Samuel Poulin a ajouté deux buts et une mention d’aide à sa fiche, jeudi, et il a mérité la première étoile de la partie.

Le Phœnix a eu chaud

Le Phœnix a joué avec le feu, a laissé filer une avance de 3-0, mais a réussi à remporter son match face à sa bête noire. Les hommes de Stéphane Julien sont parvenus à battre les Voltigeurs de Drummondville de peine et de misère par la marque de 6 à 4.

« On avait pris l’avance rapidement dans la partie et on s’est un peu assis dessus, explique le capitaine de la formation sherbrookoise, Samuel Poulin, qui a obtenu deux buts et une passe jeudi soir au Palais des sports. Après, on s’est mis à travailler plus fort qu’eux et on est allé chercher la victoire. »

« C’est une équipe qui travaille toujours excessivement fort, ils nous donnent du fil à retordre, poursuit l’espoir des Penguins. C’est une bonne formation : ils ont du talent. Ce n’est jamais facile de jouer contre eux. On les a affrontés en série l’an dernier et ça n’a pas été facile. On pourrait encore jouer contre eux en éliminatoires, alors on donne notre maximum. »

Début faste

Félix Robert a été le seul marqueur en première période, lui qui a fait dévier un lancer de Samuel Poulin derrière le gardien drummondvillois Anthony Morrone.

Le Phœnix a repris sur sa lancée en deuxième période. L’attaquant Julien Anctil a profité de toute la circulation devant le filet du gardien adverse pour effectuer un tir du poignet précis pour doubler l’avance des siens.

Nathael Roy, laissé complètement seul à l’embouchure du but, a profité d’une rondelle libre à ses pieds pour la pousser dans le filet désert et donner un avantage de trois buts aux locaux. 

D’ailleurs, Julien a apprécié le début de rencontre du Phœnix. « Nos 30 premières minutes étaient excellentes. Nous étions sur la rondelle et avions des chances de compter. On avait donné un seul lancer dans les dix premières minutes de la deuxième période. On était peut-être excités de bien jouer, on a fait trois erreurs sur la même séquence et on s’est fait marquer », analyse-t-il. 

Débandade

Le Phœnix a prouvé que l’avance de 3-0 est la pire pour un club de hockey. Quand les défenseurs sherbrookois ont cafouillé tout près de leur gardien, Elliot Lavoie a cueilli une rondelle laissée seule dans l’enclave et a décoché un tir rapide pour battre Hlavaj.

Les Voltigeurs sont retournés au vestiaire avec un retard d’un but seulement grâce à Édouard Charron, qui a surpris le gardien Hlavaj alors qu’il restait huit secondes au cadran. 

Le cauchemar s’est poursuivi en troisième période : Patrick Guay s’est fait chasser pour avoir porté son bâton trop haut. Le capitaine des Voltigeurs, Xavier Simoneau, ne pouvait trouver meilleure occasion pour inscrire son 26e de la saison. 

Est-ce que Julien a eu chaud après que les Voltigeurs eurent créé l’égalité? « J’ai eu chaud quand c’est devenu 3-1, répond Julien. On a donné un peu de gaz à l’autre équipe. Je ne pense pas que Drummondville jouait un grand match avant ça, on leur a donné un peu d’énergie. »

« Dans l’ensemble, on a dominé, relativise l’entraîneur. On a eu la possession de la rondelle, et on a passé beaucoup de temps dans la zone offensive. Malheureusement, on a commis des erreurs majeures. »

Samuel Poulin et William Dufour se sont ensuite échangé chacun un but en 20 secondes, mettant la table pour le reste de la troisième période. 

Vincent Anctil et Poulin, encore, ont mis fin aux hostilités, donnant la victoire au Phœnix par la marque de 6 à 4.

Les Oiseaux seront de retour en action dimanche, 15 h, face à l’Armada de Blainville-Boisbriand au Palais des sports. Rappelons que l’attaquant Alex-Olivier Voyer pourrait égaler — et battre — le record de concession pour le plus de buts marqués en une saison, qui est actuellement de 38. Voyer en a 37. 

« Il reste encore beaucoup de parties, ça ne m’inquiète pas! Je vais faire le jeu pour aider l’équipe », résume Voyer, qui a obtenu trois passes jeudi soir.