Le mauvais temps s'invite à la Coupe Québec

Mauvaise nouvelle pour les fondeurs qui déferleront vers le parc du Mont Orford samedi et dimanche les 22 et 23 février à l'occasion du passage de la Coupe Québec - Boutique Courir de ski de fond qui est jumelée à la 22e édition de la Loppet Subaru Orford.
Les conditions printanières de Sotchi qui ont fait tant rager la délégation canadienne aux Jeux olympiques ont décidé de s'inviter à la classique du Club de ski de fond du parc du Mont-Orford, du moins pour la journée de demain alors qu'on annonce des températures oscillant autour des 2-3 degrés Celsius. Une température au-dessus de la moyenne saisonnière qui suivra un épisode de pluie, voire de verglas, annoncé pour ce vendredi. Ce n'est pas encore l'enfer de Sotchi, mais qu'on le veuille ou non, la météo annoncée fait déjà grimacer les fondeurs québécois.
Aussi bien dire que la salle de fartage prendra des allures de laboratoire demain matin avant le départ des différentes courses en classique. Les farteurs des différentes équipes seront drôlement sollicités pour sélectionner le bon fart d'adhérence, faire les bons mixes, ceci dans l'espoir de permettre à leurs athlètes de profiter d'une bonne glisse et d'atteindre la ligne d'arrivée.
Entraîneur-chef du Club du parc du Mont-Orford et spécialiste du fartage, Gilles Lefebvre est le premier à reconnaître que sa charge de travail augmentera, surtout demain. Dimanche, on prévoit un retour aux valeurs plus saisonnières.
« Je devrai me présenter au parc vers 5 heures samedi matin. Dans la nuit le thermomètre descendra à moins trois et en matinée ça tournera autour de plus trois. Il faudra tenir compte de plusieurs facteurs. Le savoir-faire du farteur selon les conditions du moment est lié directement au succès des athlètes », souligne Lefebvre.
Les conditions changeantes
Peu importe les connaissances d'un bon farteur, celui-ci reste néanmoins à la merci des conditions atmosphériques changeantes durant une course. « Il peut faire plus cinq Celsius avec des nuages et le farteur trouvera la bonne recette, souvent à la dernière minute, mais il la trouvera. Mais s'il se met à neiger ou que le soleil se montre le bout du nez, tout peut basculer. C'est un peu ce qui s'est produit à Sotchi. Du côté sud de la montagne, le soleil chauffait la piste. Tout le contraire de la face nord » explique Gilles Lefebvre.
Pour les farteurs moins expérimentés, les conditions atmosphériques prévues se veulent ni plus ni moins qu'un cours 101 accéléré sur le fartage. « Aucun doute, ajoute Lefebvre. Ça accélère l'apprentissage. Avec le club à Orford, j'ai la chance d'avoir un assistant (Albert Christophe) qui apprend rapidement. »