Gabrielle Lebel

Le miracle du 2e bloc aux Jeux du Québec

Un revirement inespéré a amené la délégation estrienne à surpasser ses attentes. Après une récolte de sept médailles au terme du premier bloc, l'Estrie a pu grimper sur le podium à 42 reprises lors des quatre derniers jours de la 51e Finale des Jeux du Québec.
C'est avec le sentiment du devoir accompli que les athlètes ont participé à la cérémonie de clôture lundi soir au Stade olympique.
La persévérance et la force de l'espoir ont guidé les membres de la délégation estrienne vers une réussite inouïe, selon la chef de mission de l'Estrie.
« On est passés de sept médailles après quatre jours à 49 à la fin du deuxième bloc, rappelle Gabrielle Lebel. Le vélo de route et de montagne, l'athlétisme, le canoë-kayak et le tir à l'arc ont permis à notre délégation de terminer les Jeux en beauté et même d'aller au-delà de nos objectifs. On espérait seulement faire aussi bien ou encore mieux que nos derniers Jeux, quand la récolte avait été de 38 médailles. Après le premier bloc, on n'espérait plus atteindre notre but et on connaît la suite. »
On se souviendra de la 51e Finale comme étant les premiers jours de gloire de Magdeleine Vallières. C'est d'ailleurs à elle qu'est revenu l'honneur de porter le drapeau vert et or. Et avec raison : sept médailles et une solide force de caractère. Deux arguments qui ont suffi pour lui attribuer ce rôle pleinement mérité.
« Après chaque épreuve, elle se disait fatiguée. Elle avait mal au dos, mais elle continuait à tout donner, que ce soit dans le premier bloc à l'épreuve de vélo sur route ou au deuxième en vélo de montagne. Magdeleine est une fille douce et timide, mais tellement fonceuse. C'était un choix logique parce qu'elle constitue un beau modèle pour les autres athlètes », explique la chef de mission.
En se remémorant la 51e Finale, on pensera aussi aux cyclistes William Côté, Charles-Antoine St-Onge et Jaspine Aspirot ou bien encore à Michael Ange Chamaa au tir à l'arc.
« Beaucoup de jeunes ont livré la marchandise et contribué à l'impressionnante récolte de l'Estrie, qui a valu à notre région le cinquième rang au tableau des médailles. Ils peuvent quitter Montréal avec fierté. Il y a eu tellement d'histoires touchantes et humaines. Certains ont ignoré des blessures et fait preuve de ténacité en offrant le meilleur d'eux-mêmes. On a vécu un cocktail d'émotions, la pression tombe peu à peu, mais on pense déjà à Alma 2017! » explique Gabrielle Lebel en guise de conclusion.