Félix Robert a lancé le Phœnix en avant au premier tiers en comptant son 26e but de la saison.
Félix Robert a lancé le Phœnix en avant au premier tiers en comptant son 26e but de la saison.

Le Phœnix a le numéro des formations des Maritimes

Le Phœnix aime bien jouer face aux équipes des Maritimes. Dimanche après-midi, après une courte nuit de sommeil, le Phœnix a eu raison des Mooseheads par la marque de 3-1, à Halifax. Il s’agissait d’une 10e victoire des Sherbrookois face à une formation des Maritimes.

En fait, le Phœnix montre une fiche de 10-1 face aux équipes de l’est du pays, ayant perdu une seule fois cette saison, par 4-3 en prolongation, face aux Wildcats de Moncton, le 24 octobre.

Encore une fois, les unités spéciales des Sherbrookois ont fait la différence. Le Phœnix, qui est premier dans la LHJMQ avec son jeu de puissance (33,7 % d’efficacité), a ouvert la marque dimanche alors qu’il évoluait avec un homme en plus. Félix Robert, avec son 26e, a donné l’avance à Sherbrooke en milieu de première période.

Premier également dans la LHJMQ avec son jeu en désavantage numérique (86,8 % d’efficacité), le Phœnix a inscrit le deuxième but du match dans cette situation, en milieu de deuxième période, par l’entremise de Benjamin Tardif (23e).

Le défenseur Olivier Crête-Belzile a complété le pointage pour les visiteurs.

Un deuxième gain en autant de jours pour le Phœnix, qui terminera son dernier périple dans les Maritimes lundi, en affrontant le Titan, à Bathurst, lors de la reprise d’un match qui devait être au départ disputé vendredi soir.

Un voyage difficile

Si le Phœnix fait flèche de tout bois sur la glace, les pépins hors glace se sont accumulés, dans les Maritimes.

Après le match annulé de vendredi à cause des forts vents et de la neige, voilà que l’autobus de l’équipe s’est brisé, deux kilomètres avant d’arriver à destination, samedi soir, pour affronter les Islanders de Charlottetown.

Les entraîneurs et les joueurs ont dû compléter le parcours à pied!

« Les freins de l’autobus commençaient à coller, alors on a arrêté sur le bord de la route, et on a fait le reste à pied. Au moins, on n’est pas resté pris sur le pont de la Confédération! » a quand même rigolé l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

« Avec le report du match de vendredi, que l’on doit rejouer lundi, et le bris d’autobus, c’est un voyage catastrophique. Mais sur la glace, on va chercher les points, et c’est l’important. On s’est couché à 3 h du matin, et on s’est levé à 10 h dimanche. On n’avait donc plus d’énergie au début du match, et moins par la suite. On a bien dosé, et on a joué un bon match sur la route. »

« Nos unités spéciales fonctionnent vraiment bien depuis un bout de temps. Ce qui fait désormais la différence, c’est qu’on joue avec une grande confiance, et il y a une belle complicité entre les joueurs. La rondelle bouge beaucoup en avantage, alors que nous utilisons huit ou neuf joueurs en désavantage, ce qui est plutôt rare. Les gars font le boulot », a dit Stéphane Julien.

Devant le filet, Thomas Sigouin a réalisé quelques arrêts spectaculaires, en route vers sa 15e victoire de la saison, en 23 matchs. Il a stoppé 28 des 29 lancers dirigés vers lui.

« Sigouin, c’est un compétiteur, il s’entraîne fort, et c’est l’fun de voir son attitude. Dès l’an passé, on savait qu’il avait l’attitude pour réussir. On se demandait seulement s’il allait rester en santé. Oui, il avait des choses à travailler, sur sa technique. Ce n’est pas un gardien au style orthodoxe. Mais quand un gars fait tout pour arrêter la rondelle comme il le fait, on l’accepte! »

Semaine chambardée

Sherbrooke terminera son voyage lundi soir, en affrontant la pire équipe de la LHJMQ. Le Titan n’a que 25 points en 51 matchs.

Le Phœnix trône quant à lui toujours au sommet avec 84 points en 52 matchs.

« On devrait revenir à Sherbrooke à 5 h 30-6 h, mardi matin. Généralement, ça prend environ 48 h pour se remettre d’un voyage comme ça. Il n’y aura donc pas d’entraînement ce jour-là. Et on a un gros match à la maison jeudi soir face aux Voltigeurs de Drummondville. Toute la planification de la semaine est à l’eau, mais c’est comme ça. On va se concentrer sur la gestion d’énergie », a dit Stéphane Julien.