La deuxième plus importante foule de la saison était présente dimanche après-midi au Palais des sports et le Phœnix lui réservait tout un spectacle : le meilleur match de la campagne.

Le match de l’année au Palais des sports pour le Phoenix

Un scénario digne d’Hollywood. La deuxième plus importante foule de la saison était présente dimanche après-midi au Palais des sports et le Phœnix lui réservait tout un spectacle : le meilleur match de la campagne. Grâce à un but de Benjamin Tardif à 6,9 secondes de la fin, agencé au but de Ryan DaSilva dans un filet désert avec 3 secondes à jouer, le Phœnix s’est sauvé avec une victoire de 4 à 2 contre les Screaming Eagles du Cap-Breton.

Il s’agissait d’une rare visite de cette équipe installée à 15 heures de route de Sherbrooke et les fans en prendraient davantage.

« Il s’agit pour nous d’une très bonne préparation pour les séries, admet le gardien Dakota Lund-Cornish. L’émotion était à son plus haut et c’est le genre de parties qui nous attend en séries. On se sent bien après une victoire comme celle-là. J’entendais bien les spectateurs qui étaient nombreux aujourd’hui. J’ai adoré leur appui et c’est très bon pour la confiance. On affrontait une équipe robuste avec de gros joueurs. C’est le style de jeu des Maritimes! »

« On est en mode séries éliminatoires depuis les Fêtes, a pour sa part observé l’entraîneur Stéphane Julien. Les Screaming Eagles veulent monter au classement et ils étaient déterminés. C’était très serré aujourd’hui et intense des deux côtés. Je suis content de voir mon équipe avoir eu le dessus sur eux. »

En effet, l’intensité était au rendez-vous avec de nombreuses mises en échec et quelques invitations à valser.

« On n’a pas reculé! On a été épaule à épaule avec notre adversaire durant tout le match et cette victoire est très positive pour nous », a déclaré Julien.

« Les deux clubs ont donné tout un spectacle », confirme de son côté Benjamin Tardif.

Samuel Poulin disputait un premier match au Palais des sports en tant que capitaine.

Tardif joue les héros

Dès le début du match, Oliver Okuliar a fait exploser le toit du Palais des sports en faisant bondir les 3461 spectateurs grâce à son tir de la ligne bleue ayant trouvé le fond du filet.

« De la première à la dernière minute de jeu, j’ai aimé la façon dont on a joué, particulièrement lorsque notre équipe était dans son territoire, a avancé Stéphane Julien. On a terminé la partie avec beaucoup de temps de possession en première et en deuxième période. Notre club s’est montré résilient. On a contrôlé le match et un but marqué comme ça à la fin, ça donne de l’émotion à une équipe. On parle d’une victoire acquise par 20 joueurs ce soir. »

Il aura fallu attendre jusqu’à l’avantage numérique à 5 contre 3 des Screaming Eagles pour voir les visiteurs s’inscrire à la marque pour une première fois par le biais de Mitchell Balmas.

Jérémy Jacques a toutefois redonné les devants au Phœnix en troisième période et Félix Lafrance s’est chargé de remettre les compteurs à zéro avec un tir de l’enclave.

Benjamin Tardif a finalement joué les héros en offrant la victoire à son équipe et Ryan DaSilva a concrétisé le tout avec un but dans un filet désert.

Un record

Ces deux buts en 4 secondes constituent un record de concession pour le Phœnix. Ce qui égale d’ailleurs la marque de la LHJMQ. Trois-Rivières en 1974-75 et 1988-89 ainsi que Val-d’Or en 1996-97 avaient déjà réalisé l’exploit. Tardif et DaSilva entrent donc dans le livre des records.

« C’est toujours le fun de marquer un but victorieux de cette façon, avoue Tardif. On a tellement travaillé fort pour cette victoire. La dernière fois que notre équipe a vécu des émotions semblables, c’était en séries la saison dernière. On a eu droit à une partie robuste. On affrontait une équipe qui est au-dessus de nous au classement, donc ces deux points font vraiment du bien. C’est probablement l’équipe la plus physique du circuit et à notre visite au Cap-Breton, on n’avait pas obtenu le résultat espéré.

William Grimard a complété la partie avec 23 arrêts contre 30 pour Dakota Lund-Cornish. Les officiels n’ont bizarrement offert aucun avantage numérique au Phœnix tandis que les Screaming Eagles ont profité de quatre supériorités numériques.

« Notre gardien a été excellent ce soir. Il ne pouvait rien faire sur le premier but, un tir chirurgical, et il faudrait que je revoie la séquence du deuxième but, mais il a effectué de gros arrêts, tout comme William Grimard, qui a été très bon devant son filet », a indiqué le pilote sherbrookois, tout en retenant ses paroles en ce qui concerne le travail des officiels.

« On a fait beaucoup de bonnes choses ce soir, estime pour sa part l’entraîneur du Cap-Breton, Marc-André Dumont. C’était un troisième match en trois soirs pour nous et pourtant, la troisième période a été notre meilleure. Le Phœnix a été très opportuniste et mérite donc la victoire. »

Notons que seul le match d’ouverture a attiré plus de spectateurs au Palais des sports cette saison : 3556 personnes.

Avec 12 parties à disputer encore à la campagne 2018-2019, cette victoire a permis au Phœnix d’atteindre le 8e rang du classement général en dépassant par un point les Islanders de Charlottetown.

La troupe sherbrookoise se dirigera vers Blainville-Boisbriand mardi soir et Gatineau vendredi.

C’était d’ailleurs le fameux match des mascottes dimanche et la partie était commanditée par La Tribune, qui a invité gratuitement de nombreux amateurs.