’affronteront de nouveau, cette fois à Sherbrooke.