Camille Leblanc-Bazinet

Le nom de Camille Leblanc-Bazinet est sur toutes les lèvres

Le monde n'a pas arrêté de tourner pour Camille Leblanc-Bazinet depuis sa victoire aux Reebok Crossfit Games dimanche, mais son nom est maintenant sur toutes les lèvres.
L'athlète de 25 ans, qui étudie à l'Université de Sherbrooke en génie chimique, était demandée, lundi, au lendemain de son sacre.
«Recevoir des appels pour des entrevues à 5 h du matin parce que les gens oubliaient qu'il y avait trois heures de différence avec la Californie, c'était spécial», relate-t-elle amusée.
Ce n'est toutefois pas comme si Leblanc-Bazinet en était à ses premiers pas sous les projecteurs. Aux États-Unis, sa réputation n'est plus à faire et pourtant, chez elle, elle demeurait inconnue jusque dans les salles de classe de l'Université de Sherbrooke. Une situation qui sera bien différente à son retour cette semaine pour ses examens finaux. On se demande d'ailleurs comment elle concilie toutes ces heures d'entraînement et d'études.
«On se lève tôt, on s'entraîne, on va l'école, on s'entraîne, on étudie, on mange, on se couche et on prépare la nourriture pour la semaine le dimanche. La discipline devient vraiment ton meilleur ami», répond celle qui s'entraîne à l'usine CrossFit Sherbrooke durant ses semaines universitaires.
Championne du monde d'un sport en progression fulgurante au Québec, Camille Leblanc-Bazinet ne craint pas son nouveau rôle d'ambassadrice du Crossfit, au contraire, elle souhaite devenir un modèle pour les femmes modernes.
«J'espère que les gens vont s'ouvrir sur ce mode de vie. J'espère dégager l'image d'une femme forte et confiante et que les autres voient que la vraie beauté, c'est celle d'être saine et en santé.»
La première de sa famille à s'être intéressée au Crossfit, Leblanc-Bazinet l'a aujourd'hui entraînée en entier dans sa nouvelle passion. Son frère et sa soeur sont entraîneurs et ont participé à des épreuves par équipe, tandis que sa mère a déjà pris le 6e rang mondial dans la catégorie des 50 ans et plus.
«La plus belle chose que le crossfit m'a apportée n'est même pas cette médaille d'or, c'est de voir mes parents plus en santé qu'ils ne l'ont jamais été et de savoir qu'ils auront plusieurs belles années d'indépendance devant eux. Pour tout ça, je suis vraiment reconnaissante envers ce sport.»